○•○ Willkommen ○•○

○•○ Willkommen ○•○
Comme le dit si bien l'image et le titre, bienvenue sur Tom-und-bill-os

Sur ce blog, on a l'intention de mettre tout ce qu'on a écrit. Enfin bon... il va surtout y avoir énormément de one-shoot... Contenant, nos délires les plus bizarres et ayant tous un rapport avec T.H.

Mais avant toute chose, amusez vous

© Za et © cie

PS: J'ajouterais que cette année, on l'a commencé en écrivant des mélodrames
PS²: Nos O.S. sont long... ne soyez pas découragé en les lisant ;)




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Vous pouvez nous noter ici ::

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○•○ [1] [5O] [1oO] [483] [5oO] [1OoO] [15oO] [1989] [ՁOoO] [Ձ5oO] [3OoO] [35oO] [4OoO] [45oO] [5OoO] [55oO] [6OoO] [65oO] [7OoO] [75oO] [8OoO]... ○•○



# Posté le samedi 29 décembre 2007 15:11

Modifié le lundi 12 janvier 2009 03:02

○•○ Table des matières ○•○

○•○ Table des matières ○•○
Comme il faut quand même être au courant de ce qui se passe sur ce blog :: une table des matières s'impose.

Ce qui veut dire, en gros, que sur cette article, vous trouverez à la bonne page, ce qu'on a écrit, surtout publié, avec un lien pour y accéder directement. ^^

Bonne lecture

© Za & cie



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Page 1 ::
O.S. #1 - Ne jamais dire "Jamais" (*)
O.S. #2 - Rette mich mein Bruder (*)

Page 2 ::
O.S. #3 - Princesse? (*)
O.S. #4 - L'alcool (*)
O.S. #5 - Je ne peux pas ! (*)
O.S. #6 - Les chats de rencontres (*)
Info Pratique (*)

Page 3 ::
O.S. #7 - 10 ans de séparation (*)
Qui veut être prévenu(e)...? (*)
Boîte à IDÉES (*)
O.S. #8 - Ne te décourage pas ! (*)
O.S. #9 - Frère fantôme (*) E.N. P.A.U.S.E.

Page 4 ::
O.S. #1O - Ange noir ...?! (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #11 - Est-ce une difficulté...? (*)
O.S. #12 - Popularité (*)
O.S. #13 - Revenu ?! (*)
O.S. #14 - Martyr (*)

Page 5 ::
O.S. #15 - L'inconnu (*)
Tague(s) (*)
O.S. #16 - La vie n'est pas toujours rose ! (*)
O.S. #17 - La médecine de l'Amour (*)
O.S. #18 - Âme blessée (*)

Page 6 ::
O.S. #19 - Pari mais au pluriel (*)
O.S. #2O - Accro au sexe ! (*)
O.S. #21 - Plateau incontrôlé (*)
Top 5 des O.S. (*)
O.S. #22 - J'adore les déprimes ?! (*)

Page 7 ::
O.S. #23 - Agressivité (*)
O.S. #24 - Le fruit de notre Amour (*)
O.S. #25 - L'Amour d'un mal entendant (*)
O.S. #26 - Pirate informatique (*)
O.S. #27 - Kaulitz VS Trümper (*)

Page 8 ::
O.S. #28 - L'île de la Tentation (*) P.R.O.C.H.A.I.N.E.M.E.N.T.
O.S. #29 - La sentence est levé (*)
O.S. #30 - Merci p'tit bout (*)
O.S. #31 - Il serait né dans 4 mois (*)
O.S. #32 - Détournement de mineur amoureux (*)

Page 9 ::
O.S. #33 - Un film à ne pas regarder (*)
Vos questions (*)
O.S. #34 - Poseur sans pudeur (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #35 - Dépendance (*)
O.S. #36 - Ce n'est pas une vie ! (*)

Page 1O ::
O.S. #37 - Mauvais pressentiment (*) A. S.U.I.V.R.E.
Me retrouver ? (*)
O.S. #38 - Tu m'avais promis que je serais le seul... (*)
O.S. #39 - Jeune professeur et futur papa (*)
O.S. #4O - Apprend moi l'Amour (*)

Page 11 ::
O.S. #41 - Collègues devenus Amants (*)
O.S. #42 - Entre père et fils (*)
O.S. #43 - Colonie de vacances (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #44 - Un homme ordinaire (*)
2O votes, une suite (*)

Page 12 ::
O.S. #45 - Deuxième chance (*)
O.S. #46 - Mon poster m'observe ! (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #47 - Ma famille, c'est toi ! (*)
O.S. #48 - Un bel évènement (*)
O.S. #49 - La jalousie, défaut ou maladie ? (*)

Page 13 ::
O.S. #5O - La célébrité (*)
O.S. #51 - Le skate pour un jour, toi pour toujours (*)
Un commentaire pour le nombre de lecteur ! (*)
O.S. #52 - ...
O.S. #53 - Nous t'aiderons ! (*)

Page 14 ::
O.S. #54 - La pire soirée de ma vie (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #55 - Les 7 épreuves du livres de Katrina (*) A.N.N.U.L.É.
O.S. Qui sommes-nous ? (*)
O.S. #56 - L'apprenti en coiffure (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #57 - Maladresse de facteur (*)

Page 15 ::
O.S. #58 - La vie au cirque (*) A. S.U.I.V.R.E.
O.S. #59 - Loin des yeux, loin du coeur (*)
O.S. #60 - Pour vivre heureux, vivons caché ! (*)
O.S. #61 - Passé, présent, futur... (*) A. S.U.I.V.R.E.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 15:31

Modifié le mardi 24 mars 2009 15:44

○•○ Sommaire par Genres ○•○

○•○ Sommaire par Genres ○•○
Besoin d'une autre façon de vous y retrouvez sur le blog?
Alors, voilà une "tonne" de propositions d'O.S. pour le genre que vous avez envie de lire ;)
(Avec cette fois-ci, un classement par genres)

© Za & cie



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_______Angst :: #o2 • #o9 • #14 • #16 • #18 • #37 • #54

_______Guimauve :: #o8 • #11 • #17 • #22 • #3o • #31 • #32 • #38 • #44 • #57

_______Death :: #o1 • #16

_______M-preg :: #o1 • #o5 • #24 • #31 • #39 • #4o • #43 • #45 • #47 • #54

_______YAOI :: #o1 • #o2 • #o3 • #o4 • #o6 • #o7 • #o8 • #1o • #11 • #12 • #13 • #14
_______YAOI :: #15 • #16 • #17 • #19 • #2o • #21 • #22 • #23 • #24 • #25 • #26 • #27
_______YAOI :: #28 • #29 • #3o • #31 • #32 • #33 • #34 • #35 • #36 • #37 • #38 • #39
_______YAOI :: #4o • #41 • #42 • #43 • #44 • #45 • #46 • #47 • #48 • #49 • #50 • #51
_______YAOI :: #53 • #54 • #56 • #57

_______Drama :: #o5 • #54

_______Humour :: #o3 • #33

_______Fantastique :: #o3 • #o9 • #1o • #47 • #55



# Posté le mardi 14 octobre 2008 13:49

Modifié le lundi 12 janvier 2009 02:53

○•○ (#1) Ne jamais dire "Jamais" ○•○

○•○ (#1) Ne jamais dire "Jamais" ○•○
Genre:: Twincest, yaoï, m-preg et tragique (DeathOS) !
Auteurs:: Za & Ange



Hello... Je suis persuadé que si tu lis ce petit carnet, c'est parce que tu as besoin de savoir d'autres choses... D'autres choses que Tom ne peut te raconter et que j'essaiyerais de t'expliquer ici... Tu trouveras ici, je l'espère, quelques réponses à tes questions... Mais saches avant tout... Que je t'aime et que celà durera toujours !

*_*_*_*_*

Vendredi soir, les cours à l'unif viennent de terminer. C'est juste parce que j'étais obligé de suivre ce cours, sinon, je ne l'aurais jamais fait et je serais déjà couché. Il doit être +/- 20 heures. Le temps de refaire la route de l'unif à l'immeuble où je partage un kot avec mon frère... J'arrive en bas... En plus avec cet ascenseur constamment en panne, c'est tout à fait rageant... Je vais vers les escaliers et commence mon ascension jusqu'au 5ème étage. Non mais il ne savait pas choisir plus bas? Tout ça pour la vue qu'offre la baie vitrée... D'accord, c'est beau...mais quand même... on est obligé de se taper 5 étages avec je ne sais pas combien de marches... Enfin, après plus de 10 minutes, oui j'ai traîné et Alors, je prend mon temps moi ... J'arrive enfin devant la porte de notre petit appartement. Je sors ma clef et ouvre la porte... C'est étonnant que ce soit fermé alors qu'il est sensé être là depuis plus d'une heure...

** Grrrrrr!!! J'lui en foutrai moi au prof qu'il y ai des miroirs dans l'espace! On en a rien à faire! Enfin moi! Les autres dormaient vu que l'heure à laquelle l'unif fini était passée. Résultat, je suis en retard pour le moment où on mange mon frère et moi. **

Vu l'heure à laquelle il s'est décidé à rentrer... C'est moi qui nous ai préparé à manger ce soir. J'ai déjà mis la table pour nous deux... Je sais même pas si il compte ramener quelqu'un...il pourrait au moins me prévenir quand il le fait. Je soupire et éteint le gaz alors que j'entends enfin la voix de mon frère annonçant son arrivée

Tom: Suis désolé, mon prof de sciences n'a pas arrêté de parler d'envoyer des miroirs dans l'espace pour empêcher le réchauffement de la planète

J'hausse les épaules. Non mais franchement. Les profs de l'unif se croient vraiment tout permis... ils pensent vraiment que tout le monde pensent qu'aux études... moi ce n'est pas vraiment ma priorité. Je le regarde et dépose la première assiette sur la table.

Bill: Mmh... De toute façon, moi j'ai faim... Je te sers?
Tom: Oui merci... Tu as fais quoi?

Je me retourne pour servir la deuxième assiette, la sienne. J'me sens peut être un peu ridicule face au repas...mais j'avais pas vraiment énormément de temps pour faire un repas de galla...et puis, ça ne devrait pas le contrarier. Je le regarde, assiette en mains

Bill: Pâtes bolognaise... Je n'ai pas eu vraiment le temps de faire autres choses
Tom: T'es génial!

** Quoi de mieux que des pâtes après un cours soûlant! **

Il s'approche de moi et m'offre un smack, c'est toujours ce que l'on fait depuis qu'on porte des couche culotte... ou du moins qu'on en portait. Je lui souris et dépose l'assiette devant lui, une fois qu'il s'installe. J'pourrais acheté mon frère avec des pâtes à la sauce bolognaise

Bill: Bon appétit

Je m'installe ensuite, devant lui

Tom: Bon aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaappéééééééééééééééééééééétit!

Je lui souris de nouveau et commence à manger. Une fois le repas terminer et les assiettes propre et rangé, on s'offre un moment TV. Demain, c'est le week-end, comme tout les vendredi on s'offre une soirée home cinéma.

Bill: Tu as une idée sur quoi regarder aujourd'hui? Moi je veux bien un film d'horreur ><
Tom: Ai-je bien entendu? Mon petit frère désir un film d'horreur ?

J'hausse les épaules

Bill: Ben...euh...oui ^^
Tom: Tu m'étonnes toi!
Bill: Ya une première à tout...et puis...

Je le regarde

Bill: Te plaints pas, j'aurais un gros nounours pour me cacher ^^

Il tourne sa tête vers moi

Tom: Hummm... Plus envie de câlin que de sang, j'me trompe? ^^
Bill: Euh...

Je passe ma main dans ma nuque

Bill: T'as peut être pas tord
Tom: Tant pis, moi je veux le rituel du vendredi
Bill: J'te laisse choisir le film
Tom: Halloween!
Bill: Ok...

Tom mets le DVD dans le lecteur graveur, lance la lecture et me rejoint dans notre divan. Je lui souris et le regarde avant de m'asseoir en tailleur

Tom: C'est parti!

Je me calle dans le fond du divan et regarde l'écran, Puis je regarde mon frère, en me mordant la lèvre inférieure... J'réfèrerais bien ses bras moi... Il sourit et lève un bras pour que j'aille m'y nicher. Je lui souris un peu timidement et vais directement contre lui

Tom: Ferme les yeux si tu veux ^^
Bill: Ca va...pour l'instant
Tom: Comme tu veux

Je continue de regarder comme un grand...quoi je fais un peu trop le courageux... Et je suis tellement pris par le film que j'ai la trouille à la place du personnage, toujours dans les bras de mon frère

** Moi ça me fait toujours rire de voir comment il réagit avec ce genre de film... Mais je ne peux pas m'empêcher de le rassurer en lui massant les bras de mon pouce. **

J'en attrape la chaire de poule...mais alors que l'espèce de tueur surgit, je fais un de ses bonds et me réfugie dans les bras de Tom qui lui, sourit

Tom: c'est tout ^^
Bill: C'est... non je veux même plus regarder...

Je me retourne quasiment, ma tête dans le cou de Tom. Et c'est comme ça à chaque fois qu'on regarde un film d'épouvante ou d'horreur. Avant la moitié du film, je me colle à lui et me cache. Jusqu'au moment où je m'endors ou qu'il désire un câlin lui aussi. J'ose à peine me retourner, je veux plus voir cette tête affreuse ou je cauchemarde ensuite et je vais retrouver mon frère dans son lit... J'ne peux pas dormir si il n'est pas à côté de moi dans des moments pareils. C'est donc ainsi que à la fin du film, on se retrouve à dormir à deux pour la nuit. Tout les deux dans notre tenue pour la nuit. Lui en boxer, comme d'habitude...quoi que je le soupçonne de dormir nu si je ne serais pas là... Et puis moi, en bas de pyjama. Et le meilleur, collé à lui...

Bill: La prochaine fois, empêche moi de regarder un film pareil !
Tom: Pour ne pas dormir avec toi?
Bill: Euh... non ... puis tout les vendredi c'est l'habitude ^^
Tom: Tu m'étonnes, toi ^^
Bill: Ben quoi?
Tom: Non rien
Bill: Mmh...

Je ferme les yeux, bougeant légèrement dans ses bras...

Tom: ... Bill?
Bill: Mmh... Oui?
Tom: Bisou?

J'ouvre les yeux et le regarde et lui souris. Je me relève un peu et lui fait un énorme bisou sur sa joue

Tom: Pas là!

Ca je m'en doutais. Je le regarde, ma tête tout près de lui et dépose mon index sur ses lèvres, les effleurant...

Bill: Là?
Tom: voui...

Je lève les yeux vers lui et le regarde, avant de reposer mon regard sur ses lèvres. Je me rapproche doucement, plus qu'à quelques centimètres... Et en fermant les yeux, je franchis le vide qu'il restait pour coller mes lèvres à leurs jumelles

**Je sais pas pourquoi, mais j'ai envie de quelque chose de plus. **

Il augmente la pression entre nos lèvres. Pourquoi je n'ai plus envie de me retirer... Mais plutôt le besoin de continuer et d'en avoir plus...beaucoup plus... Ma main se soulève timidement et vient se poser dans sa nuque. Avec la sensation de ma main dans sa nuque ça lui donne le courage d'aller là où il veut... Mais qu'il n'osait pas. Doucement, il entrouvre la bouche et emprisonne mes lèvres... mouillant de sa salive le contour de ma bouche. Mon pouce lui caresse doucement sa nuque, alors que ce simple bisou, se transforme de plus en plus en passionné. Puis sans vraiment le vouloir, sa langue s'est fait emprisonné par mes lèvres... D'où le début de son envie de flirter avec moi. C'est étrange, on est quasiment en train de s'embrasser là...et pourtant on est frère... De simples smacks, c'était habituel...mais de là qu'on penserait qu'on s'embrasserait. Il ne poursuit pas, même si il en a envie. Gardant les yeux fermer, il me demande de l'excuser. Je bouge à peine... Wouah... J'ouvre simplement les yeux et le regarde alors qu'il s'excuse. Avec la main que j'avais dans sa nuque, je lui caresse la joue du bout des doigts... Je souris doucement tout en le regardant... Mes yeux tombent sur ses lèvres...et le goût que je retiens encore, cette sensation que je garde encore... A ce moment, je n'ai qu'une chose en tête, recommencer... mais je m'en abstiendrais... Je fini par lui laisser un simple baiser sur sa joue et murmure un "bonne nuit grand frère" avant de me recoucher contre lui et de fermer les yeux

Tom: Oui bonne nuit...

Je m'endors, au chaud, dans ses bras. Demain, je vais pouvoir en profiter... On n'a pas cours tout les deux, alors ça sera...grasse mat

*_*_*_*_*

Voilà comment ça avait commencé... Une demande de sa part de m'embrasser... et maintenant, nous sortons ensemble. Nous, deux frères, qui sortent ensemble. C'est pour cette raison que nous avons décidé de garder notre relation secrète, l'inceste n'étant pas vraiment bien vu par tout le monde. Mais ce n'est pas le seul de nos secrets... parce que tout c'est enchaîné ensuite.

*_*_*_*_*

Voici Vendredi, cette fois, Tom me propose de laisser le film de côté. Il m'étonne... lui qui d'habitude ne veut jamais passer ni même oublier sa soirée dvd...

Tom: T'es d'accord?
Bill: Ben ...oui... je comptes pas regarder tout seul ^^
Tom: Chouette! ^^

Je lui souris. Je m'assis sur le dos du divan de notre appart et le regarde

Bill: Et qu'as tu envie de faire?
Tom: Câlin!

Je lui souris et bouges mes fesses pour aller vers lui et aller dans ses bras alors qu'il ouvre ceux-ci.
Je reste un moment dans ses bras avant de relever la tête et de capturer ses lèvres. Sans qu'on ne l'ait vraiment remarqué, on se retrouve lui et moi dans notre lit... celui qu'on partage depuis un bon moment. Je me retrouve à califourchon, assis sur le haut des ses jambes, sur mon frère, continuant à l'embrasser tendrement mais avec beaucoup de passion

Tom: Bill... J'ai envie de toi....

Il murmure cette phrase, tout en me regardant. Je relève la tête et le regarde, lui caressant la joue avant de répondre en murmurant également

Bill: Alors je serais à toi
Tom: ... Bill...

Sur ce, il recommence à m'embrasser et passe au dessus de moi

Bill: Oui?
Tom: Je t'aime

Je lui souris... Je le regarde... Non, pas sous le choc de cette annonce, mais de savoir que ces 3 petits mots sortent de la bouche de mon frère... alors que bien souvent, il ne le dit jamais... mais aussi de savoir que cette fois, c'est pour une autre raison de notre amour fraternel...

Bill: Je t'aime aussi Tom

*_*_*_*_*

Je n'ai pas besoin de te dire ce qu'il s'est passé ensuite, tu dois t'en douter toi-même de ce qu'on a très bien pût faire... Et surtout, si je te raconte ce moment, c'est parce qu'à partir de là, que nos vies, celle de mon frère et la mienne ont changé...

*_*_*_*_*

Deux semaines plus tard, blotti dans les bras de Tom. Il doit être approximativement 5 heures du matin. Mon estomac se tortille dans tout les sens. J'ai mal au c½ur. Je retire le bras de mon frère et me dirige, d'un pas précipité vers la salle d'eau. J'ai à peine le temps de m'agenouiller que mon repas de la veuille au soir se retrouve dans l'eau de la toilette. Je tousse un peu, un mal de ventre incessant. Je me relève et m'appuie contre l'évier de cette pièce, regardant mon reflet. Je suis d'une pâleur effrayante... Je fais couler de l'eau et en formant un creux à l'aide de mes mains, je me la lance sur le visage pour me rafraîchir un peu... Je tourne la tête vers la chambre. J'espère ne pas avoir fait trop de bruit pour réveiller Tom... Je passe encore une fois de l'eau sur mon visage et me l'éponge pour ensuite, aller dans la chambre... Il dort encore... il est magnifique, on dirait un ange... Mon ange endormi... Je me recouche, remettant la couverture sur lui, le cachant à moitié ce qui me fait sourire un peu... Je souffle et fini tout de même par me rendormir...

*_*_*_*_*

Quelques jours plus tard, mon état n'était pas bien mieux. Après chaque repas, celui-ci repassait directement...et finalement, je me suis fait prendre par Tom... Il s'inquiétait de me voir si blanc et d'aller sans cesse à la salle de bain. Je n'arrivais même plus à suivre mes cours que finalement, je suis rentré aux urgences à l'hôpital...et après un petit moment et quelques examens passés, j'ai pu rentrer... Sachant que les résultats me seront envoyés.

*_*_*_*_*

Trois jours plus tard, une enveloppe blanche avec l'insigne de l'hopital. Tom étant en cours, malgré sa réticence au départ... Il voulait rester avec moi... mais ça ne servait à rien, je passais ma journée au lit. Je vais m'asseoir dans le divan. Je pourrais enfin savoir ce que j'ai et je pourrais enfin me soigner... Je parcours les quelques lignes avant de lâcher cette lettre au sol

Bill: Non O.o Comment ça se peut...c'est impossible...moi ?!

J'hausse à peine croire ce qu'il y a d'écrit, noir sur blanc... Non, ils ont du se tromper, changer de dossier et égarer le mien... Je n'y crois pas... En fin d'après midi, Tom rentre enfin, je n'ai pas bougé de ce divan... Ni même ramassé cette fichu lettre, je suis comme paralysé, immobilisé...

Tom: Bill ?

Je ne bouge pas, je reste immobile, regardant dans le vide, mes jambes repliées contre moi.

Tom: Bill... Réponds...
Bill: Mmh...

Je tourne la tête vers lui, ce n'est pas possible... non, pas à moi...

Tom: Ca ne va pas?

Je le regarde... Si je lui dis, il se mettra à rire... Je ne peux pas croire ce papier... Non...

Tom: Bill ?
Bill: Je...

Je le regarde, non, je ne peux pas l'affronter... Je ne peux même pas lui dire ça... Je me penche et ramasse la lettre de l'hôpital que je rentre dans la poche kangourou du sweet que je lui ai emprunté.

Tom: Tu as reçu la lettre de l'hosto... Alors? C'est si grave que ça? T'as attraper le sida?! A cause de moi?!
Bill: Non...

C'est bien plus grave que ça... ton frère n'est pas normal... ton jumeau qui plus est...

Bill: Ca va...t'inquiètes pas...
Tom: Tu as quoi alors?
Bill: Une petite maladie...t'en fais pas pour moi...ça va j'te dis
Tom: mmmh...

*_*_*_*_*

Je n'aurais pas pu le lui annoncer ce jour là. Je ne pouvais pas lui dire que j'étais différent de lui, que tout mon corps l'était... Que je n'étais pas le frère qu'il croyait que j'étais... J'avais trop peur de sa réaction... Qu'il me rejette... J'ai gardé ce secret pour moi... Me torturant de l'intérieure... Sentant les différents changements opérer en moi... Et puis, j'ai voulu une confirmation, alors je suis allé au médecin... qui m'a annoncé la même chose. Cette différence était bel et bien là... J'ai demandé la pire chose qui soit, qu'on m'en débarrasse...qu'on me débarrasse de ma « différence ». Tout ce qui fessait de moi le pire des frères jumeaux... Seulement, j'avais attendu trop longtemps... Trop longtemps pour m'en séparer... Près de trois mois et demi.

*_*_*_*_*

Samedi après-midi... Tom n'était pas en cours mais je ne voulais en aucun cas qu'il ne m'accompagne. Oui, je lui ai dit que j'allais voir le médecin... parce que mon état ne s'arrangeait pas. Cela se voit...et surtout pour mon jumeau et mon grand frère, il le ressent encore mieux que personne. Je sais qu'il s'inquiète et qu'il voulait venir avec moi voir ce médecin mais je ne l'ai pas laissé. Je ne voulais pas qu'il sache si cela n'était pas un mensonge. Je rentre seulement vers la fin de l'après midi, ayant eu besoin de marcher... Mais aussi de laisser sortir mes larmes... Je ne voulais pas qu'il remarque mes larmes... Je rentre d'un pas lassé. J'ouvre la porte et laisse mes clefs tombées sur le meuble, retirant ensuite ma veste lentement... Je dois être encore sous le choc de ce qu'il m'a apprit quelques heures auparavant... Je renifle un peu et frotte ma figure d'un revers de main... Avant de me retourner et d'être face à...mon frère... Je dégluti. C'est vrai que j'aurais du rentrer beaucoup plus tôt et que je n'ai pas pensé à le prévenir. Je repasse ma main sur mon visage, séchant les dernières traces de mes actes précédents... J'arrive à calmer mes tremblements, doucement... Il se tient sans l'encadrement de la porte de la cuisine.

Tom: Bill?

Il apparaît, couvert de farine O.o Il s'est battu ou quoi ?

Tom: J'ai fait des crêpes!
Bill: Oh... d'accord
Tom: J'ai pensé que ça pourrait t'aider à aller mieux... J'ai bien fait?
Bill: Euh... oui, sûrement
Tom: Ca ne va pas?
Bill: Si si
Tom: Tu es sûr? D'habitude quand j'te fais des crêpes, tu es plus joyeux que ça...
Bill: Mais oui

Je lui souris, vais vers lui et lui vole un baiser

Tom: Arrête! Suis tout plein de farine XD Un vrai bonhomme de neige!
Bill: Mmh... Sauf qu'on n'est pas en hivers et que tu n'as vraiment pas l'allure d'un gros bonhomme de neige
Tom: J'ai plus l'air d'un Tom farineux

Je souris et vais m'asseoir. Il va bien falloir que je lui en parle un jour où l'autre...

Bill: Euh...Tom ?... Qu'est ce que tu dirais si tu devenais...

J'hausse à peine prononcée la fin de cette phrase.

Tom: Devenais ?
Bill:... Père ?

Il se retourne doucement vers lui avec un sourire amusé

Tom: J'vois pas comment je pourrais l'devenir
Bill: Mais...ça te plairais ?

Il prend un air réfléchisseur et analyse la chose

Tom: Même si ça me semble improbable de le devenir... ça pourrait oui
Bill: Moui...
Tom: Mais, je ne vois vraiment pas comment j'pourrais devenir père XD
Bill: Je... tu ... Enfin non...laisse tomber...

Il se retourne avec les premières crêpes et les met devant moi

Tom: Tu as pourtant quelque chose à me dire...

Je lui prends une crêpe et lui fait non e la tête... Je ne peux pas le faire... J'ai pas le cran de lui annoncer ça... et lui dire qu'il à un jumeau qui n'est pas normal. Il soupire. Une fois que je ne suis pas décidé à parler, rien ne sert à insister avec moi et il le sait.

*_*_*_*_*

On a fini par abandonner l'idée de discuter ce jour là... Malgré ça, j'en pouvais plus... Fallait que je parle à quelqu'un de ça... Mais personne ne pouvait me comprendre...et puis, j'ai dû me faire à cette différence... et m'en suis habitué. Après plus de 5 mois... Je pouvais très bien l'apercevoir en allant au médecin, 1 fois toutes les deux semaines...et puis, ça se voyait également, l'une des conséquences de vouloir manger plus...

*_*_*_*_*

Je deviens de plus en plus fatiguer ces derniers temps, j'ai plus envie de bouger et encore moins d'aller en cours. Je bouge quasiment plus de l'appartement maintenant. D'ailleurs, je ne sais pas l'heure qu'il est...mais je reste couché, avant que l'envie de manger du chocolat ne réapparaisse. Maintenant, Tom quitte l'école vers midi pour pouvoir s'occuper de moi pendant la demi heure qu'il peut passer avec moi avant de retourner en cours...

** J'me demande vraiment ce qu'il a ... Lui qui ne mangeait pas beaucoup avant, il devient un véritable ogre... Ca me déplait pas, mais c'est pas normale que ça apparaisse aussi soudainement, en plus il me cache quelque chose et veut pas me le dire, une nouvelle chose de pas normale! **

Va tout de même falloir que je me lève de ce lit. Je m'extirpe de la couverture et m'assieds sur le bord. Mon regard tombe sur mon ventre... Je dépose une main dessus

Tom: Tit frère! Suis là!

** Sûrement encore au lit, comme ça devient une habitude... **

Je sursaute en l'entendant... Déjà? O.o ... Va vraiment falloir que je me décide à bouger de mon lit avant son arrivée...

Bill: J'arrive...

Je fini par me lever et sors de la chambre

Tom: Encore au lit?

Il soupire et part à la cuisine

Tom: T'es sûr qu'il est compétant ton médecin? Ca ne s'arrange pas ta "maladie" là!
Bill: Mais oui, je suis juste un peu plus fatigué que d'habitude...c'est pas grave
Tom: Mmh...

Il faut vraiment que je lui en parle. Depuis le début de semaine, je n'arrête pas de penser à ça... à imaginer le pire des scénarios qu'il pourrait se passer...

Bill: Ca été les cours, ce matin ?
Tom : Nul à chier
Bill : Mmh...

Sur ce, il commence à préparer à manger pour nous deux...

** Quand j'y repense... C'est étrange qu'il ne mets pas parler de médicament à prendre... Et c'est seulement maintenant que je m'en rends compte? Quel crétin! **

Tom: Bill? ... Tu te soignes comment?

Je cesse tout mouvements... Moi qui allais m'asseoir sur le bord de la table. Ca par contre, j'y avais pas penser... les médicaments... Puis je n'en ai pas... Une peu logique... à par un tube de vitamines... Je dégluti. Une fois notre repas dans le four à micro-onde, il se retourne et me regarde sérieusement.

Tom: Ca fait au moins 5 mois que ça dur, et maintenant que j'y pense, je t'ai jamais vu avaler du sirop ou des pilules rondes ou ovales.... Mais tu as quoi pour ne pas te soigner par médoc?
Bill: Je... Ce n'est pas qu'une simple maladie...
Tom: Alors tu as quoi? Me dit pas que tu as une tumeur
Bill: Non...c'est...un peu moins grave que ça...
Tom: Tu as quoi alors?
Bill: Tu te rappelle de la discussion, enfin, minime, qu'on a eu il y a quelques mois... à savoir si tu voulais ou aimerais être père...
Tom: Ca m'a tellement marqué que oui
Bill: Et ben... Je... tu le sauras
Tom: Très drôle Bill. Ca va faire au moins une demi année que j'ai plus toucher une fille
Bill: Je n'ai pas envie de rire
Tom: Alors comment veux-tu que je le deviennes? A part l'adoption et les mères port.... T'as quand même pas donner mon sperme ?!
Bill: Je n'ai pas eu besoin de faire ça
Tom: Ben alors comment?
Bill: Je ne voulais pas y croire...et pourtant... C'est arrivé... Viens avec moi... il faut que je te montre quelques choses...

Je tends ma main vers lui. Il a l'air septique. Mais une fois sa main dans la mienne, Je le laisse s'asseoir sur le lit et ouvre notre penderie... Derrière mes tee-shirts, j'extirpe une petite boîte de bois. Je la regarde un moment, passant ma main sur le couvercle, puis je me retourne vers mon frère et lui tends cette boîte

Tom: Ouais... Ya quoi dedans?
Bill: Premièrement, la lettre que j'avais reçu de l'hopital... et ensuite, d'autres papiers qui pourront t'informer de ce que j'ai vraiment...

Il soupire et prend la boite entre ses mais et l'ouvre. Je sais pas si j'ai vraiment envie de rester là, à le regarder pour attendre sa réaction. Je vais vers la fenêtre, admirant la vue extérieure.

Tom: Tu as convaincu qui pour me faire une blague aussi douteuse?
Bill: Personne...

Il pose alors la boite sur le matelas et part vers moi, il ne me laisse pas le temps de riposter et abaisse mon jogging...

Tom: Alors explique moi comment ça se fait alors que tu as cet appareil?
Bill: Tu crois vraiment que j'bouffe pour le plaisir alors que ce n'est pas vraiment ce que j'aime faire? Que je m'amuse à aller chez le médecin? Que j'prends plaisir à avaler un tube de vitamines et calcium tout les mois?
Tom: Explique moi logiquement comment ça peut arriver ce truc? T'as fait une opération ou quoi?
Bill: J'ai rien fait du tout... Ils m'ont dit que c'était très rare...que ça n'arrivait qu'un cas sur 2 millions de personnes...et bien sûr, j'ai pu hérité de ça...
Tom: On est jumeau, j'devrai avoir le même problème!
Bill: Non... Ce n'est pas parce que j'ai ça que tu dois l'avoir aussi
Tom: Des vrais jumeaux qu'on est! La même cellule! Merde! Le même ovule et le même spermatozoïde!
Bill: De quoi tu te plaints...tu es "normal"
Tom: De quoi, j'me plaints? MAIS QUE JE COMPREND PAS COMMENT C'EST POSSIBLE CE TRUC DE OUF... Elle est où la caméra...
Bill: Pas de caméra

Je me laisse alors tomber sur le lit

Tom: Mais merde, comment c'est possible!
Bill: J'en sais rien... Je n'ai pas arrêté de me le demander...

Il pose alors ses yeux sur mon ventre. Je dépose ma tête contre le mur

Tom: ... Bill vient...

Il tend alors ses bras vers moi, je le regarde et fini par y aller. Une fois que je sous dans ses bras, il me sert dans ses bras. J'enfuis ma tête dans son cou

*_*_*_*_*

Finalement, Tom l'a plutôt mieux pris que je n'aurais pu l'imaginer... Même si je m'étais préparé à la pire des choses. Comme de devoir partir... Mais, ce n'était pas tout... A huit mois... le dernier a devoir subir un ventre si rond et gonflé, alors que je suis devant le médecin... il prend un air désolé...J'essaie de savoir et finalement, n'y allant pas par 4 chemins... il m'annonce ce qui risque d'arriver... Je donnerais la vie dans 3 semaines... Mais en y payant le prix... la mienne...

*_*_*_*_*

** Je ne sais pas comment j'ai fait pour croire que ce qui se passe est possible... J'étudie la médecine humaine et je veux bien croire à un truc impossible! Que mon FRÈRE soit ENCEINTE. ... Pourquoi il faut obligatoirement un E à la fin de ce mot?! Pourquoi?! Pourquoi ... Ou plutôt COMMENT c'est possible... Là en ce moment, je regarde une femme qui est dans la même situation que ... mon propre frère... Elle me prendrait pour un malade mentale si je lui demandais son avis sur la question... J'vois déjà le truc... "Bonjour madame, vous savez que c'est possible qu'un mec comme moi puisse tombé enceinte?" soit, elle s'enfuis et appel l'asile, soit elle se fout de ma poire, soit elle me flaque une gifle... **

Je sors du cabinet du médecin... il me parle mais je n'entends plus rien... trois semaines... il me reste trois semaines à vivre... Mes pieds ont réussi à m'emmener là où mon frère m'attend... Une main sur mon ventre, j'avance vraiment bizarrement en plus je ne rentre plus dans mes vêtements... Je porte un tee-shirt à mon frère et un de ses baggys... Je n'ai pas voulu, jamais, savoir ce que j'attendais. Fille ou garçon, peut importe... Il lève la tête et me regarde. Je fini par lever la tête et je remarque mon frère. Je lui fais un léger sourire...

Tom : On rentre ?

Je lui fais oui de la tête

*_*_*_*_*

Voilà, tout ça parce que cette maudite opération pouvait mal se passer... J'vais déjà peur avant, là, ce n'était pas mieux... J'pouvais y passer des heures à y réfléchir... Savoir que je ne te connaîtrais jamais... Que je ne te verrais jamais... J'ai pas pût en parler avec Tom... C'était au dessus de mes forces. Je ne m'y fessais déjà pas à l'idée de vous laisser tout les deux. Alors, on est rentré... plus silencieux que jamais... J'ai juste voulu profiter un maximum du temps qu'il me restait avec mon frère un maximum...

*_*_*_*_*

J'ai rendez vous à l'hopital à 9 heures. Il est 8 heures et je suis toujours dans mon lit... J'peux pas le faire...

Tom: Billou...
Bill: Non...
Tom: Bill...
Bill: Laisse moi...
Tom: Mais Bill

Je rabats la couverture sur moi et il soupire

Tom: Paraît qu'une femme enceinte, c'est pénible, mais un mec c'est encore pire! Faut que j'te tire de là par les cheveux? !
Bill: Laisse moi j'te dis, j'bougerais pas de ce lit !
Tom: Bill, j'vais me fâcher tout rouge!

**Là, je suis sérieux**

Bill: Fais le... J'm'en fiche... il peut attendre encore

**Les minutes qui passèrent après n'entendirent que la colère qui montait en moi!**

Seulement, cette fois, il ne me laissera pas faire. Je ne peux pas aller à l'hopital... Je ne veux pas que ce soit mon dernier jour...

Tom: Billette, tu lèves tes fesses de là!
Bill: Un jour de plus, c'est si grave que ça?
Tom: Ton rendez-vous c'est aujourd'hui!
Bill: Mais merde quoi...
Tom: Merde aussi!
Bill: (murmure) J'veux pas être opéré...

**Là c'est trop! **

Je tire d'un trait la couverture et le prend dans mes bras

Tom: Maintenant, tu écoutes ton aîné sans rouspéter compris?
Bill: ...

J'enfuis ma tête dans son cou

Tom: Très bien!
Bill: Tu es si pressé que ça?
Tom: Un rendez-vous c'est un rendez-vous!
Bill: ... D'accord... Mais lâche moi... Je vais au moins enfiler quelque chose

Il me pose alors à terre. Qu'est ce que je ferais pour me ruer sur mon lit et ne plus en sortir... Je soupire et décide tout de même d'aller à la salle de bain, prendre une mini douche et fini par m'habiller

*_*_*_*_*

J'ai fini par me laisser faire, m'habiller avec lui parce que seul, j'y arrivais même plus. Enfiler un pull noir, avec un contenu précis et puis je l'ai suivi alors qu'il m'emmenait à l'hopital

*_*_*_*_*

Une fois dans ce lit. Ce dernier lit, froid et dur. Le médecin arrive, il me regarde et me sourit faiblement.

Médecin: Vous êtes près ?

Je lui fais non de la tête et regarde mon frère.

Bill: Je t'aime

Il me sourit et me donne un bisou. Sa bouche prés de mes oreilles, il me dit ses 3 mots qu'il ne dit pas souvent suivit de deux mots doux

Tom: Je t'aime mon ange

Je le regarde, je retiens mes larmes. Excuses moi... Puis je regarde le médecin et lui fais signe qu'il peut m'emmener. Je ferme les yeux sur tout le trajet. Demandant juste un petit service. C'est que lorsqu'il remontera le petit bout que j'ai dans le ventre, qu'il ouvre le placard où sont mes vêtements, que dans la poche de mon pull, qu'il sort la lettre et la donne à son propriétaire...Tom

*_*_*_*_*

Une fois dans cette salle d'opération... Le médecin voulant me rassurer...que tout se passerait bien pour toi... Car nous savions tout les deux, que je fermerais les yeux pour la dernière fois...

*_*_*_*_*

Une demie heure plus tard, une infirmière rentrait dans la chambre que je n'avais occupé qu'une petite dizaine de minutes, avec toi, dans ses bras... Le médecin la suivait, il fit ce que j'ai lui avait demandé, une dernière volonté... La lettre pour ton père...Personne ne voulu répondre à ses questions, le médecin l'informant qu'il serait dans le couloir...

*_*_*_*_*

Tom, mon coeur

Si tu savais comme je suis désolé... Désolé de devoir te laisser, comme ça...seul...avec ce petit bout. Si tu savais comme je t'aimais, que je t'aime et que je t'aimerais toujours... Où que je sois. Je ne voulais pas te laisser, oui, je savais ce qui allait se passer, je voulais juste ne pas y croire...mais aucun avis médical ne m'annonçait le contraire. Je leurs en ai énormément voulu. Devoir me priver de la seule chose que je voulais... ma vie ! Devoir me séparé de toi, te laisser seul...enfin presque... j'espère que pendant cette opération, tout ce sera bien passer pour lui ou elle... Que ce petit bout soit en pleine forme... Je ne veux pas que tu culpabilises ou que tu sombres dans la déprime, que tu te refermes sur toi-même... Non! Tu n'en as pas le droit... Il aura besoin de toi, de son père... Prends soin de lui, comme on l'aurait sûrement fais ensemble. Vis ! Ne perds pas goût à la vie parce que je ne suis plus avec toi... Je serais toujours là... Seulement, tu ne me verras pas vraiment...

Je t'aime, énormément...

Bill


~°~°~°~°~°


Quand on m'a annoncé que tu m'avais quitté, je peux pas dire que je n'ai pas eu envie de te rejoindre...
Mais voilà, en tant que grand frère, j'ai souvent plié à tes demandes... Je n'ai pas fais d'exeption à celle-ci...

~°~°~°~°~°~


Infirmière: Monsieur?

Lentement, je me suis retourné vers cette femme qui m'empêchait de regarder une dernière fois ton visage si pâle...

Infirmière: Excusez-moi... Mais, quel nom voulez-vous lui donner?

J'ai d'abord baissé les yeux, avec mépris, vers ce petit être que tu m'avais laisser... Mais le sentiment que j'avais en le regardant à vite changé... J'avais l'impression de regarder l'un de ces albums photo que maman avait de notre naissance. J'avais l'impression de voir ton visage de nouveau né... Exactement les mêmes traits.

Infirmière: Monsieur?
Tom: Bill... Son nom sera Bill...

~°~°~°~°~°


Dans un sens, mon Ange... Tu ne m'as jamais quitté !


[F.I.N.]


Vos impressions? Merci
(T_T :: Ca c'est la mienne)

# Posté le samedi 29 décembre 2007 15:46

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:11

○•○ (#2) Rette mich mein Bruder ○•○

○•○ (#2) Rette mich mein Bruder ○•○
Genre:: angst, yaoï, twincest, ...
Auteurs:: © Za & © Jack


Part. #1


P.O.V. Bill

Je sors à peine de la loge alors que ça fait déjà dix minutes que les premières notes d'Ich Brech Aus résonnent. Je regarde une dernière fois ma bague, cette bague avant de prendre mon micro et l'allumer pour monter sur scène par la suite, je vais mal et ça même mon frère jumeaux n'est pas capable de le voir, ça me rends encore plus malheureux. Lui qui disait qu'il serait toujours là pour moi, il s'est bien moqué de moi en tout cas. Je m'avance sur la scène me contentant de sourire et chanter comme le souhaite les fans. Ils n'y sont pour rien, alors je leur donne ce qu'ils veulent. Dans la liste des chansons, celle qu'avant j'aurais tout donné pour chanter va bientôt retentir et pourtant à cet instant même je ne veux pas la chanter. Il n'entendra pas mes appels au secours. Je le sens, je le sais. Tout ce concert se passa plus ou moins normalement, excepté les dernières chansons.

Je m'assois sur le tabouret sans un regarde pour toi, tu me dégoûtes. Cette chanson que j'aimais tant me répugne désormais. Je déteste la chanter et même y penser. Tu commence les premiers accords. Je baisse la tête et ferme les yeux. Ma voix s'élève faisant crier plus d'une fille. Mais est-ce qu'une seule pourrait me regarder normalement ? Et comprendre ma détresse. Je sens ton regard sur moi, mais tu ne croiseras plus le mien. Oh non, tu ne le verras plus te regarder avec admiration. Sur notre chanson, je ne t'ai pas adressé un seul regard, mes yeux étaient soit clos, soit je regardais ailleurs, tout en essayant de me contenir. J'ai essayé d'être fort, je te le jure... Hormis sur "Rette Mich", un simple moment de relâchement et une seule larme à franchit la barrière de mes yeux. Seulement voilà, même celle-ci, tu ne l'as pas vu.

Tu ne sais plus rien de moi, tu attends quoi pour réagir ? Pour voir que je suis mal. Je brûle à petit feu et tout ça par ta faute. J'en viens à te détester tellement je t'aime. Tu n'es plus mon frère, celui qui m'avait promis de toujours être là, toujours liés, toujours ensemble. Tu m'avais fait cette promesse pour nos seize ans après m'avoir offert cette bague que je ne quitte jamais. Je ne sais même pas si tu t'en souviens. La chanson se termine et les dernières paroles sont chantées, tout en fixant cette bague. J'ai terriblement mal et je sors rapidement de la scène, ne fessant aucun signe. Toi, tu prends ton temps avec les deux autres. Je balance mon micro et rentre dans la loge pour aller directement me réfugier dans la salle de bain et laisser mes larmes prendre le dessus. J'arrive à les retenir de moins en moins. Plus le temps passe et plus ça devient invivable.

Tu baisse avec lui, tu ne fais même pas l'amour, vous baissez ensemble quand vous êtes en manque seulement. Quelques filles passent aussi par ton lit, entre... Et moi qui ne suis jamais loin, je dois subir tout ça. J'en peux plus, je craque. On frappe à la porte de la loge. Je dois encore y aller, c'est la dernière. Les paroles sont tellement fausses en ce qui te concerne. Tu n'es plus là pour moi. Tu n'es là que pour demander un service bien souvent où y déposer tes affaires personnelles dans mon sac lors d'un concert pour t'éviter de tout laisser trainer. Je passe mes mains dans l'eau et les passent légèrement sur mon visage. Les traces de maquillages coulant s'effacent. Je tamponne mon visage avec ma serviette, qui finira dans les mains d'un fan complètement excité, je souffle un bon coup pour reprendre un peu de courage et je sors de la loge, en ayant récupérer mon micro.

Cette chanson passe terriblement vite, le c½ur n'y est même plus. Je ne chante pas pour moi, ni nous, mais pour elles. Je fais tout de même preuve de gentillesse et remercie la salle, ce qui nous évitera encore une remarque comme quoi "le chanteur des Tokio Hotel est un prétentieux". Non, je ne le suis pas et j'aimerais échanger ma vie avec les personnes qui le pensent. Ils verront que je n'ai pas une vie de rêve et magnifique. Ma serviette éponge dans la foule, je sors de la scène en courant. Directement dans la loge alors que ma tristesse éclate de nouveau. Je reprends mon sac et retire toute tes affaires que je laisse sur la table avant de sortir de la pièce. J'ai besoin d'air. J'entends ta voix, tu arrives seulement... Mais cette fois, je ne serais pas là pour réclamer ton attention, je baisse les bras.

Ta voix résonne et m'appelle. Je ne me retourne pas partant vers la porte qui donne sur la cours. Je ne veux pas te voir, pour une fois et la dernière, comprends mes pensées. Je ne veux plus rien de toi. Même pas ton amour fraternel. Rien, je veux t'effacer, oublier ce que je ressens quand je te vois, ne plus vouloir que tu me rassures ou que tu me console en me murmurant des mots doux qui me feront à présent souffrir. Oublies que je suis ton frère, ta moitié, parce que pour moi, c'est déjà fait. Je ne veux plus rien à faire avec toi et cela pour longtemps. De nouveau, tu m'appelles mais je t'hurle de me laisser et de t'en aller, pas gentiment, mais tu comprendras sûrement mes intentions comme ça. Je pousse la porte la refermant violemment de mon pied. Putain, j'veux plus te voir, ni même t'entendre, ni même que tu ne m'adresses un mot ou un regard.

De nouveau, les larmes dévalent mes joues. Un mélange de rage et de tristesse. J'aimerais devenir invisible à tes yeux, m'effacer complètement de ta vie pour ne plus souffrir. Je m'assois sur le béton allumant une cigarette pour calmer mes nerfs. Pourquoi tu fais tout ça ? Pourquoi tu es devenu comme ça ? Pourquoi tu as changé en si peu de temps ? Pourquoi tu n'as jamais remarqué l'amour que je te porter ? Il est pourtant loin d'être ordinaire. Il est tellement plus que fraternel. Mais tu es trop occuper pour le voir, ne serait-ce qu'un peu. Gustav à prit ta place de grand frère. C'est dans ses bras que je me confie, c'est lui qui passe ses soirées à pouvoir m'écouter, lui qui m'aide à surmonter tout ça.

Avec lui que je passe mes nuits, dans ses bras protecteur ou à discuter, à pouvoir me libérer de l'intérieur. C'est aussi grâce à lui que ma rage peut sortir. Il ne dit rien et m'aide. Il m'écoute et me conseille du mieux qu'il le peut. Il à prit ta place. Une place qui a si longtemps été vide et froide. Qu'est-ce que je dois faire ? Partir ? Partir loin ? Loin de tout ? De toi ? D'elles ? Si je n'ai plus le choix, je partirais même de ce monde. Loin et tu réaliseras peut être ce que tu as perdu. Je ne veux pas être égoïste, juste que tu puisses ouvrir les yeux. Plus rien ne m'intéresse. Plus rien ne me fait sourire. Plus rien ne me donne l'envie. Mon prénom résonne de nouveau mais pas par ta voix rauque et grave...

Merci Gustav. Merci de venir à chaque fois de venir. J'ai tout lâcher, mon sac comme le restant de ma cigarette pour me réfugier, en larme toujours, dans tes bras chaud. J'ai tellement peu de force. Ma tête enfuie dans ton cou, alors que tu me sers dans tes bras en me murmurant de me calmer doucement. Je sanglote toujours te laissant me caresser le dos. Me susurrer de me calmer, de respirer doucement. Pourtant tu n'as pas encore fait tes étirements. Tu as mal aux jambes et pourtant tu viens me voir avant. Toi, Gustav, tu as toujours refusé que l'un de nous se sente mal. Tu es toujours à l'écoute. Tu es peut être très silencieux, mais ce n'est pas pour ça que tu n'en pense pas moins. On te pense en retrait, pourtant, tu connais tellement tout sur le groupe.

Tu es toujours là pour nous, pour nous soutenir dans les moments durs et ça, le grand public ne le connait pas. Tu es unique, et bon. Tu es une personne que tout le monde devrait connaître. Tu es Gustav Schäfer, le batteur du groupe Tokio Hotel mais avant tout tu es un ami. Tu es devenu mon confident, mon meilleur ami. Tu me demandes si je vais mieux. Je relève ma tête et plonge mon regard dans le tiens en me mordant la lèvre. Non, je ne vais pas bien. Loin de là. Je te réponds par un mouvement de tête de gauche à droite. Tu m'intimes de me calmer, tout en murmurant d'une voix douces, mais je m'inquiète pour tes jambes.

Tu essayes de me rassurer en me disant que tu ferras tes étirements ensuite, que le plus important, c'est moi et je te remercie. Je sais que tu souris même si je ne te vois pas. Ton pouce, même encore couvert de son sparadrap, caresse ma joue doucement. Je ferme les yeux te laissant faire. Tu me connais par c½ur maintenant. Tu sais ce que j'aime et ce que je déteste. Comment me consoler et surtout, ta patiente est d'un grand recourt avec moi. Jamais tu ne me laisseras je le sais. Tu as une place en or dans mon c½ur. Pas comme cet espèce de crétins qui vient de tout perdre et de couper le derniers fils qui me rattachait à lui. Plus rien ne m'intéresse sur sa vie. Je m'en moque de lui. Même Georg me dégoûte. Tout comme toi, tu ne les comprends pas. Tu ne leur as jamais dit, et pourtant, tu n'approuves pas non plus leur relation.

Mais tu ne cherches pas à les comprendre de toute manière. Tu me dis sans cesse qu'ils ne valent rien en faisant ça. Qu'ils sont immatures et qu'ils ne se rendent pas compte du mal qu'ils font autour d'eux. Nous décidons de rentrer. Nous allons dans ce grand couloir. Tu t'allonges par terre, me souriant et je t'aide à t'étirer, j'ai pris l'habitude désormais. Tout ces petits détails qui avant m'importaient peu, sont devenus important. Je repense à la première fois où je te l'ai proposé. Tu étais étonné mais tu as fini par accepter. Seulement, j'étais tellement fatigué et à bout de souffle qu'en étirement ma jambes, j'ai glissé et je te suis tombé dessus, sur ton torse. On est partit dans un fou rire, c'était tellement bon, mais ils a fallut qu'ils viennent voir ce qu'il se passait pour que je redevienne silencieux.

Ils n'ont même pas demandés pourquoi nous rigolions, ils sont retournés dans la loge et on ne les a plus revus pendant plus d'une heure. En ce qui me concerne, cela fait plus d'un mois que je n'ai plus aucune conversation avec eux. Une conversation sensée, je veux dire. Comme avant où on rigolait tous ensemble de leurs blagues pourries et à deux balles. Maintenant, je ne compte plus que pour toi. Et je suis loin de t'en vouloir de leur parler. Tu es libre de tes choix. Mais je sais que si tu devais choisir entre eux et moi, tu me choisirais et ça jamais je ne l'oublierais. Je continue de t'aider pour étirer tes jambes et tu me souris. Je ne pèse pas énormément lourd, mais mes 50 kilos te suffisent déjà.

Tu me remercie par un bisou sur la joue et tu te relèves avec mon aide. Tu me prends, une nouvelle fois, dans tes bras avant que nous n'entrions dans la loge. Ils sont là, tout les deux avec un grand sourire. Je ne préfère même pas m'imaginer ce qu'ils auraient pu faire, où je me rendrais directement à la toilette pour y remettre mes trippes. Je n'aurais jamais cru qu'ils tomberaient si bas tout les deux. Qu'ils finiraient par être réduit à ça. Tu passe une main dans mon dos en déposant mes affaires sur l'une des tables et me sert un verre d'eau. Je te remercie de nouveau avant de sortir de quoi me démaquiller parce que je n'ose pas imaginer le résultat.

Je signerais les autographes sans maquillage, ce n'est pas très grave, ce n'est pas la première fois. Je jette les cotons et vais m'assoir sur tes genoux, en amazone, posant ma tête sur ton torse. T'es comme mon papa, mon grand frère. Tu me murmure toujours de ma calmer. Comment as-tu pu voir que je ne l'étais toujours pas? Tu me caresse la joue et je ferme les yeux alors que tu reprends tes bercements. Ils n'y pas longtemps que nous sommes si proche et au départ, on avait conclut de faire toute ses attentions devant lui, pour qu'il ouvre les yeux ou montres sa jalousie. Tout simplement parce qu'avant, il n'aurait jamais supporté qu'on me prenne dans les bras, qu'on m'embrasse ou qu'on me murmure des paroles inaudibles pour lui à l'oreille, mais tu n'as jamais constaté de changement chez lui.

Il s'en fout royalement et finalement, j'ai pris gout à tes attentions. J'en suis même devenu accro. Pourtant une fois dehors, nous devons nous séparer. Aucuns gestes de tendresse entres nous sous les ordres de David. Sinon, les rumeurs fuseraient. Mais une fois à l'abri, tes bras viennent m'entourer. Je me relève, il faut que je me change. Mais je ne le ferais pas devant eux, alors tu m'accompagne. Je prends de quoi être plus à l'aise dans mes vêtements et nous sortons. Nous n'en avons pas pour longtemps et en même temps, nous parlons. Auparavant, je m'en foutais de me changer devant eux, aujourd'hui, ils me dégoutent tellement, que j'en suis incapable mais toi, ta présence me rassure. Une dizaine de minutes et je suis changer, j'ai revêtu un survêt' et un jogging noir un peu plus large que mes jeans serrant et moulant. On retourne dans la loge.

Je tombe sur son regard mais heureusement, tu attires mon attention et je t'en remercie silencieusement. Tu me fais rire, tu trouve toujours le moyen de faire s'étirer mes lèvres. Même si tu ne dois pas moment faire le pitre pour me faire sourire, c'est toujours agréable. Je n'aurai jamais pensé avoir une telle "relation" avec toi. Et je n'en suis pas déçu, depuis le début tu me soutiens. Tu as mon essentiel maintenant. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Entre nous, il n'y a que de l'amitié. Une amitié tellement forte et tellement agréable à vivre. De l'amour? Non! Ce sentiment, je l'ai banni. Je ne veux plus jamais ressentir de l'amour pour quelqu'un et puis, tu l'as répété mainte et mainte fois quand ils te charriaient sur tes orientations, tu n'es pas gay. Je m'en fiche tu sais, je ne veux pas que ça aille plus loin. J'ai vu ce que ça fait, quand les sentiments se développent. Aboutissement, j'ai tout perdu.

David viens nous chercher, déjà une heure que nous avons finis ce concert. Je me lève, puis tu te lève par la suite. Nous prenons nos affaires et nous sortons les premiers. Il est plus de 23h30 et il fait froid dehors. Tu me souris et restes à mes côtés. Je m'en fiche des retombées, je n'ai pas envie d'être seul en ce moment et tu l'as remarqué. Armés de nos inséparables gros feutres noirs, nous sortons. Il gèle, j'ai l'impression. On se dépêche de signer ces fichus autographes pour qu'on puisse être au chaud, dans le bus. Nous partons, ce soir. Cette nuit, nous la passerons dans le bus. Et je serais au chaud dans tes bras. Comme tout les soirs depuis plus d'un an.

Ces histoires durent depuis tellement de temps que je comprends pourquoi me battre m'épuise à ce point. Nous montons dans le bus et comme à mon habitude, je ne reste pas en bas, comme je le fessais avant. Non, je monte directement et vais m'asseoir dans sur les sièges à l'avant du bus. Tu ne tardes pas à me rejoindre. Tu me tends une salade tout comme toi, nous allumons la télé et regardons un film en français, sous titré en allemand. Nos pieds appuyés contre le meuble et voilà l'une de nos meilleures soirées qui commence. On mange, regarde à 3/4 le film alors que le quart restant, on discute pour finir par rire des bêtises qu'on sort. Des blagues que nous connaissons déjà, mais qui nous fait quand même rire.

Le repas terminé, nous posons le tout sur la petit table, une vrai maison ce bus, et je pose ma tête sur ton épaule. Notre début de nuit se passe calmement et je fini par m'endormir. Tu le remarque, passe un bras dans mon dos, l'autre sous mes jambes et tu me transportes jusqu'à ma couchette. Tu me laisses un moment seul, je sais qu'ensuite, tu viendras. Non pas pour qu'on se fasse de mauvaise idée, mais pour veiller sur moi et ses mon sommeil, qui dernièrement est tellement agité. J'entends tes pas, tu descends... mais moi... le sommeil m'emporte et je ne tarde pas à aller dans d'autre bras apaisant, ceux de Morphée.


Part. #2


P.O.V. Tom

Je n'en reviens pas de la façon dont toi, mon frère, mon petit frère, tu as changé. En un rien de temps, tu es devenu froid et aigre avec moi. Je me rappelle encore, la semaine passés quand j'ai voulu t'aider alors que pour une fois Gustav n'étais pas avec toi, je t'avais apporté tes affaires et en remerciement? J'ai eu droit à une gifle monumentale de ta part, tu m'as ensuite prit tes affaires de rage et tu t'es enfuis. Qu'est ce qu'il a bien pu se passer entre nous pour que ça dégénère à ce point? Je ne comprends rien, tu as même coupé ce lien, cette connexion que nous avions. Celle qui nous liait. Mais désormais, tu ne parle qu'à Gustav. Je suis ton frère et ton sang, et toi, tu ne reste qu'avec lui. Cela dure depuis tellement de temps, que je ne serais te dire par où ça à commencer.

Je ne m'en rappelle même plus. Donne-moi seulement la raison pour laquelle tu m'en veux?! Mais aussi loin que je m'en souvienne, je ne me rappelle même pas m'être disputé avec toi. La nuit quand tu as peur, tu vas avec Gustav. Quand tu es triste, tu vas avec Gustav. Quand tu pleures, tu vas avec Gustav. Quand tu ris, tu es avec Gustav. Gustav, Gustav, Gustav le seul qui est avec toi maintenant. Je te regarde, cherchant ton regard mais jamais je ne le croise. Pendant notre chanson, tes yeux sont fermés ou fixés sur les fans. Avant, tu te mettais face à moi et me regardais en chantant. Maintenant, plus rien. Bill qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ai-je l'impression de t'avoir perdu? Pourquoi tu ne veux plus me voir? Quand je t'appelle après les concerts, tu me remballe violemment et part d'isoler et bien sûr, c'est encore Gustav qui part à ton secours.

Et tu le laisse faire. Maintenant c'est lui qui te connaît plus moi. Je l'envie, tu sais. Je l'envie tellement. Quand je te vois sur ses genoux, assis, qu'il te sert contre lui ou encore qu'il pose ses lèvres sur son visage, je n'ai qu'une envie; hurler. Hurler à m'en déchirer les cordes vocales, hurler que je le hais d'avoir le droit de te toucher alors que moi, je n'ai même pas droit à un mot, même pas un bonjour. Ni même à un sourire ou à un simple regard de ta part. Si j'arrive à le capter, il détourne ton attention, pourquoi? Merde, j'en ai marre, je te veux avec moi. Je veux que tu me regarde, que tu me parle, que tu rigole de mes blagues, que tu me touches comme avant, que tu te confies à moi, que je puisse veiller sur toi lors de tes nuits agitées et même, que tu chantes de nouveau pour moi notre chanson.

Je t'aime tellement Bill. Est-ce parce que je vais à droite et à gauche ? Pourtant, mais ça, avant, tu t'en fichais de ma libido. Tu te foutais royalement de qui se retrouverais dans mon lit le soir même. Tu me disais seulement de ne jamais oublier de me protéger des IST. Il faut que tu m'expliques, que tu me donne au moins la raison de ton attitude envers moi. Je ne sais pas pourquoi tu es devenu comme ça. Tu sais pour moi Georg n'est qu'une issue de secours en quelques sortes. Je me réfugie dans son lit, juste pour oublier pendant un temps ton regard, ton corps qui me hante. Je sais que cet amour est à sens unique, de toute façon tu me rejetterais sûrement. Tu m'insulterais de dégelasse, d'incestueux, de monstre.

Je préfère le penser moi-même plutôt que te l'entendre dire. J'en souffrirais tellement, mais je pense que le stade de souffre, il est dépassé par ton mutisme en ma présence. Tu ne dis jamais un mot quand je suis là, dans la même pièce que toi, tu enfuis ta tête dans son cou à lui. Je vais commencer à être désagréable envers vous, qui sait, peut être me comprendras-tu, peut être que comme ça, tu me reviendras directement? Où que tu comprendras que je souffre de ton silence, de ton absence. Bill si tu savais ce que je ressens sans toi. Un manque, un vide, un gouffre sans fin. Ne plus savoir que tu es là pour moi, que je suis également là pour toi, ça me tue de l'intérieure. Donnes moi cette putain de raison pour ton comportement, je t'en supplie.

En ce moment, tu es sûrement à l'étage, dans ses bras à lui, à te confier alors que pour ma part, tu m'as gentiment envoyé me faire foutre. Bill, je t'en pris reviens moi. Je regarde Gustav revenir déposer les assiettes de votre repas. Avant c'était moi qui le faisait. Tu aimais que je m'occupe de toi. Nos moment de retrait ou on fessait le point, où on évitait de parler musique pendant quelques heures pour parler de nous. De ce qu'on envisageait pour la suite. Mais un an voir plus que je n'ai plus de contact avec toi, depuis ce temps là que je suis amoureux de toi. Peut-être, l'as-tu senti et tu as voulu t'éloigner de moi. L'aurais-tu deviné toi-même et voila pourquoi tu m'ignores? Tu penses que même amoureux, je ne serais pas pareil?

Bon sang petit frère, en développant mes sentiments pour toi, je t'aurais donné mon c½ur mais aussi tout ce que tu aurais voulu. Si je pouvais faire n'importe quoi pour que tu recommence à t'intéresser à moi. Pour que j'aie le droit de te serrer dans mes bras, te garder contre moi, contre mon c½ur. Que tu me raconte ce que tu as ressentis pendant le concert, que tu dises des conneries quand tu as sommeil. Mais maintenant que j'y pense. Pendant ce concert, j'ai cru que tu me transperçais le c½ur. J'étais assis à côté de toi et à l'avant dernière chanson, cette larme ! Une larme unique a dévalé ta joue douce. Juste celle-ci qui m'a tant fait de mal. Pourquoi cette larme ? Pourquoi elle a dépassée la barrière de tes yeux. Si tu savais comme je m'en veux Bill. Si tu savais. Pardonne-moi. Je t'en pris. J'aurais voulu te la sécher, la faire disparaître, mais tu es partit tellement vite. J'ai voulu te rejoindre, mais on m'a retenu.

Je regarde Gustav repartir vers le fond du bus, mais une secousse violente nous prend. Je le vois s'accrochant à une poignée et je me sens par la suite, éjecté en avant. Georg me retient et un deuxième mouvement brusque de la part du conducteur du bus et nous voilà étaler sur le sol de premier étage. On pourrait facilement se faire assommer, mais on arrive à se protéger. Qu'est ce qui se passe? Des bruit de frein résonnent, un bruit sourd parvient de l'étage suivit d'autre plus léger. Les secousses cessent et j'entends Gustav hurler le prénom de Bill, ton prénom. J'essaye de reprendre mes esprits. Bill? Que... Où es-tu? En haut... Non...

J'essaye de me relever, en même temps, Georg fait de même. Lui part voir le chauffeur alors que le bus est enfin immobile. J'ai une petite écorchure au bras mais je ne vois toujours pas Gustav et toi redescendre. Je monte les petites marches et entres dans les couchettes. Je remarque Gustav agenouillé devant... toi O.O Il répète sans cesse ton prénom secouant légèrement ses joues. Je regarde par terre et vois l'une de tes boîtes à bijoux éclatée sur le sol. Je me rapproche doucement, tout en me tenant aux parois. Tu es allongé. Mon ange, tu es blessé, un épais filet de sang sur ton front. Tes yeux sont fermés.

Je regarde Gustav. Je ne l'avais jamais vu dans un état pareil. Je n'aurais jamais pu croire qu'il aurait pu pleurer pour toi alors que moi... Je suis sous le choc, encore. Je ne bouge pas. J'ai peur. Mon c½ur bat la chamade. Je suis tirer en ailleurs par une main qui saisi la mienne me forçant à descendre. J'arrive dehors où on me force de nouveau à m'asseoir sur la rambarde de secours de l'autoroute. J'observe le bus. Un camion est fautif, si je comprends bien, son chauffeur s'est endormi et alors que le bus dépassait, il nous a rentrés dedans. On passe devant moi... C'est Georg. Il pose une main sur mon épaule alors qu'on vient s'asseoir de l'autre côté. Je tourne la tête et remarque David. Je regarde vers l'entrée. Gustav sort lentement et David part l'aider. Où es-tu, mon double?

J'ai ma réponse rapidement. Je te vois, étalé et inconscient dans les bras d'un de nos gardes du corps alors que les alarmes d'une ambulance approche. Ca se passe tellement vite. Tellement vite que je suis à présent assis dans ta chambre accompagné de Gustav et Georg. On les a suivis. Gustav est monté dans l'ambulance. Il a fallu t'opérer. Les médecins craignaient des séquelles et tu avais une hémorragie interne. Ils m'ont secoué, ils avaient besoin que je signe une décharge. Bien sûr, nous sommes majeurs mais ils ont voulu qu'une personne de la famille signe. Étant le seul présent, je n'avais pas le choix. Heureusement, tu es sortit d'affaire.

Mais j'ai peur de tant de choses. Peur que tu ne te réveilles pas, peur que tu me détestes encore plus qu'avant. J'ai peur de tout, chaque petits détails. J'ai mal, tellement mal. Tu es tellement blanc et tu as l'air si faible. Gustav est à côté de lui, tenant sa main alors que moi, je suis en retrait. J'ai tellement peur pour toi. Le médecin nous a informés que tu ne te réveillerais sûrement pas tout de suite. Mais j'aimerais ne pas le croire. Si tu savais comme je t'aime p'tit frère. J'aimerais que tu te réveille maintenant. Je ne te quitterais pas. Donnes-moi juste le temps de réaliser ce qu'il vient de se passer. De reprendre le dessus sur ce choc. Et redonne-moi ta confiance. Je t'en supplie. Laisses-moi prendre soin de toi. Laisses-moi te serrer dans mes bras. Sécher moi-même tes larmes lors de leur apparition. Embrasser tes petites lèvres. Passer ma main dans tes cheveux couleur ébène pour te calmer.

Est-ce que tu seras aussi froid avec moi quand tu te réveilleras ? Je veux te prouver que je serais là pour toi, toujours. Que si tu tombes, je serais la pour te rattraper. Que si tu as besoin de quelqu'un pour te soutenir, je te tendrais ma main. Mon ange, réveille toi et regarde moi. Souris-moi. Laisses-moi voir tes yeux s'illuminer et ton regard s'attendrir. Ce regard qui a disparu depuis trop longtemps. Je te détaille depuis cinq jours maintenant. Cinq jours que j'espère te voir réveiller. Je ne dors presque pas. Je ne ressens pas la fatigue. Ils ont voulu me faire dormir, m'emmener dans une chambre à part, mais je n'ai pas voulu. Je veux rester auprès de toi. Rester éveiller. Dès le moindre bruit, mes yeux s'ouvrent et se posent sur toi.

Ce matin, je suis seul, pour l'instant. Je suis assis sur le bord de ton lit, à côté de toi. Je regarde ta main. Chaque bague, je les connais par c½ur. Puis je vois cette bague. Celle que je t'ai offerte pour tes seize ans. Je t'avais fait une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis idiot, je pense que justement c'est à cause de ça que tu m'ignore. Je viens juste de comprendre. J'ai enfin compris la raison de ton comportement. Je t'ai délaissé comme un mal propre. J'aurais du prendre soin de toi, rester attentif à toi, tes besoins. J'aurais dû prendre en compte ma promesse. Ne pas te promettre une chose que je n'ai pas tenue. J'ai honte de ce que j'ai fait Bill. Vraiment honte, je suis désolé. Pardonne moi, t'es mon sang, ma vie, mon oxygène, mon ange, mon jumeaux, mon miroir.

Tu es toute ma vie Bill. Réveille toi et sourit moi, réveille toi et parle moi, réveille toi et embrasse moi la joue, réveille toi et rigole avec moi. Mais je t'en pris ne me rejette pas. Pas encore. Je fais tourner la bague autour de ton doigt qui est placée à ton annulaire gauche. Côté c½ur. Tu pense encore à moi malgré la distance entre nous ? Tu parle de moi avec Gustav ? Je voudrais te redécouvrir. Tu ne m'as pas parlé depuis près d'un an. Nous n'avons pas eu de vraie conversation depuis ce temps-ci. Je suis tellement mal. Je souffre tout comme toi. Je t'aime tellement, même si tu rejette l'amour que j'ai pour toi, je saurais le rester fraternel. Ouvres tes yeux et laisse tes prunelles chocolat se poser sur moi. Ne me laisses plus derrière toi.

Je veux vivre notre vie. Partager tes souffrances et tes joies. Redevenir ton confident, le seul l'unique. Celui qui a le droit de tout subir avec toi. Laisses-moi reprendre mon rôles à tes côtés, redevenir le grand frère. Je t'aime... Putain, je pourrais te le dire jusqu'à ce que tu te réveilles. Je lève une main et la pose délicatement sur ton visage. Je laisse mon index parcourir ton magnifique visage d'ange, emmenant tes mèches de cheveux derrière tes oreilles. Je me souviens avoir toujours aimé tes cheveux. Doux et fins. Si soyeux et un éclat noir parfait. Que tu les ébouriffes ou les lisses, tu avais toujours un charme terrible. Puis surtout, quand tu faisais tes yeux cernés à la perfection de noir, qui les rendaient charbonneux.

Un regard pénétrant qui aurait pu glacer n'importe qui où alors faire craquer la même personne. Mon index descend et dessine le contour de tes lèvres. Elles me manquent. Auparavant, j'aimais le goût sucré que tu leur donner avec tes gloss aux différentes saveurs. Le meilleur pour moi, c'était celui à la fraise. Me laisserais-tu pouvoir y re goûter une fois? Je caresse encore tes lèvres, mais me penche en avant, regardant tes yeux clos. Je n'aime pas profiter de toi. Encore moins dans un moment de faiblesse. Je te promets. Je ne recommencerais jamais. Mes lèvres se posent sur les tiennes. Elles sont sèches. Je me retire après quelques secondes. J'ai déjà goûté au fruit défendu, je ne veux pas que tu te réveille. Pourtant je vois ta langue passer sur tes lèvres. Je rêve ou... Tu te réveilles enfin? Tu bouge un peu en grognant. Je souris, pour ce qui est des réveils, tu n'as pas changé.

Je pose une main sur ta joue, te caressant de mon pouce. Ouvres les yeux, maintenant, mon ange... s'il te plait... Ouvres tes yeux et poses ton regard sur moi. Je t'en supplie. Pose ton regard tendre. J'en ai besoin. Sans le vouloir mes larmes coulent, je veux que tu ouvres les yeux. Je murmure ton prénom d'une voix enrouée, je n'ai pas parlé depuis cinq jours et mes larmes n'arrangent rien. J'aimerais tellement tout effacer et que l'on recommence à zéro. Rien qu'à deux. Je prononce une nouvelle fois ton prénom mais celui-ci sort comme une plainte. Pardonnes-moi. Sans toi, je ne suis plus du tout le même. Des perles d'eau. Non, ne pleure pas. Tu ne mérites pas ça. Je te les efface. Et enfin, tu ouvres les yeux. Si tu savais ce que ça fait du bien de te revoir mon ange. Je t'aime tellement.


Part. #3


P.O.V. Bill

Je te regarde, tu pleures. Pourquoi tu pleures ? Pourquoi tes yeux sont si tristes ? Je regarde autour de moi remarquant les murs blanc et sans vie. Typique des hôpitaux. Hôpitaux? Y serais-je? Est-ce pour ça que j'ai l'impression d'être lourd et endoloris? Je regarde sur les côtés et vois deux machines, je souffle un coup oui j'suis bien à l'hôpital. Je reporte mon regard sur toi. Tes larmes coulent. Même silencieuse. Tu pleures vraiment pour moi ? Ah moins que tu ne joues la comédie? Je cherche des yeux Gustav, pourquoi tu n'es pas là ? Pourquoi tu n'es pas à sa place. L'aurais-tu envoyé rester près de moi? Mais ce n'est pas lui que je veux. C'est toi. Je veux te voir Gustav. Viens vite s'il te plaît. Pas lui. Je ne veux pas espérer et souffrir de nouveau ensuite.

- Bill, je ...
- G-Gustav


Tu me regardes. Oui, je t'ai coupé mais je ne veux pas entendre ta voix. Tu ne prends pas un air surpris, ni même étonné. Tu t'attends à ça? A ce que je ne veule toujours pas de toi? Si ce n'est pas le cas, je suis loin d'être désolé. Ce n'est pas toi que j'aurais voulu voir dès mon réveil. Rentres-toi dans le crâne que tu dois m'oublier, que tu ne dois plus compter sur moi pour le restant de ta vie. Vis la tiens et ne te soucies plus de moi. Plus rien ne me rattache à toi !

- Bill ...

Tu es borné? Ah moins que tu ne le fasses exprès là? Vas-t-en Tom?! Laisses moi tranquille. Tu as de la chance que je n'ai pas de force pour te mettre moi-même dehors. Je n'ai pas besoin de toi, je me suis fait une raison. Dégage. Je souffrirais peut être, mais plus autant que toi tu as réussi à me faire souffrir. Je ferais un effort pour chanter en ta présence, le reste, je ne veux plus. Rejoints celui que tu voulais dans ton lit, il t'accueillera les bras ouvert lui. Bien content de te faire hurler de plaisir ! Tu me dégoutes !

- Arête de penser ça, je t'en pris

Mais oui, c'est ça. Tu essayes de faire quoi en me fessant penser que tu peux lire de nouveau en moi. Que d'un simple regard, tu peux savoir ce que je pense. Je ne veux plus être comme ça. Je ne veux plus te ressembler, ni même vouloir que tu lises en moi, comme sur les couvertures d'un livre ouvert. J'aimerais que tu sortes. Plus tu restes et plus tu risques de m'énerver encore plus. De recevoir quelque chose ou t'entendre ce que j'ai réellement sur le c½ur à cause de toi.

- Bill ... je suis désolé, pardonne moi je t'en pris ... laisse moi te redécouvrir

Jamais ! Tu m'entends, Tom? Jamais je ne me laisserais amadouer par tes yeux tristes et embué. Je te l'ai dit. J'ai trop souffert par ta faute et tu as gâché tout tes chances de te faire pardonner à un moment où à un autre. Ce n'est pas non plus en me suppliant que tu y arrives. La patiente que j'avais pour toi, tu en as abusé. Tu ne penses qu'à la personne avec qui tu coucheras et ce depuis que tu as ta soit disant renommée de coureur de jupons. Ce qui est totalement vrai d'ailleurs, tu l'es devenu !

- Bill je t'en pris ...

Qu'est ce que tu ne comprends pas dans le mot "non" ou "jamais" ? Ils sont pourtant si simples. J'ai une expression pour toi, "On se rend toujours compte de ce qu'on a de plus précieux quand on l'a perdu" Même cette expression le dit, tu m'as perdu. Je ne compte pas revenir sur ma décision, tu n'arriveras pas à me faire changer d'avis. J'ai tellement de rage et de haine pour toi. J'oublierais tout mes sentiments.

- Bill ne me rejette pas s'il te plaît... pardonne moi... s'il te plaît... Bill... ne me renies pas

Bouché, oui, tu es bouché ou alors tu fais semblant de rien comprendre. Je ne veux plus jamais à voir à faire avec toi ou encore devoir rendre des comptes comme le fait un petit frère à son aîné. Il est fini ce temps là. Alors oui, je te renie. Je n'ai plus de frère, plus de jumeaux ou plus de double si tu préfères. Tu n'auras plus à te soucier de moi ni même à devoir me donner des conseils. Tu pourras toujours évoquer le fait qu'on compose ensemble... Et bien fini, je me débrouillerais seul.

- Je ne veux pas te perdre une seconde fois

Oh mais il est trop tard. Tu as vraiment une cervelle étroite ma parole. Je ne veux plus de toi dans ma vie. Je ne "dormais" déjà pu quand tu m'as pris ma main tout à l'heure. Alors, tu t'es souvenue de ta promesse? Tu as compris pourquoi je te déteste tant? Tu as eu beau me caresser la main, les cheveux ou encore la joue ainsi que mes lèvres, je ne te le pardonne pas. Penses-tu que le fait d'avoir pu déposer tes lèvres sur les miennes est un argument de poids? Détrompes-tu !

- Vas-t-en !
- Bill
- Pars...
- S'il te paît j'aimerais pouvoir parler avec toi
- Ya... Ya rien à dire !
- Je t'en pris Bill ... je ... j'aimerais parler ... écoute moi au moins ... s'il te plaît
- Non !
- Pour-pourquoi ?


Je te regarde sangloter mais tu me demande encore pourquoi je ne veux pas te parler ? Je te croyais plus intelligent.

- Réponds moi ... insultes-moi fait ce que tu veux ... mais dis moi pourquoi é_è
- Pour une fois dans ta vie, fais ce que je te demande !
- Je ... tu ... mais pourquoi Bill ? Je sais que je n'ai pas tenue ma promesse mais laisse moi te montrer que maintenant je ferais tout pour retrouver ta confiance
- Il est trop tard, bien trop tard !
- Je suis un si gros connard que ça ?
- Tu ne te rends même pas compte...
- Explique-moi
- Non Tom, il est trop tard !
- Mais explique moi merde ... tu crois que sa me fait plaisir que tu ne me parle plus depuis plus d'un an ?
- Pourtant, tu ne t'intéresses même plus à moi !
- Parce que tu ne me parlais plus
- Mais tu n'as jamais cherché à me parler non plus !
- Tu ne me regardais plus, tu passais ton temps avec Gustav ... tu ... tu ne m'as même pas souhaité mes dix huit ans.
- Et toi, tu passes ton temps avec Georg !
- Tu ne t'es jamais demander pourquoi ?
- Parce que je devrais me demander "pourquoi" à chaque fois que tu t'envois en l'air?!
- Quoi ?
- Laisses tomber Tom... Vas-t-en...
- NON JE VEUX QUE TU M'EXPLIQUES, TU N'AS PAS LE DROIT DE ME FAIRE SOUFFRIR SANS RAISON, JE T'AIME BILL ... je t'aime, explique moi
- Tu m'aimais?! Parce que saches que je t'aimais moi aussi... mais plus maintenant !
- Pourquoi ... pourquoi ?
- Parce que j'en ai marre !
- Dis-moi
- Non, et ça ne te sers à rien d'hurler ou de me supplier, je ne le ferais pas !
- Toi aussi tu as changé je ne suis pas le seul, tu ne t'es jamais demandé pourquoi je baisser avec Georg
- Je suis loin de te demander de te justifier !
- ... tu veux vraiment plus me voir ?
- ...
- Je ... je vais appeler Gustav ... je ...
- Oui...


Je te regarde essuyer rageusement tes larmes et sortir en me regardant une dernière fois. Ce sera mieux ainsi, même si, à mon tour, mes larmes dévalent de nouveau mes joues. J'ai mal, je relève ma main et touche mes lèvres avec mes doigts. Pourquoi il a fait ça? Pourquoi il m'a laissé goûter à ses lèvres? Puis il à compris pour la promesse mais je ne peux pas lui pardonner. Il a compris trop tard. Il aurait dû s'en rendre compte. Mais je ne veux pas courir le risque d'être blesser une seconde fois. J'ai mit trop de temps à m'en remettre. Trop de temps à remonter la pente. Je veux plus recommencer. Je me retourne un peu. J'aimerais que tu sortes de ma tête. Je te vois entrer, je souris et tu viens me prendre dans tes bras.

Il n'y a vraiment que dans les tiens, Gustav, que je me sente bien. Tu caresse mon dos en me soufflant de me calmer. Tes lèvres se posent sur ma tempe et je ferme les yeux. Tu me demande de te raconter ce qu'il vient de se passer, tout ça parce-que Tom étant en pleure quand il est venu te voir. J'hésite un moment, puis fini par tout te dire. A t'avouer que j'ai remballé Tom. Ce n'est que la première fois que je fais ça aux nombreuses fois où lui l'a fait. Tu m'écoutes, me resserrant de plus en plus dans tes bras. Tu es là. Tu es le seul à avoir toujours été là dans les coups dur. Tu me demande de me calmer. J'y arrive, lentement.

Mais tu es là, donc je me calme au bout de quelques temps. Je me détends et tu me reposes pour que je me couche. Tu tiens fermement ma main la caressant de ton autre main. Mes pleures se sont calmés et tu me souris. Tu me demandes si ça va mieux et je te réponds par un timide sourire. De nouveau, tu me caresses la joue et je pose ma main sur la tienne.

- Ca va aller d'accord ? Ne t'inquiète pas ... j'suis là maintenant
- Merci... merci pour tout
- Tu sais que je suis là... mais... ne le prends pas mal mais... tu aurais dû laisser Tom te parler
- Et que veux-tu qu'il ajoute?
- Il t'aurait expliqué son comportement tu ne pense pas ?
- Je ne sais pas si je veux vraiment entendre sa justification du pourquoi lui et Georg s'envoi en l'air, tu sais...
- Je ... Bill tu devrais écouter Tom
- Pourquoi?
- Fais-moi confiance ...
- ... Il est parti...
- Parce-que tu lui as demandé
- Oui... je sais...
- Je ... tu veux le laisser t'expliquer ?
- J'en suis obligé?
- Non
- Mais tu veux que je le fasse, pas vrai?
- C'est toi qui décide
- Tu resteras?
- Non ... il faut que vous parliez seuls à seuls, mais si tu veux je resterais derrière la porte ... je n'écouterais pas promis ^^
- D'accord... J'essayerai de me comporter en adulte civilisé


Je te vois sourire avant de te lever embrasser mon front et sortir. Tu vas chercher celui que je déteste le plus au monde mais qui pourtant j'aime. Ah quoi bon me le cacher. Oui, je l'aime. Et je ne pourrais pas faire autrement. Mais pourquoi Gustav voulait tant que nous parlions ? Je soupire un peu sur le côté malgré que mon ventre me tire un peu. En même temps, il a pu m'expliquer ce que je fessais ici. Et je comprends pourquoi je suis si engourdi en ayant dormi 5 jours entiers. J'entends frapper, putain déjà ? Je ne dis rien et le laisse rentrer. Je tourne la tête vers la fenêtre regardant la lune qui monte haut dans le ciel maintenant Que vas-tu me dire Tom ? Tu n'avais pas quitté l'hôpital non plus. Je souffle doucement alors que tu hésites.

- Je ... je ne sais pas par où commencer !
- Le début?
- Hum ...
- Sérieusement Tom, qu'as-tu à me dire qui pourrait me faire changer d'avis sur toi?


Je te regarde te poster devant la fenêtre, tu joue avec ta chaîne en argent. Tu as peur ou tu es stresser ! Un des deux ou peut-être les deux qui sait.

- Tu sais ... j'ai ... j'ai jamais voulu te faire de mal, bien au contraire, je voulais ton bonheur ... mais j'ai fais tout l'inverse ... je t'es éloigné de moi volontairement ... je... il y avait des choses que je ne voulais pas que tu saches
- Et... Tu as l'intention de me les dire maintenant?
- T'arête d'être aussi agressif aussi ?!
- Ca va ! Je ne dirais plus rien !
- C'n'est pas ça ... tu m'agresses alors que j'suis là pour parler avec toi ... si tu te force à me parler, ce n'est pas la peine, je sors et tu m'éviteras, tu rigoleras avec Gustav et tout reviendra comme y'a cinq jours
- Tu es là? Alors pourquoi tu n'en profites pas?


Tu te retournes et me regardes, je suis ... plus que surprise par ton visage. Il est déformé par les pleurs, tes yeux sont rouges, ton regard est remplis de tristesse.

- Tu prends un malin plaisir à me rappeler que je n'ai pas été là pour toi ? Tu t'éclates ? Tu veux que je te facilite le travail ? Oui, j'ai été con, oui, je me suis forcé à t'éloigner, oui, je pensais que c'était la meilleure solution ...

Je dégluti face à l'expression que tu affiches devant moi. Je n'avais jamais vu un tel mélange en même temps sur ton visage.

- Tu as passé un an à souffrir mais j'ai souffert aussi et je souffre encore, je pensais pouvoir te parler mais tu te forces à m'écouter, comme tu l'as dit y'a une semaine à Gustav, je vais aller baiser Georg crier comme une pétasse, puis le matin, essayer de trouver une proie que je ramènerais le soir ...
- C'est... C'est vraiment ce que tu veux?
- C'est que tu me laisse comprendre ... tu sais que je donnerais ma vie pour avoir ne serait-ce qu'un regard par mois ? Je donnerais tout ce que j'ai ... mais ça tu ne le sais pas ... tu ne sais pas non plus que quand tu parles avec Gustav, j'ai mal ...
- J'aimerais que... Que tu arrêtes ton petit jeu avec Georg... Ainsi...qu'avec tous les autres...
- Et tu me parleras ? Tu me regarderas ? Tu reviendras dormir avec moi quand tu as peur ? Tu te confiras un peu à moi ?
- Il faut que tu me laisses du temps, que tu me prouves que je peux avoir de nouveau confiance en toi !
- Pourquoi se serait à moi de te le prouver ? Après tout ? Toi aussi tu m'as laissé !
- Tom, je... Si je t'ai laissé comme tu dis, c'est parce que je souffrais. Je souffrais de te voir au bras d'un ou d'une autres alors que moi, j'avais rien. J'avais plus ton attention. Tom, je... Enfin, il y a depuis longtemps mais...
- ... Dis-moi ... s'il te plaît
- J'avais tellement mal que tu ne t'aperçoives de rien. Tu sais, au début, les attentions de Gustav n'étaient que pour te rendre jaloux, pour avoir ton attentions ne serais-ce qu'une seconde. Ne va pas croire que je suis amoureux de lui, non, pas du tout... Parce que la personne que j'aime vraiment... elle se trouve devant moi en ce moment, Tom


Je te vois relever tes yeux sur moi. Tu es si choqué que ça, Tom ?

- Bill ... putain, si tu savais tout l'amour qui brûle pour toi ... Georg n'étant qu'une échappatoire et il le sait, quand je passais la nuit avec lui, j'arrivais à t'oublier un minimum ... je ...
- Ne pas parler, nous a fait mutuellement souffrir
- Pardon ... j'te demande pardon Bill ... pardon pour tout le mal que je t'ai fait ... pardonnes-moi, je t'en supplie
- Je pensais que tu le verrais pour moi? Tu lisais tellement facilement en moi avant... Alors quand tu as commencé tes histoires d'un soir... Je pensais que c'était pour... enfin, parce que je t'éc½urais... C'est pour ça que je t'en voulais... Excuses-moi...
- Tu ne voulais plus que je lise en toi, je m'en suis vite rendu compte ...
- J'avais tellement peur...
- J'avais peur aussi si tu savais ... peur que tu me prennes pour un monstre


Je te regarde tout en me mordant la lèvre et te tends les bras. Tu ne prends même pas le temps de respirer que tu t'y jette dedans. Je resserre mes bras autour de toi. C'est tellement bon de te retrouver. Si tu savais comme je suis content que tu sois dans mes bras. Tu embrasse doucement mon cou dénudé. Tom, tu m'as tant manqué. Je te resserre encore plus dans mes bras. Moi qui voulais tellement me séparer de toi... Qu'est ce que j'aurais fait? Nous avons un an à rattraper mon amour. Je glisse mes lèvres sur ta tempe. Tu me murmure de te pardonner, mais tu l'es déjà.

- Tom... Promets moi que plus jamais... Plus jamais tu ne m'oublieras? Que tu seras toujours là pour moi !
- Je te le promets ... Je suis désolé ... Je te promets de toujours être là maintenant ...
- Je t'aime...
- Je t'aime aussi Bill ... Je t'aime
- Embrasses-moi... et cette fois, je veux un vrai baiser ! Pas comme tout à l'heure !
- Tu ...
- Oui, j'étais réveillé
- Je ...


Je te souris et tu réalise enfin que tu peux m'embrasser, un vrai baiser. Tu te penche vers moi et pose délicatement tes lèvres sur les miennes. Je lève une main que je vais poser dans ta nuque pour éviter que tu ne te relève trop tôt. Mais ce n'est pas dans tes intentions, ta langue caresse ma lèvre inférieure. J'entrouvre ta bouche, et caresse ma langue percée. Ce contact est si bon. Nos langues se séparent pour se rechercher et s'enrouler de nouveau. Ce baiser est encore meilleur que je ne l'aurais pensé. Le meilleur de tous. Tes mains se posent sur mon torse que tu caresse de tes pouces. Ma seconde main se pose entre tes omoplates. J'appuis dessus pour te sentir bien contre moi. Tu te laisses aller et finalement, notre baiser prend fin. Tu te retire très lentement, suçotant ma lèvre entre les tiennes.


Tu vois cher journal, finalement un an que nous nous parlions plus et pourtant, nos sentiments étaient identiques. Pas jumeaux pour rien tu me diras. Mais maintenant nous sommes ensemble et plus unis que jamais. Gustav est heureux pour moi et je suis toujours aussi proche de lui. Je ne l'oublie pas, puis, encore quelques fois, je dors avec Gustav. Puis maintenant, nous avons trouvés un arrangement, plutôt amusant, nous dormons tous les trois ensembles. On parle, on rigole puis on s'endort. De temps en temps Georg viens avec nous, mais il dort à côté de Gustav. Tom est mon exclusif. Ah il faut que je te laisse, David veut nous faire un petit récap' avant le concert. Je ne t'oublie pas ... à bientôt.

Bill Kaulitz


[F.I.N.]

# Posté le lundi 31 décembre 2007 12:00

Modifié le mercredi 27 août 2008 09:29