○•○ (#58) La vie au cirque ○•○

○•○ (#58) La vie au cirque ○•○
Genre:: yaoï, ...
Auteurs:: © Za & © Soeur


Part. #1


Journée comme les autres au sien de la troupe d'acrobate. Oui, vous avez bien compris, acrobate et j'en suis un. Cela depuis que j'ai 11 ans, et j'en ai maintenant 19. J'aime ce que je fais, je peux même dire que j'ai ça dans le sang. Mon père est directeur du cirque et ma mère, elle recrute de nouveaux artistes. Et puis, il y a aussi mes s½urs, Tarja, qui est dans le même groupe que moi et Eléonore, qui se tord dans tous les sens. En gros, contorsionniste. Elles sont toutes les deux plus âgée que moi, pas de beaucoup, mais quand même. Tarja a juste un an de plus que moi et Eléonore, 3ans. Dans notre troupe d'acrobates, il y a aussi mes trois meilleurs amis; Gustav, Georg et Andréas. Ce dernier est actuellement en couple avec Tarja.

Nous sommes cinq et on se débrouille comme des chefs. Notre numéro est associé à des sauts périlleux et le tout, en sautant sur des tremplins, ou des espèces de bascules. On fait des chaînes. En général, c'est Tarja qui saute. Elle ne pèse que 47 kg et elle a l'habitude de m'atterrir sur les épaules alors que je suis sur celles de Georg, avec Andy et Gustav qui ont sautés pour lui donner de la hauteur. Seulement voilà, depuis plus d'une semaine, on envisage de rajouter une personne que ce soit au dessus ou en dessous de moi, mais le problème, c'est "qui?"...

Ce matin, nous ne sommes qu'entre "mecs" dans la cour, assis dans l'herbe ou en train de s'étirer pour l'instant. Ma s½ur est partie avec ma mère ce matin. Elles voulaient toutes les deux aller en ville, pourquoi? Je ne sais pas ou du moins, je ne crois pas l'excuse de Tarja, genre : "On va faire des emplettes". Ce qui n'est pas du tout son genre.

Le soleil tape déjà pas mal pour la matinée alors j'en profite pour retirer mon tee-shirt et le laisse tomber dans l'herbe, avant de faire de même et de me coucher, bras croisés derrière ma tête. Je ferme les yeux tout en entendant Georg continuer ses étirements et Gustav discutait avec Andréas. Je reste comme ça un bon moment avant que quelque chose, ou quelqu'un ne s'interpose entre le soleil et moi. Je rouvre les yeux et remarque le sourire de ma s½ur aîné.

(Eléonore) - Alors p'tit frère, on dort paisiblement au soleil? =)
(Tom) - Il faut bien prendre un peu de repos quelque fois ^^


Je lui souris et me relève un peu pour m'asseoir alors qu'elle s'assoit à côté de moi. Eléonore est vraiment une fille fantastique et -même si je suis son frère, je l'avoue- sublime. Elle a de longs cheveux dorés que lorsqu'elle ne fait pas son numéro le soir, elle les laisse pendre en cascade. Son teint est légèrement bronzé, tout ce qui faut pour son charme. D'ailleurs, je suis sûr que si elle ne se tordait pas dans tout les sens chaque soir, elle croulerait de prétendants.

Quoi que j'en connais un qui doit aussi jalouser pas mal de monde, parce que pour Tarja, c'est plus ou moins la même chose. Elle a beau être plus petite que moi en taille, elle a un caractère bien trempé. Si elle désire une chose, elle l'obtiendra coûte que coûte. Sa description à elle, c'est plutôt les cheveux court, châtain foncé qu'elle a l'habitude de mettre en bataille ou en pique avec du gel sur les côtés. Elle peut se déplacer tel une féline et ses sauts sont remplis de grâce incroyable.

Je n'ai pas à me plaindre, j'ai peut être deux grandes s½urs, mais je suis plus que gâté avec elle. Depuis que je suis petit, j'ai toujours été avec elle, mes parents avaient déjà tellement de boulot. Mais je les adore moi mes s½urs. Je ne les échangerais pour rien au monde, quoi que c'est à rediscuter quand l'une d'elle me fait des cachoteries, comme Tarja, parce que d'habitude, on n'en a pas entre nous trois. D'ailleurs, j'crois que je vais essayer de tenter quelques choses avec Eléonore.

(Tom) - Dis moi, tu sais où elle est Tarja?
(Eléonore) - Tsss, comptes pas sur moi pour te le dire, p'tit frère ! Tu le sauras bien assez tôt !


Elle en profite pour me faire un sourire comme elle s'est les faire et me pousser légèrement sur le côté. Contorsionniste, mais elle a de la force la frangine hein xD.

(Eléonore) - D'ailleurs, regardes par toi même, la voilà qui revient =)

Effectivement. Je regarde devant moi et j'aperçois la voiture de ma mère se garer pas très loin de nous. Tarja en descend avec un grand sourire avant de se précipité vers la porte arrière, elle l'ouvre et tend une main vers l'intérieur. Je vois qu'elle parle mais d'où on est, je n'entends pas ce qu'elle dit. Quelques secondes plus tard, une silhouette, extrêmement fine en sort le plus doucement possible. C'est une personne, mais alors, fille ou garçon? Je n'en sais rien d'ici. Quoi qu'il en soit, cette personne est mince, les cheveux noirs ébène qui lui arrivent jusqu'aux épaules. Tarja lui donne la main alors qu'elle répond ou discute avec maman. Cette dernière leur sourit, elle essaye peut être de rassurer la personne avant de partir le chapiteau, pour rejoindre papa. Pour revenir à ma s½ur, elle est plus petite que l'inconnu et elle se met sur la pointe des pieds pour lui parler à l'oreille sûrement. Elle n'a pas lâché sa main jusqu'à maintenant et apparemment, elle n'en a pas l'intention. Elle se retourne vers nous en souriant et commence à avancer, suivit de l'inconnu tout en nous désignant de sa main libre.

Elle arrive près de nous avec un grand sourire. Je peux détailler l'inconnu maintenant. Il a la tête baissée, les cheveux soyeux. Je pense même qu'il est maquillé. Fille ou garçon? Je ne crois pas que ce soit une fille. Cet inconnu est habillé d'un baggys militaire, en baskets et avec une blouse noire à longues manches et col roulé. Ark... Il doit péter de chaud... Tarja lâche doucement sa main pour passer son bras autour de ses épaules, toujours en souriant. Elle se retourne vers nous et nous regarde un moment avant d'enfin parler...

(Tarja) - Alors voilà, je vous avez promis de trouver quelqu'un en plus pour notre numéro et ça y est ! Je l'ai...
(Gustav) - Euh ... Qui? é_è
(Tarja) - Il est devant vous ! -_-' Je vous présente Bill... C'est notre petit nouveau dans notre grande famille. Il n'est pas très à l'aise, alors je compte sur vous pour bien l'accueillir...
(Andy) - Pas de problème, Tarja ;)
(Tarja) - Heureusement ! ... Alors, Bill, j'te présente Gustav et Georg... Georg est bien souvent notre base et Gustav, il saute avec Andy, lui, pour m'expédier sur mon petit frère... Le mec qui est assis à côté de la blonde - Qui est au passage, ma s½ur aîné, Eléonore - et le petit monstre de frère, c'est Tom... Tu auras facile à le repérer, parce qu'en journée, il porte ses fichus sacs à patates, dix fois trop grand qu'il appelle "Pantalon".
(Tom) - Hey -_-"
(Georg) - Là, elle n'a pas tord xD
(Tom) - J'te signale, qu'il a le même aux fesses !
(Tarja) - Ah mais sur lui, ça donne beaucoup mieux =P
(Tom) – Pff


Le dénommé Bill attrapa ses manches et tira dessus, ce qui n'échappa pas aux yeux de Tarja parce qu'elle lui prit les mains et qu'elle se mit devant elle.

(Tarja) - Bon, sérieusement... Ce serait chouette qui vous l'accueillez comme un membre de notre famille... Je suis sûr que ça lui fera beaucoup de bien...
(Andy) - Ya pas de problème ;) Il sera vite à l'aise avec nous, ya pas de raison du contraire... On va prendre soin de lui :)
(Tarja) - Il y a plutôt intérêt !
(Georg) - Préparez vos armes, ont va lui montrer comment on travaille =D
(Tarja) - Molo Georg...
(Georg) - Mais, si il faut le mettre à l'aise autant le faire tout de suite U.U
(Eléonore) - En évitant les manières brutes Georg ;)
(Georg) - Maiiiiiiiiiiiiiiiiis T_T
(Gustav) - Oui Georg, espèce de brute, tu vas lui faire peur...
(Andy) - Après ça, il ne voudra pas sauter -_-"
(Georg) - Tu sais, si il tombe ce ne sera pas ma fautes, ça sera celle de la pieuvre, hein Tarja, avoue que j'ai raison, pour une fois s'il te plait !
(Andy) - Dis-moi Bill... Tu as quel âge?


Le dit Bill leva légèrement la tête alors que Tarja se retourna vers lui. Elle lui sourit et c'est elle qui répondit. Il ne veut pas parler? Oo

(Tarja) - Il a 19 ans... Comme le petit frère
(Tom) - Pourquoi il ne répond pas ?
(Tarja) - Attend un peu, vous êtes 4 mecs exposés au soleil, quasiment baraqué et torse nu... et j'oubliais... complètement cinglé ! Il ne vous connait pas et il n'est pas à l'aise en ce moment... Je le sens, il n'a qu'une envie, partir...


Bill baissa de nouveau sa tête et arrêta de bouger.

(Tom) – Je n'suis pas si musclé que ça, j'ai jamais fait de mal à une mouche, regarde toi et Eléonore, j'ai jamais touché à personne et on me rejette, j'aime plus personnes, nah ! U.U

Je m'assois en tailleur et crois les bras sur mon torse, bien décidé à bouder... Non, non, je fais semblant, 'faut pas s'inquiéter. J'entends Gustav parler :

(Gustav) - Venez-vous assoir au moins, hein... Vous allez plus avoir de jambes après...
(Tarja) - Oui... D'accord... Viens Bill ;)


Elle lâcha une de ses mains et garda l'autre pour l'entrainer avec elle. Elle le fit asseoir près de moi et elle de l'autre côté. Il s'asseya en tailleur, sans un bruit. Je sais que je ne suis pas crédible mais je le dis quand même,

(Tom) - Je boude U.U
(Eléonore) - Tom, arrêtes de faire le gamin...
(Tom) - Pourquoi toujours moi, hein, regardes ton copain, d'ailleurs, il est là-bas, tu devrais l'embrasser à l'heure qu'il est, tu ne crois pas ?


Je la regarde et sourit sadiquement tout en décroisant mes bras. Je commence à observer Bill de plus près, il est quand même beau de près, plus que de loin XD. Maquillé soigneusement, habillé près du corps et tout timide, ça par contre, c'est vraiment dommage, j'aimerais bien le connaitre... Tarja rejoint Andréas à 4 pattes alors que Georg s'étend de nouveau, bras au dessus de sa tête.

(Gustav) - Si tu as envie de dire quelque chose Bill, n'hésites pas ! On attend juste de pouvoir avoir le centre du chapiteau pour pouvoir installer nos tremplins pour aller s'amuser...
(Tom) - C'est vrai, dis-nous quelques choses, on veut entendre ta voix...


Je lui fais de tout petit yeux, personne n'y résiste, enfin j'espère que lui non plus... Mais comme réponse, j'ai droit à Eléonore qui me chatouille au niveau des hanches, endroit très sensible chez moi, et je sursaute

(Eléonore) - Tarja a bien dit... "Doucement", ok?
(Tom) - Mais c'est qu'une demande toute innocente T__T
(Gustav) - Bon, je sais ce qu'on va faire... On va lui montrer notre talent, il va observer et si il veut, participer :) Ca te va, Bill?


Celui-ci lui fait un petit signe de la tête de haut en bas.

(Tom) - Mais quelle idée de génie, en même temps venant d'un intello ça ne pourrait que réussir... Qui commence?
(Georg) - Faudrait déjà qu'on se lève et qu'on se bouge pour aller installer ce dont on a besoin -_-"


Je me lève et me retourne en tendant une main à ma s½ur et une autre à Bill, ben quoi ? Eléonore la prend s'en hésiter alors que ce n'est pas le cas pour notre nouvel ami. Il regarde ma main en hésitant. Après quelques minutes, il lève doucement la sienne, tremblotante et la pose dans la mienne. Sa peau est douce mais froide. Je le tire légèrement vers moi. Wow, il est extrêmement léger en plus. Une fois debout, et pour ne pas le gêner, je relâche sa main.

(Gustav) - On y va, ça y est les mamours sont finis, Tarja, Andréas ... ???
(Andréas) - Mmh... On suit...
(Georg) - Bah c'est sûr que vous suivez en restant assis, venez aussi nous aider


Andréas et Tarja se levèrent à leur tour. Eléonore lâcha ma main et se retourna pour nous regarder.

(Eléonore) - Bon, les jeunes... J'vous laisse travailler un peu... Je vais aller m'entraîner également ;)
(Tom) - D'accord ^^


Je lui souris et elle m'embrasse sur la joue avant de filer de l'autre côté. Quant à nous, on se dirige vers l'entrée arrière du chapiteau. Bill nous suit. Une fois près de notre matériel, Gustav et Georg s'occupe du tremplin alors que je prends notre espèce d'escalier avec Andy pour le placer au bon endroit.

(Tarja) - C'est bon?
(Tom) - Regarde toi-même hein
(Georg) - Bon, on s'échauffe les jeunes... Je ne veux pas de claquages !
(Tom) - 'Kay
(Georg) - Bill, tu peux t'asseoir là... Et si tu veux sauter pour te détendre, dis le bonhomme ;)
(Gustav) - T'as avalé le virus du grand frère?
(Georg) - Ta bouche ! Échauffes-toi !
(Tom) - J'suis d'accord avec Gustav moi !


Je pars courir en riant pour échapper au courroux du Yéti-Ge'. Tarja s'étire elle aussi, surtout au niveau de ses jambes. Après cinq bonnes minutes, nous nous arrêtons. Ah oui, et j'ai remis mon tee-shirt que j'avais pris soin de ne pas oublier dehors. Georg se place à un pas devant le tremplin, il me fait signe et se penche un peu pour que je puisse grimper sur ses épaules. Heureusement que je viens de me changer vite fait et que j'ai mit un jogging xD. Il me tient derrière mes mollets.

(Andy) - Tarja, Haut ou petit saut?
(Tarja) - Petit d'abord ;)


Gustav grimpe les échelons et s'apprête à sauter alors que Tarja se place sur le bord du tremplin, dos à Georg. Gustav saute et Tarja s'envole dans les airs. Elle nous fait une pirouette avant d'atterrir sur mes épaules avec grâce.

(Andy) - Super Tarja :)
(Georg) - Oh lieu de la féliciter pour ce qu'elle a l'habitude de faire, attrape la --'
(Gustav) - Il est fâché -_-"


Tarja sauta dans les bras d'Andy. Celui-ci la rattrape et il la dépose à terre. Nous enchaînons, plusieurs fois à la suite. Une fois Andréas, une fois Gustav qui saute mais on aimerait bien essayer quelque chose. On va essayer de faire venir Bill avec nous pour s'amuser un peu. Andréas et Tarja sauteront ensemble pour m'envoyer sur les épaules de Gustav, lui-même sur celles de Georg et Bill viendra sur moi. Pendant qu'Andréas monte déjà, je vais avec ma s½ur vers Bill. J'ai remarqué qu'il était déjà plus ou moins à l'aise avec elle. On arrive près de lui. Il lève la tête vers nous. Tarja lui fait un sourire rassurant et s'agenouille devant lui.

(Tarja) - Hey :) On voulait te demander si tu voulais quand même te joindre à nous... Les garçons veulent essayer une pyramide à quatre et tu serais tout en haut... Tu ne devrais pas avoir peur de tomber, c'est sur les épaules de Tom que tu te réceptionneras... T'en fais pas, il a l'habitude avec moi et il sait faire attention... Ce n'est pas la première fois qu'il se retrouvera au rang #3...

Je souris parce que Tarja lui parle vraiment doucement, elle n'a pas vraiment envie de le brusquer. Il se mord la lèvre inférieure puis se regarde un moment en baissant les yeux sur... son baggys. Cette fois, c'est moi qui interviens.

(Tom) - Ya pas de problème de ce point de vue là, j'te rassure... J'ai déjà sauté en baggys et Tarja, c'est une fois amusé à sauter sur mes épaules en jupe... J'te rattraperais... Il faut juste que tu es confiance en toi... D'accord...?

Il hésite un moment. Je tends ma main vers lui comme tout à l'heure alors que Tarja se lève et il fini par la prendre. Il se relève et nous l'entraînons vers les autres.

(Tom) - On a un nouveau poids-plume à faire sauter, vous y arriverez?
(Andy) - J'vous pas pourquoi on y arriverait pas ;)
(Georg) - Tant fait pas Bill, Andy te rattrapera ensuite, lui c'est le maître des rattrapages :)
(Andy) - T'es en sécurité avec nous :)
(Georg) - Aller, on s'place... Gus?
(Gustav) - J'suis là...


Georg se positionna, il s'agenouilla et Gustav monta sur ses épaules. A croire qu'on fait ça depuis qu'on est né, parce que Georg supporte nos poids sans broncher à chaque fois, même quand je dois encore rattraper Tarja une fois en haut... Je me place face à Georg, sur le rebord du tremplin et, Andy et Tarja grimpe en hauteur. Trois secondes plus tard, je suis sur les épaules de Gustav avec un grand sourire et sans l'avoir fait broncher. Il pose ses mains sur mes mollets pour me tenir, même si je n'ai pas vraiment besoin de ça... Allez, à Bill... Je regarde en bas et le vois hésiter encore un moment. Tarja le rassure une fois de plus et il se place sur le rebord du tremplin. Il souffle un coup... C'est la première fois qu'on fait ça, mais j'ai confiance en lui. Il se retourne un moment, me regardant et je lui fais un sourire rassurant. Tarja et Andy lui demande si il est prêt et il se retourne vers eux. Il les regarde et inspire un bon coup avant qu'Andy passe un bras derrière ma s½ur pour sauter en même temps...


Part. #2


Ils sautent tout les deux, envoyant Bill dans les airs. Celui-ci nous fait un magnifique salto arrière avant d'atterrir sur mes épaules. Par contre, c'est un vrai poids plume... Je dirais même qu'il pèse encore moins que ma s½ur.

[...]

Dix-neuf heure arriva et nous en avons profité pour se dire au revoir avant de regagner nos mobylhome ou caravane pour certain. En ce qui me concerne, je partage le mien avec Tarja. Il est assez grand pour nous deux, ya pas de problème à ce sujet. Les autres mecs de notre troupe s'en partage un et Eléonore est avec nos parents. La journée s'est très bien déroulée. Nous nous sommes exercés des dizaines de fois à sauter et, je pense même, que Bill a prit goût. D'ailleurs, parlant de lui... Je me demande où il va loger? Je regarde Tarja qui continue d'avancer vers notre mobile-home alors que lui, il s'est arrêté et regarde la rangé de logements sur roues qu'il y a devant lui.

(Tom) - Tarja ! Attends deux minutes s'il te plait...

Elle se retourne vers moi, surprise. Je lui souris mais ne tarde pas à lui montrer l'androgyne qui a l'air complètement perdu mais aussi...terrifier. Ma s½ur grimace avant d'aller vers lui en souriant faiblement. Elle pose une main sur son épaule et il sursaute, la regardant comme un jeune enfant qui allait être puni et placé au coin, à l'écart de tous.

(Tarja) - Ne t'inquiètes pas, j'te l'ai promis. Je ne te laisserais pas tomber.
(Bill) - Mais...
(Tarja) - Tsss, allez, viens avec nous ;)


Tarja le prit par la main et l'obligea à avancer en le tirant avec elle. Elle passa devant moi et alla vers notre mobile-home. Elle ouvrit la porte et rentra avec Bill alors que je les suivis. Elle l'invita à s'asseoir à la table alors qu'elle s'affairait déjà à sortir 3 verres du placard avant de prendre le coca et de remplir les contenants. Je m'installe devant Bill et pour s'amuser, ma s½ur s'assoit sur une de mes jambes.

(Tarja) - Alors... J'ai pensé à quelque chose avec Eléonore. D'abord, Bill, tu dormiras ici. Du moins, dans ce mobile-home... En compagnie de Tom et moi... Ensuite, vu que Tom à le lit au dessus de la cabine de pilotage, mais comme il devient trop long (sourit), il faut qu'il chance. Ainsi que je te vois mal y dormir aussi vu que tu es aussi grand que lui. Je vais dormir là haut... et vous deux, vous vous partagerez le lit double au fond... Ok? :)
(Tom) - Euh... Ouais... Enfin, si ça ne te dérange pas, Bill... Moi je suis d'accord pour qu'on partage ce lit.
(Tarja) - En vérité, je te voyais mal dormir avec moi aussi... Je peux devenir très collante la nuit... Alors, je préfère que tu dormes avec Tom, d'accord?


Bill nous regarda à tour de rôle. Il hésitait mais face au sourire rassurant de Tarja et à son attitude de grande s½ur envers lui. Il fini par céder et accepta de bien vouloir dormir avec moi. Je ne sais pas quelle est la promesse qu'il a faîte avec Tarja, mais l'air complètement perdu tout à l'heure, je n'ai pas aimé ça. De toute façon, maintenant, Bill fait partie de la famille. Une chose est sûr, il n'aura pas le temps de s'enmerder avec nous.

[...]

Cela fait une semaine que l'androgyne vit maintenant avec nous. Ce soir, nous avons notre première représentation depuis son arrivée. On est tous très excité. A peine réveillé, je me suis levé pour ne pas le réveiller. Heureusement, je ne dois pas passer sur lui, vu qu'il dort du côté du mur. J'arrive même à me demander si il n'a pas de nouveau peur de moi, vu sa façon de coller le mur. Il doit bien y avoir 6o-7o centimètres entre nous. Une fois debout, je vais prendre ma douche avant de m'habiller d'un jogging et d'un tee-shirt pas trop large.

Nous avons l'habitude avec les autres de courir chaque matin de représentation. Ca nous permet de nous évader d'une certaine façon. Et puis, on ne peut pas dire qu'on n'a pas de stress une fois que l'heure arrive, ce n'est pas vrai ! Il faut toujours avoir une boule d'adrénaline, sinon, on se croirait trop confiant, et ce serait le désastre. Je sors de la petite salle de bain et j'ai à peine fermé la porte qu'on me saute sur le dos. Je souris.

(Tom) - B'jour Tarja ;) Bien dormi?
(Tarja) - Parfaitement !


Je souris de nouveau avant qu'elle ne me relâche et descende. Je la laisse passer et elle s'empare de la salle de bain. En attendant, je vais préparer le petit déjeuner pour nous trois. Bill ne tarde pas à se réveiller à son tour, et à se lever. Les cheveux légèrement en broussaille, il murmure un vague bonjour. Il y a de quoi rire avec lui parce que tant qu'il n'a pas prit sa douche pour se réveiller, il est dans le brouillard.

Au bout de dix minutes express, Tarja sort de la salle de bain, saluant Bill au passage avant de venir s'asseoir à table. Elle porte un 3/4 noir suivit d'une blouse assortie de la même couleur. Elle s'assoit en indien et attrape un sandwich sur la table. Je m'assois en face d'elle alors que Bill est partit dans la salle d'eau.

(Tarja) - Dis-moi, tu as prévenu Bill?
(Tom) - De? Oô
(Tarja) - Que nous courons chaque matin, tiens ><
(Tom) - Euh... Non... Je pensais que tu l'avais fait =S
(Tarja) - Mmh... Ca peut toujours lui faire plaisir de venir avec nous. Il pourra aussi se dépenser en courant. Et puis, vu qu'on forme une équipe, je n'ai pas l'intention de le laisser à l'écart.
(Tom) - Tu as raison ! Nous n'avons qu'à lui demander quand il sortira pour nous rejoindre...
(Tarja) - Oui!


Un bon quart d'heure plus tard, l'androgyne sortait de la salle de bain alors que nous étions toujours en train de discuter. Je me pousse un peu pour lui laisser de la place et il vient s'asseoir, toujours prudemment à mes côtés. Il se sert à manger et à boire.

(Tarja) - Bill ?

Il releva la tête vers elle, stoppé en pleine action ce qui me fit sourire discrètement. Il la regarda. Elle le rassura d'un sourire.

(Tarja) - Est-ce que tu aimes courir? Si c'est le cas, je te propose de venir avec nous. Tous les matins, avant les représentations, nous partons courir pour nous libérer un peu l'esprit. Ca t'intéresse?
(Bill) - Euh... Oui, si tu veux...


Une chose qui a nettement changer avec Bill depuis notre première rencontre, c'est qu'il ose enfin parler. Pas pour crier sur tout les toits, mais il s'exprime. C'est déjà un bon point pour lui. Une heure plus tard. On est tout les trois en tenue adéquate et nous sortons de notre mobile-home. Eléonore nous attendait dehors avec les autres. On lui sourit. Elle vient également courir avec nous. De toute façon, tout le monde l'a compris depuis longtemps, je suis très lié avec mes s½urs et ce n'est pas maintenant que ça changera. On se salue tous, accolade amicale et embrassade pour d'autre avant de commencer à marcher vers l'extérieure du cirque.

(Georg) - Où allons-nous courir aujourd'hui?
(Andréas) - J'ai repéré un bois, pas très loin... On peut y aller... En plus, il fait bon ^^
(Tarja) - Oui, c'est une bonne idée... Ca nous changera de la ville... Allez, on y va tout le monde !


Elle sait comment motiver ses troubles la frangine. On sourit et nous commençons à courir. Nous arrivons rapidement à la l'orée des bois. Il a l'air immense d'ailleurs, mais c'est surtout impressionnant. On franchit la lisière des bois et nous recommençons à courir. On court, on s'amuse, on rit. On a tous une très bonne condition physique, alors on ne doit pas s'arrêter à cause des points de côté et puis, si on n'aurait du le faire, tout le monde s'arrête alors. On ne laisse jamais quelqu'un derrière lui. Excepté aujourd'hui, enfin, presque. Ayant un lacet de défait, je m'arrête. Les autres le remarquent très vite et s'arrête à leur tour.

(Tom) - Continuer de courir, je refais mon fichu lacet et j'vous rattrape ! ;)
(Gustav) - T'es sûr?
(Tom) - Oui oui !
(Bill) - Si... Si vous voulez, je reste avec lui?


Eléonore est un peu surprise de son offre mais fini par accepter, aussi bien que les autres et ils reprennent leur chemin, me laissant avec Bill. J'en profite pour refaire ce maudit lacet tout en m'agenouillant.

(Tom) - Ca va? Pas trop fatigué?
(Bill) - Non, pas du tout...
(Tom) - Tant mieux... On y retourne alors? :P
(Bill) - Pas de problème !


Je me relève et on recommence à courir. Excepté que j'aurais sûrement du regarder où je mettais les pieds ou alors, lever ceux-ci car, en rien de temps, je me retrouve à terre. Je viens de me prendre le pied gauche dans une souche. Ca fait atrocement mal. Bill s'agenouille devant moi.

(Bill) - Ca va? =S
(Tom) - Je ne dirais pas que je pète la forme... Non, j'pense que je me suis tordue la cheville...
(Bill) - Mince... Ils doivent être loin maintenant... Je ne peux pas te laisser là comme ça... Tu peux marcher?
(Tom) – Je n'parierais pas là dessus...
(Bill) - Je... J'vais t'aider...
(Tom) - T'en fait pas... J'vais envoyer un message à Tarja pour lui dire que j'vais rentrer un peu plus tard... J'ai l'habitude de me débrouiller ;)
(Bill) - Mais... moi, je... enfin...
(Tom) - Je t'oblige pas à retourner tout seul, t'en fais pas... D'ailleurs, je serais nettement rassuré si tu restais... ces bois ont l'air immense et doué comme je suis, j'me perdrais...alors ce soir, je...
(Bill) - Attends, tu ne comptes pas sauter comme ça quand même?! Oô
(Tom) - Pourquoi pas?
(Bill) - Attends, tu viens de te tordre la cheville ! Alors non, il faut te soigner... tu ne pourras pas sauter ce soir... Tu n'auras même pas d'équilibre !
(Tom) - Mais, et le saut à 4?
(Bill) - Quand tu seras rétabli ou alors... Je ne saute pas !
(Tom) - Bon... Vu qu'à mon avis, tu ne changeras pas d'avis...et que je suis sûr que tu es capable de rallier mes s½urs contre moi... Ok, j'me tiendrais à carreaux é_è
(Bill) - Viens, je vais t'aider...
(Tom) - Je suis bien plus lourd que toi, moi -_-"
(Bill) - Ce n'est pas pour ça que je n'ai pas la force nécessaire !


Il me sourit, ce qui est bien une première, et il se relève. Il me tend ses mains. Je les prend et il me tire pour me relever. Je suis debout, ok, mais maintenant? Je n'arriverais pas tout seul au cirque...et rien qu'à effleurer le sol, ça me fait mal. Je soupire et avant que je n'ai le temps de dire quoi que ce soit d'autre, Bill passe un de mes bras autour de ses épaules et passe, lui-même, un bras dans mon dos.

(Bill) - Je pense qu'il y a moyen qu'on arrive avant la représentation ;)
(Tom) - J'espère pour toi ! xD



Part. #3


...


[A. S.U.I.V.R.E.]

# Posté le mardi 06 janvier 2009 17:00

Modifié le samedi 24 janvier 2009 14:38

○•○ (#59) Loin des yeux, loin du coeur ○•○

○•○ (#59) Loin des yeux, loin du coeur ○•○
Genre:: yaoï, lime, romance, ...
Auteur:: © Za

Sur une idée d'3ll3; j'espère qu'il te plaira...
Et je fais un petit cadeau, vu qu'il y a longtemps que j'en ai posté un en entier, celui-ci l'est :P
Bonne lecture =)

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Ils ont 18 ans depuis 4 mois, le premier Noël qu'ils puissent fêter en tant qu'« adulte ». Ils? Oui, ce sont deux amis de longues dates, très longues dates. Leurs mères se connaissaient déjà avant la naissance. Ils sont inséparable, toujours fourré à deux, chez l'un ou chez l'autre. Quand vient l'heure de dormir, c'est d'ailleurs difficile de les séparer et il leur est arrivé plus d'une fois de dormir avec l'autre. Une amitié comme celle-là, personne n'en a jamais vu. Liés comme les deux doigts de la main, même, ils sont soudés !

En fait, si, ils sont séparés huit heures par jours car tous les deux, ils ne vont pas dans la même école supérieure. L'un apprend les ficelles du métier de musicien alors que l'autre s'est lancé dans l'art graphisme. Or, même avec les boulots et les travaux à rendre peut de temps après, ils étaient toujours collé l'un à l'autre, donnant leurs avis sur les projets de l'autre. Un avis qui compte beaucoup et même, plus que tout. Ces deux personnes, ce sont deux garçons, d'un jour de différence. Un dreadé, le plus vieux, et un androgyne. Tom & Bill.

Seulement voilà, leur vie a basculé. Cela devait être trop beau pour être vrai et celui qui en souffre le plus en ce moment, c'est le dreadé. En ce moment, il est sur son lit, ses bras plié derrière la tête, jambes écartées. Il fixe le plafond sans but précis. Son meilleur ami lui manque, bien plus qu'il ne pourrait le lui avouer. Il soupire et se retourne violemment, enfuyant sa tête dans son oreiller et hurlant à se casser la voix.

Mais, pour comprendre sa détresse, il faut remonter quelques mois en arrière...

Flash Back

Les deux garçons sont dans la chambre de l'androgyne. Tom est assis sur le lit, sa guitare sur les genoux alors que Bill est assis par terre, occupé de dessiner deux personnes - leur ressemblant étrangement - assises sur un banc dans un parc. La musique de l'instrument résonne et fait également office de bruit de fond. Tom bat la mesure avec son pied, tout en étant emporté dans sa musique. Il sourit, une fois encore, il a l'intention d'embêter son ami. Il continue de jouer mais lève son pied et pousse son ami. Celui-ci sourit, se laisser aller - sûrement l'habitude - avant de se remettre droit et de reprendre son dessin mais Tom ne s'arrête pas là et continue de le pousser, si bien que l'androgyne doit poser ses affaires.

Il continuera plus tard. Il lève ses yeux vers Tom avec une lueur de défi. Ce dernier, qui avait arrêté de jouer, pose sa guitare, sur le sol à côté de lui, laissant à Bill les secondes qu'il fallait pour qu'il se mette accroupi et en position d'attaque. Un sourire complice est échangé et le plus jeune saute sur son meilleur ami, l'étalant sur son lit, prêt à lui faire subir le pire châtiment qui soit, les chatouilles.

L'androgyne, à califourchon sur les hanches du dreadé, commence effectivement à la chatouiller. Tom se débat, essayant de faire valser Bill à l'autre bout du lit, mais ce dernier s'accroche et continue. Ils rigolent tout les deux, si bien qu'ils n'entendent pas la mère de Bill les appeler et quelques secondes plus tard, elle frappe à la porte.

Les garçons n'ont rien à lui cacher et ils lui permettent d'entrée entre leurs rires. Ce qu'elle fait. Son sourire apparait quand elle les voit comme ça sur le lit de son propres fils. Quoi que depuis 17 ans, les deux jeunes hommes ont l'impression d'avoir deux mères, toutes les deux prennent soin d'eux à tour de rôle. Elle hésite un instant à "casser" ce moment de bonheur mais elle doit leur parler. Elle avance doucement, évitant les pieds du dreadé, toujours en train de se débattre sous les chatouilles du plus jeune. Elle les regarde s'amuser comme des enfants de 5 ans. Elle toussote, essayant d'avoir leur attention.

- Hum... Les garçons ?

Tout les deux se stoppent précipitamment, chatouilles comme les rires, et tournent la tête vers elle. Ils ont gardés le sourire. Tom se relève, en appuis sur ses coudes, alors que Bill se tourne légèrement vers sa mère, restant à califourchon sur son ami.

- Il y a un problème maman?
- Non, pas du tout... Je voulais juste vous parler de quelque chose...
- On t'écoute...

Ils se regardèrent un moment tout les deux avant que Bill ne se relève et s'assoit sur le lit, en indien. Tom se releva et fit de même. L'un à côté de l'autre, ils regardèrent la mère de l'androgyne.

- C'est quelque chose de grave?
- Non, pas du tout ;) En faite, vous serez bientôt trois, les enfants...
- Trois? Oo
- Oui, je... Je suis enceinte de 3 mois...
- Waouh =)

Fin du Flash Back

Une nouvelle qui aurait du les réjouir tout les deux. Sur le coup, oui, parfaitement... Mais plus le temps passait, plus le dreadé démoralisait. Son meilleur ami n'en avait plus que pour ce bébé qui allait naître. Il ne parlait que de ça, à tout le monde. Même lors de leurs petits moments à deux, il ne parlait que de ça, si bien que Tom en a eu tellement marre, qu'il est parti... Alors qu'ils se promenaient au parc, Tom s'est énervé...

Flash Back

L'androgyne vient de passer prendre Tom à son académie de musique. Il finissait plus tôt parce que d'habitude, c'est toujours l'inverse. Ils ont décidé, d'un commun accord d'aller marcher un peu, en direction du parc. Bill recommence à parler du futur nouveau-venu. Tom soupire et repère un banc où il se laisse tomber une fois tout près, Bill le regarde et le suit.

- Tu sais, je suis sûr qu'on pourra vraiment bien s'amuser, puis, il ou elle sera là, et se sera encore mieux... J'me demande vraiment si c'est une fille ou si c'est un garçon... T'en pense quoi toi?... Moi j'aimerais bien une petite s½ur... Toi, j'pense que c'est un petit garçon que tu voudrais... tu pourrais lui apprendre la guitare et puis...
- STOP !

L'androgyne sursaute et regarde Tom, ahuri, se demandant ce qu'il lui prend. Tom se masse les tempes avec ses index, il en a vraiment eu marre. Il n'en peut plus, c'était de trop... Il ne supporte plus Bill et ça, c'est bien la première fois. Il se relève et se pose devant la personne qu'il pensait son meilleur ami...

- J'en ai marre, Bill ! Tu ne fais que me parler de ce futur petit frère ou petite soeur qui va naître dans deux mois ! Merde quoi... Ya autre chose dans la vie que ça... Tu me gonfles, tu comprends... Je ne me suis jamais énervé devant toi... Surtout à cause de toi mais là, tu m'as cherché ! J'crois que j'vais rentrer et pas la peine de me suivre ! Tu n'as qu'à repenser à ce que je viens de te dire ! Salut Bill !

Tom tourna les talons en reprenant son sac de cours qu'il lanca sur son épaule et partit, toujours aussi en colère contre son meilleur ami. Il avait eu besoin que ça sorte, même si voir la tête de Bill, voir cette éclaire de tristesse passer sur son visage n'était pas ce qu'il aurait voulu voir. Il voulait qu'il comprenne ce qu'il avait fait... Mais il n'aurait pas su garder son calme. Une fois dans leur rue, Tom arriva bien vite devant chez lui. Il se retourna, une fois sur le palier de sa main et regarda la maison en face de lui, c'était là qu'habitait Bill. Il soupira et rentra. Il claqua la porte et se réfugia, le plus vite possible, en courant, dans sa chambre, avant qu'il ne s'effondre sur son lit.

Fin du Flash Back

Tom se souvient très bien de ce moment, on oublie jamais les premières fois dans sa vie et celle-là, c'était la première fois qu'il s'était disputé, ou plutôt, qu'il s'était engueulé avec Bill. Le soir même, Bill était venu chez lui, la mère de Tom lui avait ouvert, mais celui-ci était dans sa chambre, porte fermée à clef et il ne lui ouvrit pas, il avait besoin d'être seul, même, si il n'avait jamais aimé la solitude vis-à-vis de Bill.

Le seul moment où il se sentait bien, c'était lorsque Bill était là, c'est-à-dire, tout le temps... Or, il n'avait pas voulu céder et Bill était retourné chez lui. Tom ressentait déjà une énorme tristesse et il aurait voulu lui courir après, lui hurler qu'il s'excusait de lui avoir crié dessus mais son corps ne lui répondait plus.

Cette situation dura deux longs jours. Deux jours où Tom évita Bill comme la peste. Il ne voulait pas céder et il savait que s'il le voyait, ça serait le cas. Il préféra partir un peu plus tôt le matin, et ne pas traîner devant les grilles de son académie pour être sûr de ne pas tomber sur Bill et le soir, il marchait à la vitesse d'un escargot avant de faire un énorme détour pour arriver chez lui. Il espérait que Bill ait compris son erreur, il le voulait tellement.

Cette sensation de vide au fond de lui ne fessait qu'empirer au fur et à mesure qu'ils ne se voyaient pas ou qu'ils ne passaient plus du temps ensemble. C'est deux jours furent terrible pour l'un et l'autre. Aucun d'eux n'eut envie de travailler. La guitare resta sur son pied et les croquis inachevé restèrent sur le bureau, bien rangé. Jusqu'au moment où Bill essaya de prendre son courage à deux mains pour affronter son ami. Or, ne sachant pas si celui-ci lui ouvrirait, il préféra lui téléphone...

Flash Back

Tom est assis dans le coin de sa chambre. Il a ses jambes repliées contre lui. Depuis ce matin, il n'a mangé qu'un simple croisant. Il n'a même plus d'appétit. Nul doute, leurs parents respectifs doivent se faire du souci. Il regarde par la fenêtre. De son lit, s'il ferait pareil, il verrait la fenêtre de la chambre de son meilleur ami, ce qui l'enfoncerait un peu plus dans sa déprime. Il enfuit sa tête dans ses mains avant de soupirer fortement. Ca doit bien faire une heure qu'il est à terre, et pourtant, il ne ressent aucun mal de fesses ou d'engourdissement, tellement il serait ses jambes contre lui.

La sonnerie de son téléphone résonne. Ca doit encore être un de ses camarades de classe qui voudrait savoir où il en est dans la composition de leur nouvelle chanson, même comment voulait vous composer quand vous n'avez pas le moral, quand vous passer votre journée à déprimer, à repenser au mot qui vous avez lâcher à la personne que vous tenez le plus au monde, que vous l'avez blesser. Il met un temps énorme à se relever, laissant la circulation de son sang reprendre son court dans ses membres inférieurs.

Il pose une main sur son bureau, s'aidant à avancer, jusqu'à son lit. Il s'assoit sur le bord de celui-ci et attrape son GSM sur sa table de nuit. Il regarde d'abord qui a l'audace de l'appeler en plein moment de détresse, mais son c½ur ratte un battement en voyant le nom s'afficher. Le nom de son voisin. Il hésite mais il n'en peut vraiment plus, il veut entendre sa voix. Il décroche après un moment et porte le portable à son oreille.

- Tom...?... Tom, s'il te plait... Ne raccroche pas d'accord... Je ne veux pas que ça continue comme ça... Je ne fais plus rien à part rester enfermé dans ma chambre et être sous ma couette... C'est trop dur sans toi... Je ne veux pas que ça continue comme ça... J'ai besoin de toi moi... J'voudrais tant te revoir, passer un moment avec toi... et si j'parle trop, j'te jure que j'le ferais plus... T'as parfaitement raison de m'engueuler, j'ai compris ce que ça à du te faire mais s'il te plait, laisse moi une deuxième chance, j't'en supplie... Tom...? é__è
- Je peux parler?
- Désolé...
- Tu as raison, ça ne peut plus continuer comme ça. Qu'on soit à ce point là séparer, sans se voir et encore moins se parler, c'est horrible. Ne plus t'entendre, c'est encore pire...
- Laisse-moi venir, s'il te plait...
- ... La porte est ouverte... Je t'attends...
- Merci...

La conversation ne dura pas plus longtemps et la tonalité résonna. Tom posa son gsm sur sa table de nuit, au même endroit qu'il l'avait prit et se releva. Il souffla un coup avant d'attraper un gros élastique qui trainait sur son bureau pour attacher ses dreads, qu'il laissait pendre depuis le matin. Il entendit la porte de sa maison se refermer et des pas dans l'escalier suivirent peut après, des pas tout de même hésitant. Quelques secondes passèrent avant qu'une main frappa doucement à la porte de sa chambre. Il eu un petit sourire avant de s'approcher de la porte. Il avait du vraiment faire peur à Bill pour qu'il soit aussi hésitant vis-à-vis de lui, ce qui effaca le faible sourire de Tom à cette pensée.

Ce dernier ouvrit la porte de sa chambre, et trouva un Bill tout penaud derrière sa porte, les bras à moitié croisés, en vérité, il ne savait pas comment se tenir. Tom l'observa avec une énorme boule au niveau de l'estomac. Bill ne savait pas quoi faire ou comment réagir sans, de nouveau, avoir un Tom énervé face à lui. Seulement, le dreadé fut le premier pas et le pris dans ses bras.

Il le serra contre lui et l'androgyne ne tarda pas à rendre son étreinte, enfuyant sa tête dans son cou en humant son odeur, parfum ou simple odeur de sa peau. A vrai dire, ils avaient tellement eu peur de se perdre ou que cette séparation fut encore plus longue que maintenant qu'ils étaient face à l'autre, tout était réellement passé, ils avaient besoin de réconfort.

Ils restèrent un long moment comme ça avant de se mettre sur le lit. Tom s'allongea et tendit ses bras vers son ami. Bill ne tarda pas à s'y réfugier et à se coucher contre lui, collé à lui. Ils fermèrent les yeux tout les deux et tout recommença comme avant le pétage de plombs du plus vieux. Les premiers heureux de cela après eux-mêmes, furent leurs parents. Content de retrouver leur enfant souriant.

Fin du Flash Back

Les deux mois avant la naissance de la petite s½ur - Oui parce que Tom a quand même était au courant du sexe de l'enfant - se sont passé comme si rien ne s'était passé. Ils reprirent leurs travaux, leur inspiration revenue ainsi que leur motivation. Des dessins se finirent, tout comme des partitions se remplirent. Mais la crise recommença...

Flash Back

Un mois après la naissance de Mégan, la petite s½ur de Bill. Celle-ci demandait beaucoup d'attention et sa mère était fatiguée. Bill se proposait de plus en plus souvent pour la garder, il était adulte maintenant et il pouvait le faire. Il restait ses soirées chez lui, à garder sa petite s½ur, mais aussi, à délaisser son meilleur ami. Il ne sortait plus, évitait même de traverser la rue pour se rendre chez Tom. Or, ce dernier souffrait de ce manque. Il n'en pouvait de nouveau plus. Un samedi soir, il téléphona à Bill. Celui-ci ne tarda pas à décrocher.

- Salut Tom ! =)
- Bill...
- Il y a un problème...? Oô
- J'aimerais juste... Tu crois que tu serais d'accord pour qu'on se rende ensemble, à la nouvelle année au lycée? A la petite soirée qui est organisé?
- Oh... =S
- S'il te plait Bill...
- J'suis désolé Tom... Je ne peux pas... Tu sais Mégan a une angine et je...
- Laisse tombé, j'ai compris !

Tom raccrocha de rage et envoya son téléphone à l'autre bout de la chambre.

Fin du Flash Back

Cela s'était passé ya une semaine et aujourd'hui, il était le jour de Noël. Le premier Noël qu'ils auraient pu passer en tant qu'adulte tout les deux, mais voilà, Bill en avait décidé autrement. Comme toujours d'ailleurs. Le plus vieux des deux craquait encore plus que la première fois où il s'était énervé. Il ne supportait pas de ne pas avoir Bill avec lui ou à côté de lui, de ne plus pouvoir le voir, lui parler... Et tout ça, c'était la faute de Mégan. Un petit monstre d'un mois lui piquait son meilleur ami.

Tom s'étonnait tout seul; le voilà jaloux d'un bébé. Il était extrêmement jaloux de Mégan, la petite s½ur de Bill parce qu'elle obligeait ce dernier à rester avec elle. Il n'en revenait pas. Et pourtant, ces derniers temps, il savait bien qu'il se passait quelque chose d'étrange. Étrange dans le sens qu'il ressentait plus que de la simple amitié pour son meilleur ami. Un sentiment qu'il était sûr d'avoir déjà ressentit pour lui, mais qui ne s'était jamais manifester. Ce sentiment n'était autre que... de l'amour.

C'était incroyable, insensé même. Comment être jaloux d'une si petite chose. Il n'était pas rancunier, surtout pas avec Bill, mais là, il ne pouvait pas se montrer en face de lui, la tête haute alors qu'il aurait pu avoir des envies de meurtre envers la petite Mégan. Il attrapa de nouveau son oreiller et recommença à hurler. Cela fessait une semaine qu'il était en vacance, leurs dernières vacances de Noël avant d'aller à l'université et voilà qu'ils n'en profitaient pas.

Tom n'était pas sorti de sa chambre depuis qu'il avait eu Bill au téléphone. Celui-ci n'était même pas venu le voir et ça n'allait sûrement pas aller en s'arrangeant, il y a une heure de ça, l'androgyne l'avait appellé, seulement cette fois, il n'avait pas eu l'intention de céder et il l'avait envoyé à son tour sur les roses. Une décision qu'il regrettait maintenant.

Il se releva, fit quelque pas dans sa chambre avant attraper sa guitare sèche posée près de son lit et de se rasseoir sur celui-ci. Il regarda par la fenêtre, les rideaux de la chambre d'en face était fermés. Il soupira et commença à jouer un peu de mélancolie mais ses idées noires furent bien vite de retour et il profita d'être seul chez lui pour opter prendre la guitare électrique. Il brancha celle-ci sur l'ampli, qu'il alluma à un haut niveau avant de se remettre où il était. Il laissa ses doigts voyager et pincer les cordes de son instrument.

Si bien qu'il n'entendit pas sonner, ni la sonnette de sa porte d'entrée, ni son téléphone fixe, et encore moins son GSM. Il voulait se défouler. Il en avait tellement besoin. Il était perdu dans ses sentiments. Perdu à l'idée de ressentir ce genre de chose pour Bill. Celui-ci lui manquait déjà en temps normal alors il ne valait mieux pas rajouter ça...

La musique, si on peut appeler ça musique, résonnait tellement fort qu'il n'entendait même pas qu'on s'énervait sur sa porte, qu'on frappait à avoir sa paume de main rouge ou à s'en faire mal aux poings. Il fini par entendre le boucan - on aurait bien défoncé sa porte - quand il se calma un peu. Il sursauta quand il arrêta complètement pour entendre qu'on frappait à la porte de sa chambre. Il fut obligé de se lever, vu que sa porte était fermée à clef. Il posa sa guitare sur son bureau et coupa l'ampli. Il alla vers sa porte, il eut à peine le temps de faire le tour de clef que la porte s'ouvrit à la volée.

- TOI ! è_é

L'agressivité qui traversait la voix de son cher voisin d'en face, le fit sursauter. Bill rentra dans sa chambre et poussa Tom. Celui-ci recula de trois pas. Il ne reconnu même pas son meilleur ami devant lui. L'androgyne posa ses mains sur ses hanches et fit face à son ami.

- J'te déteste Tom ! Ca fait 1/2 heure que j'essaie de t'appeler ! Une demi-heure que je sonne et que tu me laisse dans le vent. Que tu refuses mon invitation à sortir, d'accord... Mais arrête de t'en prendre à elle ! Je ne t'ai jamais délaissé ! Oui, d'accord, ces derniers temps, je suis partagé entre elle et toi... Mais ce n'est pas parce que j'ai refusé UNE chose que tu dois rester comme un imbécile dans ta chambre ! Fais pas cette tête là, tu n'as que ce que tu mérites après m'avoir poussé à bout ! J'en ai marre de tes caprices, t'aurais quelqu'un à t'occuper, tu ferais pareil, non, toi, ça ne te va pas... Je comprends plus là... Faut vraiment que tu m'explique pourquoi parce que moi...

Tom ne lui laissa pas le temps d'hurler ou de crier d'avantage, il se rapprocha de Bill, saisi son courage, du moins, ce dont il était capable et posa ses lèvres sur celle de son meilleur ami. D'abord, Bill fut tellement surpris, qu'il sursauta mais ne fit rien contre, c'est seulement après une dizaine de secondes, quand il se ressaisit qu'il repoussa Tom et posa le bout de ses doigts sur ses lèvres, regardant le dreadé avec étonnement...

- Qu'est ce que...
- Je suis désolé, Bill... Voilà ce qui me passe par la tête depuis un moment, voilà pourquoi je suis si désagréable ces derniers temps... T'as tout le droit de me détester, de toute façon, maintenant, tu connais la vérité !


Bill s'approcha doucement de Tom. Il s'agenouilla d'abord devant lui. Tom n'avait pas l'intention de s'excuser. Ce qu'il avait fait, il le voulait. Il avait peut être était trop brusque, mais il l'avait fait. Il avait pris le dessus sur son corps et avait laissé son c½ur agir.

- Tom, je...
- Attends, avant que tu ne t'enfuis de ma chambre en courant, faut que j'te le dise... Si je l'ai fait, c'est parce que j'en avais envie. Si tu uas eu droit à mes crises, c'est parce que je commençais sérieusement à être jaloux de ta petite s½ur, je commençais vraiment à me demander si j'te récupèrerais un jour. C'est comme ça que j'ai remarqué que je ne ressentais plus que de la simple amitié pour toi. Bill, je suis complètement dingue de toi, comme un drogué à besoin de son héroïne ou un fumeur de sa dose de nicotine. Je crois que j'ai toujours ressenti ça au fond de moi, mais que je n'ai jamais voulu me l'avouer... Mais je ne te retiens pas, tu as même le droit de me hurler dessus ou de me balancer une gifle ou une droite... Si ça te fait plaisir... Seulement, saches que je ne te lâcherais pas et que je n'ai plus l'intention de me cacher ces sentiments-là !


Le dreadé émit un nouveau soupire avant d'enfuie ses yeux chocolat dans ceux de son homologue. Bill l'avait laissé parler, sans l'interrompre. Il fini par poser une main froide sur la joue de Tom. Celui-ci ferma les yeux, attendant sa sentence qui arriva rapidement. Seulement, ce n'était pas ce qu'il s'était imaginé. Au contraire, il senti une paire de lèvres qui ne lui était plus inconnue, se poser sur les siennes.

Il ouvrit quelques secondes les yeux, juste le temps de se rendre compte qu'il ne rêvait pas avant de les refermer. Bill se releva doucement, sans quitter les lèvres du plus vieux et il s'assoit sur les genoux de ce dernier qui en profita pour poser ses mains sur les hanches de l'androgyne. L'embrasser une première fois avait réveillé les mêmes sentiments chez Bill, qui lui non plus, n'avait pas l'intention de se mentir et de renier cette chose si belle à ses yeux.

Tom passa ses mains sous le tee-shirt de son meilleur ami, les posant dans son dos. Bill soupira d'aise avant que sa langue ne rejoigne celle de Tom pour encore plus de sensation. Mais le baiser n'était pas la seule chose dont ils avaient envie en ce moment, ils désiraient tellement plus, et sur ce point, ils étaient d'accord. Tom remonta ses main, emportant le tee-shirt de l'androgyne avec lui, ayant l'intention de le lui enlever, ce qu'il réussi à faire sans mal, excepté la petite plainte de Bill lorsqu'ils furent obligé de séparer leurs lèvres.

Lèvres qui ne tardèrent pas à se rejoindre avec fougue et amour pour se séparer de nouveau au passage du deuxième tee-shirt, large cette fois. Les mains de Tom caressaient le dos de l'androgyne alors que celles de Bill, caressait le cou de Tom du bout des doigts. Le plus jeune poussa son partenaire pour qu'il s'allonge, restant à califourchon sur lui. Ils étaient tout deux devenu de vrais accro aux lèvres de l'autre, se lâcher n'était même pas prévu.

Les minutes passèrent. Deux heures et demie passèrent... Tom était allongé, un bras croisé derrière sa tête et souriait comme un idiot, mais un idiot heureux, et Bill était près de lui, couché sur son flan, sa tête sur son épaule. Il dessinait des arabesques sur le torse imberbe du dreadé. Le moment qu'ils venaient tout deux de passer était indescriptible, tellement cela avait était intense pour eux.

Il fessait calme dans la chambre, calme mais ce silence ne dérangeait ni l'un ni l'autre. Ils étaient heureux. Tom posa ses lèvres sur le haut de la tête de Bill et réussi à obtenir un sourire de celui-ci.

- Tu sais quoi, Bill? J'aurais jamais pu espérait meilleur cadeau de Noël de ta part...
- Hum... Je pourrais dire la même chose pour toi...


Ils se sourirent de nouveau avant qu'une sonnerie ne vienne interrompre ce moment de pur bonheur. Cette sonnerie provenait du GSM de Tom. Celui-ci tendit un bras vers sa table de nuit pour s'en saisir alors que Bill posa ses lèvres sur son torse, déposant quelques baisers par ci par là. Tom regarda qui avait le culot de les déranger. Il s'étonna en voyant son appelant.

- Bill...? C'est ta mère...
- Ow.... Ca doit être parce que j'ai éteins le mien et qu'elle doit se douter que je suis avec toi...


Tom lui sourit et lui tendit le GSM. Avant de décrocher, Bill se hissa vers lui et l'embrassa chastement. Il porta ensuite le portable à son oreille, tout en souriant.

- Oui, maman? =)
- Bill? Ah enfin, mais où...enfin non, tu es avec Tom. Je suis contente que vous vous reparlez, mais est-ce une raison de couper ton téléphone?!
- Non, pas du tout...Excuses-moi...
- Ca va, il n'y a pas mort d'homme... Par contre, tu voulais être prévenue pour le bain de Mégan, alors, voilà, elle est réveillée et n'attend que toi, ne tarde pas trop...


Tom entendait la conversation, sûrement du au calme de la pièce. Il soupira tout en fermant les yeux. Voilà, sa rivale directe lui reprenait déjà Bill. Il rouvrit les yeux et fixa le plafond de sa chambre, entendant Bill prononcer son prénom en murmurant mais il ne bougea pas. Il n'écouta même plus la conversation entre son androgyne et sa mère. Il vit le bras de Bill passer au dessus de lui pour sûrement reposer le téléphone sur la table de nuit.

Nouveau soupir avant de commencer à parler.

- Vas-y, on t'attend... J'ai l'habitude de toute manière...
- Qu'est ce que tu peu être ridicule quand tu veux?! Tu crois vraiment que je vais t'abandonner maintenant?
- Mais...
- Tsss... Mégan saura se passer de moi jusqu'à demain soir, voir même après-demain... A partir de maintenant, j'ai une autre priorité dans ma vie... Une personne que j'aime plus que tout et dont je n'ai pas envie de faire souffrir...
- Bill, tu...tu es sûr que...
- Parfaitement sûr, Tom !


Et comme pour solidifier ses dires, il enjamba Tom. Celui-ci le regarda et un sourire apparu sur son visage. Bill se pencha vers lui, et se remit à l'embrasser fougueusement et avec envie. Tom posa ses mains sur les fesses de l'androgyne, ce qui le fit sourire dans leur échange. Une chose est sûr, ils ne sont pas près de se séparer... et dans tout les sens du terme ;)


[F.I.N.]

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 11:13

Modifié le lundi 12 janvier 2009 03:21

○•○ (#6O) Pour vivre heureux, vivons caché ! ○•○

○•○ (#6O) Pour vivre heureux, vivons caché ! ○•○
Genre:: yaoï, lemons, ...
Auteur:: © Za


Part. #1


Deux paires de lèvres se séparent pour la énième fois sur la journée alors que l'un des propriétaires boutonne son jeans et que l'autre se décolle du corps encore chaud du premier. Ils se sourient.

- Oh Tom, ce soir je ne viendrais pas... J'ai un rencart ! Annonce le deuxième garçon présent.
- Ah oui? Et avec qui? =P Questionna le dit Tom
- Le nouveau =)
- Je vois !
Sourit Tom alors qu'il ouvrait la porte et regardait s'il n'y avait personne dans le couloir. J'y vais, j'te vois demain alors? Je suppose que tu seras trop mort pour venir cette nuit. J'vais pouvoir rester un peu plus longtemps à cette petite soirée =P
- Ouais, ouais, je verrais bien... Allez, files en cours... tes groupies t'attendent !


Tom rigola alors que Bill, l'androgyne, lui donna une légère claque sur les fesses. Ces deux garçons sortent bel et bien ensemble, et cela date depuis plus de 3 ans, mais personne n'est au courant. Cette relation est toujours restée secrète. Tous deux ont une réputation à tenir. Tom est un vrai Casanova chez les demoiselles, en une semaine, il pourrait être sortit avec 5 filles si pas plus. Quant un Bill, c'est son égal, mais chez les garçons.

Officiellement, ils ne se détestent pas mais ils ne se parlent et ne se côtoient pas non plus. Ils se retrouvent généralement dans les toilettes du lycée pendant une heure de cours ou après un sms de l'autre, ils réussissent à se faire jeter du cours ou à trouver une excuse pour sortir le rejoindre. Ils savent également se rejoindre chez eux, mais tout reste secret, même leurs parents ne sont pas au courant de cette longue relation. C'est pourquoi, c'est une fois minuit passé qu'ils savent se retrouver chez eux.

Revenons à nos deux amoureux secrets... Bill observe Tom rejoindre leur classe au fond du couloir, tout en étant appuyé contre le mur. Une fois hors de vue, il soupire et se décide d'en faire autant. Après quelques minutes, il est de nouveau assis, "écoutant" le cours de math d'une oreille alors que son Gsm vibre, il s'en saisi. Nouveau message de "Anonym 3>".

« Arêtes de rêver mon <3 et bosses les maths
Même si je sais que mon corps te manque =P
BSX JTM »

Ce message tire un sourire chez l'androgyne. Il tourne la tête pour regarder l'autre côté de la classe, côté mur, et c'est là qu'il le voit, fixant un point invisible vers le tableau, souriant comme jamais. Les cours continuent cependant du mieux qu'ils le peuvent pour ne jamais éveiller les soupçons de personne.

Le soir venu, Bill va à son « rencard » alors que Tom, lui, rejoint des amis, pour profiter de sa soirée aussi bien qu'il le puisse. C'est-à-dire, alcool et nicotine mais pour une fois, aucune partie de jambes en l'air n'aura été constaté de son côté.

De l'autre côté, Bill est effectivement en compagnie de Shane, c'est le petit nom du nouveau. Dès les premières minutes de ce rendez-vous le jeune androgyne a rapidement cernée le caractère de son nouvel ami voir amant. Légèrement prétentieux, mais tellement désirable. Bill n'écoute que la moitié de ce qu'il raconte, pour lui, il n'en a rien à faire de sa vie, de celle qu'il avait avant d'arriver dans ce lycée, celle qu'il avait avant qu'il ne tombe soit disant sous le charme de l'androgyne, mais si il continue à parler autant, il risque fortement de l'agacer parce que depuis qu'il l'a rejoint, Bill n'a pas su en placer une.

Heureusement pour lui, il est plutôt pas mal sinon, il l'aurait déjà laissé en plan à cette table, dans ce bar qu'il connait parfaitement du à ces nombreux passages. Quand Shane décide enfin de se taire, Bill réussi à lui proposer de finir la soirée ailleurs. Ce que le nouveau prétendant ne tarde pas à accepter avec un immense sourire remplis, non seulement d'illutions mais aussi d'envie.

Une fin de soirée que se sera terminé chez Shane, aux anges d'avoir passé un moment plus que merveilleux pour lui alors que pour l'androgyne, ce n'est pas pareil. Quelque chose manquait, une chose que personne ne lui apporte excepté... une personne... Tom...

Des vêtements éparpillés dans toute la chambre, deux corps entrelacés après un acte rituel pour l'un comme pour l'autre mais un plaisir qui n'y était pas. Heureusement pour lui, il perçoit le vibreur de son téléphone portable. Il émet un léger soupire d'aise que son partenaire croit pour lui avant de se relever pour attraper son jeans à l'autre bout du lit. Ce qui n'est pas pour plaire à Shane qui resserre son étreinte sur Bill. Celui-ci, surpris, le regarde tout en l'interrogeant du regard.

- A quoi ça te sert de prendre ton portable maintenant ? T'as tout le temps après !
- Non, et puis, qu'est ce que ça te regarde, tu as eu ce que tu voulais non ?! O.o


L'androgyne soupire avant d'être relâché par Shane, légèrement vexé suite aux paroles de Bill. Ce dernier ne tarde pas à s'asseoir et d'attraper ce qu'il cherche dans la poche de son pantalon. Il sourit en voyant l'expéditeur et ne tarde pas à ouvrir le message...

« Vu l'heure qu'il est, je suppose que tu as réussi à te le mettre dans le poche.
Enfin... dans un lit ? =) JTM »

Bill se retourna quelque seconde, juste le temps de voir l'heure qu'il était. Il aperçu le cadran du réveil de son partenaire journalier, il approchait minuit. Il reporta son attention ensuite sur l'écran de son portable pour procéder à l'écriture d'une réponse à ce message.

« Tu crois que j'ai perdu mes moyens ? Tu me connais, non ? ^^
Bisous tout plein... tu me manques... »

Il remit son gsm dans sa poche, une fois qu'il reçu l'accusé de réception et qu'il l'effaça. Il se laissa aller en arrière et Shane ne tarda pas à le reprendre dans ses bras, ce qui l'insupporta tout de même. Il avait besoin de respirer, ce qu'il ne lui permettait pas. Le seul moyen qu'il trouva, c'est de mettre un terme à cette soirée. Il ne tarda pas à le faire, se dégageant de nouveau des bras de Shane, il se releva et ramassa ses vêtements qu'il rassembla en tas sur le bord du lit avant de tout enfiler sous les yeux pire qu'étonné de son partenaire. Celui-ci voulu répliquer, mais Bill ne lui laissa pas le temps. Pour faire preuve de gentillesse, il lui annonça qu'il devait rentrer chez lui, que son père allait s'impatienter et qu'il n'avait pas le temps de rester d'avantage.

Shane ne trouva pas d'objection à cela, comprenant l'obligation de rappliquer des parents, il laissa Bill s'en aller. L'androgyne sorti enfin de la chambre de Shane, il avait réellement besoin de respirer. Depuis un moment, quelque chose n'allait plus dans ses petites sauteries habituelles. Quelques choses lui manquait, où d'où moins, un sentiment étrange s'emparait de lui à chaque fois qu'il couchait avec un parfait inconnu. Inconnu parce que c'était toujours le jour même de la rencontre qu'il passait à l'acte, qu'il se donnait à « lui ». Ce sentiment ou cette sensation s'était simple pour lui, c'était de la tromperie.

Au début, c'est Tom qui l'avait voulu. Il ne voulait pas qu'on sache qu'ils sortaient ensemble tous les deux. Personne, ni les amis de l'un, ni les amis de l'autre ne devaient savoir. C'était comme un jeu pour eux et ça ne devait être qu'une passade, une simple amourette. Or, ça ne s'est pas passé ainsi ! Tout deux ont commencé à développer de réels sentiments pour l'autre, si réels qui leur était impossible d'envisager une rupture, une séparation tous les deux. Cette histoire durait depuis plus de trois ans pour le bonheur de tous les deux. Ils s'aimaient, ça, il n'y avait pas de doute.

Tom n'était peut être pas à l'aise pour dire trois petits mots tout haut, mais la plupart de ses messages parlaient pour lui. Quant à Bill, il n'hésitait pas à le rappeler à Tom le plus possible qu'il l'aimait. Le plus dur pour eux, c'est les huit heures journalières qu'ils devaient passés en cours. Oui, ils étaient dans le même lycée et oui, ils étaient dans la même classe mais... personne ne le savait. Cette relation restait intense mais secrète.

Bill croisa ses bras dans le froid de cette nuit de novembre. Il marchait sans but précis... Enfin, il ne se rendait pas vraiment compte d'où il allait, pour lui, il voulait juste s'éloigner et ne plus penser à cette soirée. Seulement, si son esprit sombrait dans de profondes réflexions, son corps lui, continuait son chemin. Si bien qu'il s'arrêta et lorsqu'il releva la tête, sortant de ses songes noirs, il remarqua qu'il était devant la maison de la personne qu'il aimait le plus au monde.


Part. #2


Il regarda un bon moment la maison face à lui. Il aimait cette maison autant que la sienne. Il s'y sentait à l'aise. Il souffla un coup et avança le long de l'allée. Il prit son gsm, appuya sur une touche quelconque juste pour que son écran s'illumine et qu'il puisse voir l'heure qu'il était. Il approchait minuit et demi de quelques minutes. Il remit son portable dans sa poche et monta les marches du porche. Il fessait calme, sa mère devait sûrement déjà être couchée. Il contourna la maison et approcha de la porte qui menait directement dans la chambre de Tom.

Il posa sa main sur la poignée, elle était, pour la plupart du temps, ouverte. Même si Tom n'était pas là, ça lui permettait de rentrer sans faire trop de bruit. De rejoindre Tom sans réveiller sa mère la nuit, ou même, de filer le matin, pour rentrer chez lui, se changer avant de se revoir au lycée. Il ouvre la porte et ne tarde pas à rentrer dans l'atmosphère chaude de la pièce. Il est seul, dans un sens, il s'en serait douter... Tom n'est pas du genre à quitter une fête si tôt que ça. Il s'approche du lit du propriétaire des lieux et en profite pour allumer la petit lampe de chevet, aux reflets orangés qu'il y a sur sa table nuit.

Il passa ses mains sur ses bras comme pour se réchauffer un peu avant d'ouvrir sa veste et de la retirer. A quoi bon mourir de froid. Il vaut mieux la garder pour sortir. Une crainte surgit brusquement dans l'esprit de l'androgyne, Tom rentrera-t-il cette nuit ? A près tout, on est vendredi soir, au samedi matin, comme vous voulez et participer à une soirée avec des potes à Tom est signe de débauche total. Voilà ce qui pouvait encore plus enfoncer l'androgyne dans ses idées noires. Il se laisse aller, tête sur l'oreille de son petit ami secret et ferme les yeux tout en se repliant en position f½tus.

Il fait peut être chaud dans la pièce, mais Bill est gelé. De l'intérieur comme de l'extérieur. Peut être qu'en venant ici, il pensait trouver du réconfort, combler le manque qu'il ressent de plus en plus pour pouvoir enfin sortir de cette torpeur. Quoi qu'il en soit, il est près à attendre le temps qu'il lui faudra, même si il doit se cacher pour échapper à la mère de Tom où à lui avouer ce qu'il fait ici, dans le lit de son fils...

De son côté, et c'est bien une première fois, Tom ne demande qu'à quitter cette fête qu'il trouve plus ridicule qu'autre chose. Un simple arrivant en ville voulant montrer ses richesses en invitant la majeure partie des élèves du lycée. Le quart de son paquet de cigarettes est parti pour passer son ennui, optant pour cela plutôt que de se souler à la vodka. Accoudé à la barrière de cette immense terrasse, il termine une énième cigarette, son troisième verre de vodka en main. Il sourit, si Bill le voyait, celui-ci râlerait parce qu'il n'aime pas le voir fumer... même si ça lui arrive aussi de le faire.

Il n'a qu'une envie, rentré chez lui, prendre une bonne douche chaude et se mettre sous sa couette bien moelleuse, rêvant au lendemain. Lendemain qu'il doit passer en compagnie de la personne qui possède son c½ur. Il écrase le mégot de sa funeste cigarette avant de finir son verre, où il lui restait plus de la moitié, d'une traite. Il pose celui-ci sur une table environnante et descend, dans le hall d'entrée. Une fois qu'il tombe sur ses mais, il leur annonce qu'il rentre. Ils sont d'abord étonnés mais il s'excuse en disant qu'il est complètement mort de fatigue. Ils acquiescèrent et il leur demande de saluer l'hôte pour lui.

Il quitte la maison cinq bonnes minutes après, ayant fini par mettre la main sur sa veste car dehors, il fait bien plus que froid. Il n'est pas frileux d'origine, mais il préfère ne pas tomber malade non plus. Sa maison n'est pas très loin de là où il est, à plus au moins dix minutes à pieds. C'est pourquoi il ne tarde pas à être devant celle-ci. Il doit approcher une heure et demi du mat', alors oui, sa mère est sûrement en train de dormir. Il contourne la maison pour rentrer dans sa chambre directement. D'abord surpris qu'une faible lueur orangée passe à travers son rideau, il se demande s'il a oublié de l'éteindre en sortant ou si c'est sa mère qui l'a allumée...

Il ouvre la porte en haussant les épaules, où la chaleur de la pièce vient immédiatement lui frapper le visage, mais c'est une autre personne qu'il découvre, allongé sur son lit et sûrement le responsable qui a allumé cette lampe. Or, comment voulez vous en vouloir à un ange. Un ange, quasiment en boule et parfaitement endormi sur votre lit. Il ne peut s'empêcher de sourire face à cette vue. Il approche de son lit, tout en ôtant sa veste qu'il balance sur le canapé de sa chambre. Il s'agenouille au niveau de la tête du brun et le regarde un moment dormir.

Son mascara a coulé, sûrement du à ses ébats de plus tôt dans la soirée. En pensant à ça, il ne peut pas empêcher une boule de se former au niveau de son estomac mais c'était son idée au départ, et ça, il l'assume. Seulement, il a tord. Tom ne remarquera pas les joues humides de l'androgyne. Il lève une main, malheureusement froide, vers Bill, toujours endormi. Il pose le bout de ses doigts sur sa joue et la lui caresse avec une douceur qu'il ne lui réserve qu'à lui uniquement. Sous la fraicheur des doigts du dreadé, Bill est parcouru de petits frissons et ne tarde pas à ouvrir faiblement les yeux.

- Coucou p'tit c½ur... chuchote Tom en lui souriant tendrement.

L'androgyne le regarda un moment, clignant des yeux en émettant un petit gémissement. Il leva une main et la passa sur ses yeux, le temps qu'il se réveille un peu, où du moins, que son corps, tout engourdi, se réchauffe un peu plus. Tom lui sourit de nouveau et l'embrassa sur le front. Il sait que le brun n'aime pas quand il a une haleine d'alcool, mais là, une autre odeur, la nicotine, est également présente. Or, ça n'échappa pas à Bill qui ne peut s'empêcher de grimacer.

- T'as pas pu t'en empêcher... Soupira l'androgyne en sentant tout de même l'odeur que dégageait l'haleine de Tom.
- J'n'aurais pas su faire sans... ça me permettait de penser à autre chose que l'envie de rappliquer chez le nouveau pour t'enlever et te ramener ici, avec moi ! Sourit Tom.
- Mmh... M'ouais...
- Parlant de lui, qu'est ce que tu fais ici ? J'pensais que tu devais rester avec lui, moi...
Demanda Tom avec un léger sourire.
- Je... Commença l'androgyne.

Or, celui-ci ne termina pas sa phrase, il ne laissa même pas Tom prononcer un quelconque mot. Il se releva sur l'un de ses coudes avant de se pencher vers le blond. Il surmonta l'horreur de l'alcool et posa ses lèvres sur leurs homologues. Il en avait tellement. Un besoin qu'il voulait combler au plus haut point, si bien que cet échange se transforma bientôt en baiser fougueux et rempli de rage. Tom, prit au dépourvu, fut le premier à rompre ce baiser.

- Wow, et ben... Si j'avais droit à ça à chaque fois qu'une de tes soirées se terminent, je ne bougerais plus qu'ici, attendant que tu reviennes impatiemment ! =D
- Rha... Imbécile !
Souffla Bill en se laissant tomber sur le matelas avant de lui tourner le dos complètement.

Tom le regarde en souriant, puis surpris lorsqu'il vit l'androgyne lui tourner le dos. La phrase qu'il venait de dire avait un double effet en ce moment. Premièrement, c'est vrai que d'avoir Bill qui l'embrasse comme ça, aussi fougueusement, il ne pouvait pas rêver mieux et puis, deuxièmement, ce que lui avait dit un peu plus tôt, c'était la vérité. Il était à cette fête de corps mais pas d'esprit, il avait vraiment du se retenir de ne pas aller chercher Bill, ce soir.

Il observa son petit ami, il y avait quelque chose de bizarre, de changer en lui, mais Tom n'aurait jamais su dire quoi. Il se remit debout avant de poser un genou sur le lit, suivit de l'autre pour aller vers Bill. Celui-ci se remit en position f½tale, enfuyant son visage dans ses mains ce qui inquiéta un peu plus Tom. Ce dernier posa une main sur l'épaule du brun, finissant par s'allonger derrière lui, son torse contre son dos. La main qui était sur son épaule, parcouru son côté avant de se poser sur son ventre, passant entre son tee-shirt et son jeans.

- Bébé ? Appela Tom en posant ses lèvres dans le cou de son copain. Il n'aimait vraiment pas voir dans un tel état.
- ... Ca va... Soupira Bill, sans pour autant convaincre son interlocuteur.
- Je vois bien que non... Je te connais parfaitement ! Il y a quelque chose qui te tracasse. Expliques-moi. Je peux peut-être t'aider ? Proposa gentiment le blond.
- Non, c'est bon... ne t'inquiètes pas pour moi... ça doit être la fatigue. Mentit l'androgyne.

« Sûrement la fatigue ! », une phrase simple mais tout de même convaincante pour que Tom finisse par abandonner de faire parler Bill. Il se recoucha contre lui, laissant sa main sur le ventre du brun, tout en glissant ses lèvres sur la tempe de celui-ci.

- Dans ce cas là, il vaudrait mieux que tu dormes un peu... Souffla Tom en faisant de légers mouvements circulaires avec son pouce.

Bill fut d'abord déçu par l'attitude de Tom, d'un côté, il aurait tellement voulu qu'il insiste pour qu'il puisse lui expliquer qu'il ne voulait plus jouer double jeu. Qu'il voulait que Tom soit l'unique personne avec qui dont il voulait s'afficher et il voulait partager ses journées officiellement. Mais de l'autre côté, il aurait dû tout lui expliquer et surtout, rentrer dans les détails, lui avouer que ces cachoteries commençaient réellement à lui peser sur la conscience.

Ils prirent tous deux le temps de se déshabiller, afin de se retrouver en boxer. La température de la chambre le leur permettait, et de se glisser sous la couette bien chaude. Bill se colla encore plus à Tom, qui le combla de baiser sur les parties du visage qui lui étaient accessibles avant qu'ils ne s'endorment, bercer par les battements de c½ur de la personne qu'ils aimaient le plus au monde.


Part. #3


Ce n'est que le lendemain matin, ou tout au moins, quelques heures plus tard que, réveillé par la sonnerie de son portable, Bill se réveilla et réussi à se dégager des bras, pourtant si chaud et si réconfortant, de Tom. Il fit le moins de bruit possible en se rhabillant pour ne pas réveiller le blond. Une fois fait, il se rassit sur le lit, regardant son petit ami dormir, il était tellement paisible. Il soupira et leva la tête, attrapant un Post-It sur le bureau du dreadé dans l'idée de lui écrire un petit mot...

'Appelles-moi une fois que tu seras réveillé ;)
Je t'aime plus que tout...
Bill <3'

Il le déposa sous l'oreiller qu'il occupait, il y a de ça encore quelques minutes. Un endroit que Tom connaissait puisque qu'il valait mieux le cacher plutôt qu'il soit découvert par l'un des parents du couple. Il regarde encore un moment Tom, se pencha vers lui pour lui glisser un baiser sur la joue avant d'être alerté par des bruits de pas dans le couloir, ce qui l'obligea à attraper ses chaussures précipitamment, ainsi que sa veste vu qu'en aucun cas, il ne devait être vu avec Tom.

Une fois dehors, le contraste entre la température de la chambre du blond et le froid glacial de la matinée le fit éternuer. Il plaqua violement la main sur sa bouche, espérant sérieusement que la mère de Tom n'était pas encore dans la pièce pour l'avoir entendu, sinon, il n'aurait pas d'excuse valable et décevrait Tom. Il inspira un grand coup, évitant les grands mouvements brusques. Il enfila ses chaussures et sa veste afin de retourner chez lui.

Arrivé chez lui, il se dirigea tout de suite dans sa chambre, son sanctuaire actuel, pièce qu'il connaissait par c½ur et qu'il pouvait arpenter la nuit sans avoir peur de se prendre un meuble. Il s'écroula sur son lit, complètement exténué suite à la nuit, on ne peut plus courte qu'il venait de passer, ajouter au fait qu'il était obligé de se lever à six voir sept heures du matin pour éviter qu'on ne le découvre dans les bras de l'être qu'il aime.

Son corps entier était fatigué, mais son esprit aussi. Surtout à force de se torturer pour cet amour. Il retira ses baskets avec ses pieds, qu'il expédia au sol vite fait, ne prit même pas la peine de se déshabiller, voir même, d'enlever sa veste et de se glisser sous la couette, qu'il fini par s'endormir, seul, dans ce grand lit qui est le sien.

Quelques longues heures passèrent et c'est en début d'après-midi que Tom fini par se lever. Il ne fut pas surpris de se retrouver seul dans sa chambre, il avait l'habitude mais il ne pu s'empêcher d'avoir un pincement au c½ur en repensant à ce qu'il imposait à Bill. Il s'étira de tout son long et fini par s'asseoir, tout en regardant autour de lui avant de soulever l'oreiller et de trouver le petit carré, collant et jaune, qui trônait à l'endroit habituel.

Il le prit et ne pu s'empêcher de sourire en voyant l'écriture de l'androgyne, une écriture si fine et stylisée, légèrement en italique. Il ne traîna pas d'avantage, ne prit pas la peine de se mettre debout, de s'habiller ou encore d'aller grignoter quelque chose qu'il attrapa son gsm, sur sa table de nuit, posé là la veille et composa le numéro qu'il connaissait sur le bout des doigts dû aux nombreux appels à celui-ci, celui de l'androgyne.

Après quelques sonneries, qui était sûrement due au fait que Bill avait mit son gsm en silencieux, il décrocha et pu entendre une petite voix, encore remplie de sommeil à l'autre bout du fils.

-Allô ? Lança la voix pâteuse de l'androgyne à son interlocuteur.
- Effectivement, tu devais vraiment être fatigué pour dormir encore plus longtemps que moi ! Sourit Tom. Sinon, bonjour p'tit c½ur ;)
- B'jour... Tu ne t'es pas lever à 6heures 30, ni n'est sortit de la chambre de la personne qui partage ta vie en quatrième vitesse parce que la mère de celui-ci approchait...
soupira Bill
- Oulà, effectivement, c'était un premier réveil mouvementé...

Tom pu profiter de ne pas avoir Bill en face de lui pour pouvoir grimacer. C'est toujours dans un moment pareil qu'il est extrêmement honteux de ce qu'il lui fait subir. Il souffla discrètement et passa une main sur son visage, se maudissant intérieurement. C'est à ce moment, qu'il se promit de faire tout ce qu'il pouvait pour prouver à Bill qu'il l'aimait plus que tout. Et si pour cela, il fallait commencer par s'afficher, alors, il le ferait. Il comprit également l'état d'esprit de son copain pour cette nuit. C'était en partie à cause de ça. Il avait réussi à deviner ce qui avait rendu Bill si malheureux, et non triste comme il l'avait pour ne pas le révéler à Tom.

- Tu as envie que je te laisse dormir ? J'te rappellerais si tu veux... proposa Tom.
- Je suis réveillé, je ne dormirais plus quand même. Annonça Bill
- D'accord... Dis-moi, tu n'as toujours rien de prévu pour aujourd'hui ?
- Si, le même que toi, vu qu'on devait passer la journée ensemble mais si
(coupé)
- Non ! C'est parfait ! Je passe te prendre dans une heure, tu crois que tu seras près ? Sourit Tom
- Il y a de forte chance !

Tom reconnu tout de suite le ton de la voix du brun. Il y avait quelque chose en plus. Comme une joie dissimilée, du faite qu'ils passeraient toujours la journée ensemble. Cette intonation rassura Tom, et lui prouva qu'il était sur la bonne voix. Cette fois, il était sur, il n'avait plus envie de se cacher et encore moins, de faire subir ça à Bill. A près tout, c'est toujours agréable de rendre la personne qu'on aime heureuse ;)

Leur conversation dura encore cinq bonnes minutes avant qu'ils ne raccrochèrent tous les deux, dans le but de se préparer. Tom se leva, s'extirpant de sa grosse couette moelleuse pour aller vers sa penderie. Il opta pour un ensemble noir, c'est-à-dire un tee-shirt noir avec des têtes de morts mauves. Un haut que lui avait offert Bill et qu'il aimait particulièrement. Ensuite, pour le bas, il prit un baggy noir et le tour était jouer. Il alla dans sa salle de bain, annexée à sa chambre et prit une douche vite fait. Il sorti, se sécha et s'habilla. Il prit même le temps de se parfumer. Il ne prit pas de casquette, optant pour un simple bandeau noir après avoir attaché ses dreads avec un gros élastique.

Il attrapa sa veste, il l'enfila. Il prit son portefeuille ainsi que son gsm qu'il glissa dans les poches de son baggy avant de sortir de chez lui. Il préparait quelque chose pour Bill, mais il espérait avant tout que ça lui fasse plaisir et qu'il puisse revoir la petite étincelle qui illuminait son regard mais qui avait disparu depuis quelque temps. Il arriva bien vite devant la porte de la chambre de son petit ami, mais pour une fois, il frappa. Il entendit des pas à l'intérieur et on ne tarda pas à lui ouvrir. Cette personne étant, bien sûr, son petit ange.

Bill était sublime. Il portant un jeans foncé, légèrement serrant, suivit d'une blouse argent, à longues manches et à col roulé. Il avait aussi une paire de bretelles noires qui donnait un parfait contraste. Ses cheveux étaient parfaitement noirs et lissé à la perfection, ainsi que ses yeux cernés de noir. Comment voulez vous résister face à une telle créature devant vous ? Bill lui sourit alors qu'il attacha son bracelet. Tom ne résista pas plus longtemps, il posa ses mains sur les hanches du brun et le tira vers lui afin de faire rentrer en contact leurs lèvres.

- Alors, où m'emmènes-tu ? Demanda Bill, tout en passant ses bras autour du cou de son petit ami, une fois leur baiser terminé.
- Chez moi !
- Chez toi ?
Répéta le premier, plus qu'étonné.
- Oui, mais avant, il faut que je te parle de quelque chose ! ;)

Entre temps, les garçons étaient dans la chambre. Tom s'essaya sur le bord du grand lit du brun et l'attira vers lui. Ce dernier s'asseyant sur ses genoux, à califourchon. Bill le regarda, d'abord surpris. Tom passa sa main sur la joue tiède de l'androgyne, tout en l'embrassant chastement, suscitant l'intérêt du brun.

- Je peux savoir ce qui te prend aujourd'hui ? S'interrogea le brun.
- Voilà, tu sais que je t'aime, hein ?! Et bien, je vais assumer ce qu'il se passe entre nous !
- Quoi ? O.o
- Oui, je suis près à tout pour te rendre heureux, et je sais parfaitement que si dernièrement, tu n'as pas le moral, c'est à cause de ça ! Alors oui, je suis même près à le crier au monde entier que je t'aime Bill ! Que tu es toute ma vie !

- Mais... Commença Bill, qu'est ce que tu racontes ? Bill le regarda alors que Tom pose son index sur ses lèvres.
- Écoutes moi, j'veux plus de ça, ce qu'on a vécu pendant trois ans était magnifique, mais j'ai encore mieux à t'offrir ! Je ne veux plus que nous nous cachions, j'aimerais que nous vivions au grand jour ! A bat les réputations, surtout la mienne, c'est toi que je veux, et plus aucune fille ! Déclara Tom.

Bill le regarda et Tom sourit en apercevant cette petite étincelle dans les yeux de son partenaire. Il passa une main dans sa nuque pour le rapprocher de lui et pourvoir l'embrasser. Ils s'embrassèrent un long moment, un baiser rempli de tendresse, d'amour et de passion. Puis, Tom se décida de bel et bien emmener Bill chez lui, mais pour une bonne raison, pour présenter l'homme de sa vie à sa mère. Après tout, il leur devait bien ça à tout les deux. Bill promit de faire de même pour son père, en fin de soirée.


Part. #4


Ils se lèvent et cette fois, c'est main dans la main qu'ils quittèrent la maison du brun. Tom en profita même pour le lâcher à un moment, mais alors que bill enfuyant ses mans dans ses manches, puis dans les poches de sa veste, Tom fit de même avec une de ses mains avant que l'autre, il ne la passe dans la poche arrière du jeans de l'androgyne. Ce dernier sourit et ils se collèrent un peu plus dans ce froid glacial. Heureusement pour eux, la maison était enfin dans leur périmètre. Ils firent le tour, et rentrèrent par la chambre de Tom.

Ils retirèrent tout les deux, leur veste et s'embrassèrent de nouveau, collé dans les bras de l'autre. Un échange pour se réchauffer mais aussi, pour se donner du courage. Tom passa ses mains sur le corps de l'androgyne pour le réchauffer encore plus, car celui-ci tremblait, lui volant quelques baisers au passage. Il fini par lui prendre la main et l'emmena au salon avec lui, là, où résonnait la voix de sa mère, seulement, elle n'était pas seul. Une voix masculine raisonna également, mais pas n'importe laquelle. Les garçons arrivèrent au salon et aperçu la mère de Tom, dans les bras d'un homme...

- Maman ?! S'étonna Tom, celui-ci tenant toujours la main de Bill, leurs doigts entrelacés.
- Tiens, Tom... Tu te montres enfin ? Sourit sa mère.

Mais le dit Tom sent une pression sur au niveau de sa main. Il baisse les yeux avant de les relever vers le fautif. Son petit ami fixe l'homme qu'il y a avec la mère de son homologue. Il n'en revient pas. Il plaque une main sur sa bouche, ne sachant pas quoi dire, légèrement sous le choc. Tom le regarde toujours, étonné, avant de se retourner vers sa mère qui sourit...

- Et bien apparemment, nous n'allons pas devoir vous présenter, vu que c'est déjà le cas... Lança sa mère.
- Qu'est ce que tu racontes ? Demande Tom, mais c'est la voix de Bill qui lui répondit.
- Tom, c'est... C'est mon père...
- Quoi ?! O.o
- Il a raison, je suis bel et bien son père...
dit calmement le père de l'androgyne.
- Mais...
- Si tu sortais un peu de ta chambre, Tom, ou si tu acceptais par moment de manger avec moi, tu aurais déjà rencontré Damien. C'est un homme charmant. Je sais que ma vie amoureuse ne t'intéresse pas, même si tu savais que j'étais avec quelqu'un depuis plus de deux ans et demi, voici cette personne. Et justement, ça tombe bien que vous soyez là tout les deux, nous avons quelque chose à vous dire !


Les deux adultes se relevèrent, pour s'asseoir comme il le fallait dans le canapé. Tom regarda son petit ami et lui demandant en chuchotant s'il le savait, il lui répondit négativement d'un signe de tête. Tom s'avança, ne lâchant pas pour autant la main de son amant et s'assoit dans l'un des fauteuils en annonçant qu'eux, et vu qu'ils étaient réunis, qu'ils avaient quelque chose à leur annoncer. Par politesse, le jeune couple laissa parler leur parent. Tom regarda Bill, celui-ci vient s'asseoir sur le bras du fauteuil, redoutant le pire.

- Voilà, on voudrait vous annoncer que...commença la mère du dreadé.
- Que nous avons décidé de nous marier ! Finit le père de l'androgyne
- QUOI ?! Firent les voix combinées de Tom et Bill
- C'est exact, nous n'avons pas l'intention de le faire dans la semaine qui vient, mais ça ne serait tarder...

La mère de Tom prit la main de Damien en lui souriant alors que les deux plus jeunes étaient pires que sous le choc. Le premier à se ressaisir, du moins, à le montrer fut Bill. Il se leva et essaya de garder son calme, mais une colère soudaine explosa en même temps. Une colère qui avait une raison précise d'être présente, de plus, il avait peur. Il se fixa son père, le fixa d'un regard noir et haineux.

- J'te déteste ! T'as pas le droit de faire ! Hurla Bill
- Bill ! Calme-toi, d'accord ?!
- Non, je ne peux pas me calmer... J'pensais pouvoir ne plus avoir de poids sur le c½ur à partir de maintenant... Une chose s'arrange, une autre apparait... C'est magnifique la famille, merci !


De rage, Bill sortit du salon, ouvrit la porte d'entrée avant de partir en courant à l'extérieur en claquant celle-ci. Tom voulut le retenir, mais avant, il devait dire ce qu'il pensait. Lui qui ce matin voulait tellement le rendre heureux à présent. Il passa une main sur son visage et fixa les deux adultes à son tour. Bill ? Il savait où le retrouver.

- Vous êtes content ? Demanda calmement Tom.
- Tom, qu'est ce qu'il a voulu dire ? Voulu savoir sa mère.
- Ce qu'il a voulu dire... C'est simple. J'avais décidé ce matin d'annoncer la nouvelle pour nous a tout le monde, tout en commençant par nos parents bien sûr. Mais là, vous venez réellement de tout gâcher ! Soupira-t-il, essayant de garder son calme.
- Comment ça ? Vous êtes...
- Oui, on est ensemble, et ça fait plus de 3 ans que nous le sommes... Trois ans que nous vous cachions la vérité. De toute façon, à quoi bon, vu que vous n'êtes jamais là. Les rares jours que je pouvais passer avec toi, maman, tu m'envoyais travailler mes cours dans ma chambre. Alors, je ne vois pas pourquoi tu t'inquiètes, soit disant de mes absences, vu que tu ne les remarques que quand ça t'arrange !
- Qu'est-ce que...
Commença l'homme.
- Vous ! Vous feriez mieux de vous taire ! Vous n'êtes pas mieux !... votre travail à l'hôpital vous prend t-il tant de temps que ça que lorsqu'il veut vous parler, vous l'envoyer sur les roses ? Je peux même vous demander quelque chose de bien meilleur. Vous étiez près à aller le chercher, or, savez vous où il est ? Savez vous où il va lorsqu'il est malheureux ? Lorsqu'il a envie d'être isolé ? Bien sûr que non ! L'un comme l'autre, vous nous croyez toujours dans nos chambres, bien sagement... On est plus des mômes non plus ! Je vous préviens, mariez-vous, faîtes des gosses, j'm'en branle... mais j'vous permettrais pas de faire souffrir Bill... Il a eu sa dose dernièrement. Sur ce, j'vous laisse, je le rejoints ! Termina Tom avant de quitter la pièce pour retourner dans sa chambre.

Une fois dans celle-ci, il prit sa veste, qu'il enfila directement, suivit d'un de ses énormes pulls. Il est aussi amoureux qu'il peut être protecteur envers Bill, et il l'a bien vu quitter la maison en simple tee-shirt. Il n'a pas l'intention qu'il soit malade, surtout qu'il sait que son petit ami est frileux et rapidement malade. Il quitte sa chambre encore calmement avant de se diriger vers le parc. Il sait très bien où trouver l'androgyne, tout comme ce dernier a besoin de réfléchir, tout en étant isoler.

Il franchit le portail du parc. Il fessait vide, à vrai dire, on n'a pas dans l'idée de promener sous des températures négatives. Son pull enroulé autour de son cou et ses mains dans ses poches, il se dirigea vers le fond du parc. Une fois arrivé au bon endroit, il bougea un petit buisson donnant l'accès à un petit coin retiré que personne n'avait encore découvert à part eux. Il franchi le petit espace, prenant soin de remettre le buisson derrière lui et admira la petit clairière sous un léger brouillard. Il avança jusqu'à un immense saule pleureur que depuis qu'ils le connaissaient, n'avait jamais perdu ses feuilles. Il écarta les branches épaisses et feuillues.

Il aperçu Bill pas très loin, replié sur lui-même et adossé à l'énorme tronc. Il tremblait, de froid mais aussi d'énervement ou de rage. Seulement, ce qui ne facilita pas à Tom de garder son calme, c'était de l'entendre sangloter. Il avança prudemment vers lui. Il dénoua son pull qu'il glissa sur les épaules de l'androgyne tout en s'agenouillant à côté de lui. Or, l'androgyne était parcouru par une seule sensation très distincte; la peur. La peur de perdre la personne qu'il aimait le plus au Monde. Peur de devoir se séparer de lui, de devoir faire réellement comme s'il n'y avait rien entre eux et ça, il redoutait que Tom prenne cette décision.

- P'tit c½ur ? Appela Tom. Je ne veux pas que tu te mettes dans des états pareils. J'pense qu'on a déjà traversé bien pire que ça non ? Et puis, je n'ai pas l'intention de te lâcher !
- C'est... C'est vrai ça ? Demanda Bill en levant ses yeux inondés de larmes. Tu es sûr... ? Tu n'es pas venu m'annoncer que tu voulais rompre ? Tout ça parce que nos parents veulent se marier ensemble ?
- Bien sûr que non ! Je ferais la pire erreur de ma vie ! Lâcha Tom sincèrement. Je te le jurerais Bill, je t'aime...et ça, même si je ne te le dis pas très souvent, pour moi, c'est très important. TU es très important pour moi. Qu'est ce que j'ferais sans toi, moi ? é_è
- Je t'aime aussi Tom ! Plus que tout et je ne veux pas qu'on nous sépare... J'ferais n'importe quoi pour rester avec toi...
Affirma Bill en allant dans les bras ouverts et tendus de Tom.
- Je le sais, p'tit c½ur. Et c'est pour ça que je n'ai plus l'intention de te faire souffrir. Souffla le dreadé en caressant son petit ami dans le dos. On va rentrer, d'accord... Et ne t'en fais pas, on affrontera nos parents. S'il le fait, je m'énerverais sérieusement pour qu'ils comprennent. Allez, viens...

Tom se releva en relâchant un peu son étreinte sur Bill et aida celui-ci à se lever. Bill se glissa dans le pull du blond avant qu'il ne lui attrapa sa main et qu'ils se mettent à marcher. Ils prirent vraiment leur temps pour retourner chez Tom, même si au départ, Bill appréhendait leur arrivée. Ils entrèrent dans la chambre et retirèrent leur couche de vêtement superflu. Tom posa ses lèvres froides sur celle de l'androgyne, après quelques secondes et ils commencèrent un échange rempli de tendresse et d'amour.

Ils se séparèrent et Tom lui sourit en lui caressant la joue. Il s'assit sur son lit, avant de se hisser un peu plus loin et se coucha. Il regarda Bill tendrement puis lui tendit les bras. Celui-ci lui rendit son sourire avant de s'approcher du lit. Il y grimpa, à genoux et alla jusqu'à Tom pour se coucher contre lui et dans la chaleur de ses bras qui le serra. Bill se blotti contre le torse de son copain et ferma les yeux. Leurs corps étaient parfaitement collés l'un à l'autre. Ils passèrent toute l'après-midi, là... et finir par s'endormir, dans les bras l'un de l'autre.

Leurs parents vinrent tout de même voir s'ils étaient rentrés. Ils frappèrent doucement, pour ne pas non plus avoir droit à des cris. Aucunes réponses. Ils entrèrent le plus lentement possible et ils les remarquèrent, endormi, dans les bras l'un de l'autre. Comment voulez vous, même pour des parents, résister à une telle vue ? C'est comme ça qu'ils comprirent qu'ils ne pourraient rien faire pour les séparer et puis, pourquoi ne pourraient ils pas vivre heureux tout les quatre, même s'il y a deux couples dans la maison ?

La mère de Tom s'avança vers le lit. Elle savait bien que son fils n'était plus particulièrement d'accord pour qu'elle le maternelle mais c'est bien le rôle d'une mère, non ? De prendre soin de son enfant... Elle prit la couette, au bout du lit et la rabat sur les deux jeunes hommes, paisiblement endormi. Elle les regarda tout les deux, avant de rejoindre son fiancé qui lui souriant et de quitter la chambre de Tom.


Part. #5


Le lendemain matin, Tom fut le premier à se réveiller. Il ne se souvenait pas d'avoir rabattu la couverture sur eux... Enfin... Ce qui le mit directement de bonne humeur, c'est de voir Bill, endormi et au visage d'ange dans ses bras. Il l'embrassa sur la tempe. Il le regarda un moment dormir avant de décider de se lever. Il fit attention de ne pas réveiller l'androgyne et se leva. Ayant trop chaud, il opta même pour retirer son tee-shirt noir et il l'envoya sur son bureau. Il se retourna vers Bill et sourit puis sortit de la chambre.

Après un passage à la salle de bain pour se débarbouiller un peu, il alla à la cuisine. Il était toujours torse nu quand il arriva dans la pièce. C'est là qu'il trouva leurs parents, à table. Il les regarda, debout contre le chambranle de la porte de la cuisine. Finalement, ils avaient l'air heureux, pourquoi ne pourrait-il pas leur donner leur chance ? Il en était d'accord, mais il y avait une condition importante, il ne voulait pas être séparé de son petit ange. Il soupira et c'est à ce moment là que les deux adultes le remarquèrent. Ils se retournèrent vers lui, avant que sa mère ne tire la chaise à côté d'elle pour qu'il puisse s'asseoir.

- Bonjour Tom. Tu as bien dormi ? Demanda sa mère.
- Oui, très bien. Dit Tom alors qu'il venait s'asseoir. C'est le moment de me faire passer un savon ?
- Pas du tout !
Lâcha Damien, le père de Bill. Ta mère et moi voulons juste discuter avec toi. On n'a pas l'intention de te passer un savon comme tu dis. On a très bien remarqué qu'il y avait quelque chose entre toi et Bill...et...
- Vous n'avez quand même pas l'intention de nous séparer hein ?! Parce que si c'est le cas, je...
s'emportai Tom
- Non ! Déclara sa mère. Pas du tout, nous n'avons pas l'intention de vous séparer. Nous ne sommes pas vos parents pour rien. Nous avons bien remarqué qu'il y avait quelque chose de très fort entre vous deux...et c'est pourquoi, nous avons décidé, que si vous étiez près à accepter que l'on se marie, nous serons aussi tolèrent pour vous... Et même si vous n'acceptiez pas le mariage... On ne veut pas vous séparer...
- C'est vrai ? Hallucina le plus jeune
- Parfaitement ! Acquiescèrent les deux parents.
- Je...Waouh... Merci...

Tom n'en revenait pas. Finalement, sa mère était tolérante et le père de Bill... Il pourrait bien l'aimer. Il soupira, heureux, tout en pensant à la réaction de Bill. Ils seraient heureux, et ça, pour le restant de leurs jours. Ils restèrent à trois, un bon moment, à discuter. Puis, les parents lui annoncèrent qu'ils sortaient pour la journée et qu'ils avaient la maison pour eux jusqu'à ce soir. Damien ajouta qu'il était passé chez lui hier soir et qu'il y avait un sac, au salon, contenant des vêtements pour son fils. Tom le remercia et les salua alors qu'ils allaient partir.

Une fois partis, le dreadé prépara deux jus d'orange et regagna sa chambre, en fessant un détour par le salon pour prendre le sac de l'androgyne. Il referma sa porte, question d'habitude et alla jusqu'à son lit. Il déposa les deux verres sur sa table de nuit avant de grimper sur son lit. Il avança jusqu'à son copain, encore endormi. Il passa sous la couette avant de s'asseoir à califourchon sur l'androgyne qui s'était remis sur son dos. Tom sourit et se pencha vers lui, commençant à embrasser les différentes parties de son visage avant d'aller suçoter le peu de son cou.

L'androgyne gémit, frissonnant sous les attentions du dreadé. Celui-ci sourit mais n'arrêta pas pour autant de le combler de baisers. Les protestations de l'androgyne continuèrent de fusèrent, jusqu'au moment où il décida de se débarrasser de Tom, toujours sur lui. Celui-ci ne se laissa pas faire pour autant et l'en empêcha, resserrant sa prise sur son petit ami. Bill fini par abandonner, et commença à en profiter, préférant oublier ses soucis.

Gardant ses yeux clos, il senti son copain descendre un peu, ne lâchant pas sa prise, méfiant, et s'asseoir au niveau de son bassin. Ses mains passèrent ensuite sous son tee-shirt, se posant sur son ventre. Le contraste des mains froides sur la peau chaude de l'androgyne fit apparaître de petits frissons au brun et il ne pu s'empêcher de sourire. Tom remonta ses mains, emportant le tee-shirt avec lui. Bill se releva, pour lui faciliter la tâche. Le tee-shirt fut vite envoyé au sol et le torse du brun, bientôt convers de baisers.

- Mmh... Tom... murmura l'androgyne.
- Chut... Laisses-moi faire, mon p'tit c½ur...
- Mais...
- Nan... Profites juste de ce moment ;)


L'androgyne obtempéra mais ouvrit tout de même ses yeux. Il regarda son copain qui lui souriait pour le rassurer avant de se pencher vers lui et de l'embrasser chastement. Il en profita même pour lui donner un coup de bassin qui le fit gémir dans leur échange. Bill leva ses mains et alla les poser sur les fesses de Tom alors qu'ils se séparèrent.

- Tu n'as pas honte ? Demanda l'androgyne.
- De quoi ?
- De te promener ainsi, enfin, de te mettre sur moi, plutôt, et dans cette tenue !?
Sourit-il.
- Pas du tout...et puis, tu es dans la même tenue que moi mon ange :)
- Mmh... tu n'as pas tord !
- Et puis, je ne compte même pas en rester là !
- Non, c'est vrai ?
Se moqua gentiment Bill

Ils se sourirent tout les deux. Tom posa ses mains sur le bas du ventre de l'androgyne et s'affaira à déboucler la ceinture de celui-ci ainsi que de défaire son jeans. Bill ne tarda pas à faire de même avec le baggy de Tom, pendant qu'il envoyait ses baskets au sol. Le blond se releva, sous les protestations du brun et ne revient s'asseoir que sur son bassin, une fois qu'ils firent tout deux, uniquement, en boxer.

Leur dernier vêtement ne tarda pas à rejoindre le sol de la chambre, alors qu'ils se caressaient mutuellement, recommençaient à explorer le corps de l'autre comme si c'était la première fois qu'ils étaient face à face. L'androgyne attrapa le dreadé et ils commencèrent à s'embrasser bien plus que passionnément. Un baiser rempli de fougue et de désir. Emporter par cet échange, Tom laisse son copain s'emporter et se laissa aller sur le côté pour le faire passer sur lui.

Il écarta ses jambes, laissant l'androgyne entre celle-ci. Ce dernier ne comprit pas tout de suite, concentré sur leur baiser. Mais une fois qu'il se rendit compte de la situation, il arrêta leur baiser et se releva légèrement, quoi qu'empêcher par Tom qui le tenait contre lui.

- Tom... ? Je... Qu'est ce que tu fais ?
- Et bien, cela se voit... J'ai envie que ce soit toi qui me fasses l'amour, que ce soit toi qui me pénètres, de te sentir en moi...
- Non, tu sais bien que...
Commença Bill.
- Que tu n'aimes pas ça. Fini Tom. Mais je sais que tu en es capable... Tu l'as déjà fait, avec moi.
- C'était la première fois que je le fessais et tu as eu mal tout le temps... même le lendemain ! Je ne recommencerais pas !

- Mon ange... La première fois aussi, tu as aussi ressentie une immense douleur, et le lendemain, tu évitais même de t'asseoir, tu t'en rappelles ? Pourtant, tu as voulu que je recommence. Fais moi confiance, j'aimerais vraiment que tu le fasses...
- Je...
- S'il te plait...
- D'accord... mais, tu me guides alors ?
- Oui.
Sourit Tom, pour rassurer d'autant plus l'androgyne.

Bill commença par embrasser son petit ami, pour lui donner un semblant de courage, tout en se plaçant correctement entre les jambes de celui-ci. Tom caressa son dos du bout des doigts. Il aurait pu sourire de la situation; l'androgyne complètement tendu alors que normalement, ça devrait être lui. Mais il avait parfaitement confiance en Bill, et il était vraiment détendu à 1oo%. Il releva un peu son bassin, donnant un coup à Bill, ce qui les fit tout les deux gémir en pleine embrassade. Un point positif ? C'est qu'ils étaient déjà parfaitement excité tous les deux.

Tom descendit ses mains jusqu'aux fesses de l'androgyne alors que celui-ci relâchait les lèvres de Tom. Il le regarda en se mordant les lèvres, pas encore tout à fait rassurer. Il se releva un peu, s'appuyant sur ses mains, au niveau de la tête de son copain. Il inspira un grand coup, comme pour acquérir le courage qu'il lui manquait. Ce brin de courage, il le puisa dans le regard de son copain. Un regard rempli de confiance envers lui. Il ferma les yeux un moment, et en les rouvrant, il commença à pénétrer Tom.

Le dreadé se cambra sous les sensations que cela lui apporter. Bill cru de nouveau qu'il lui fessait mal, alors il voulu sortir de son corps, mais Tom l'en empêcha et, vu que ses mains étaient toujours posées sur ses fesses, il appuya pour qu'il s'enfonce d'avantage en lui, laissant échapper quelques gémissements de plaisir. Il fallu un court instant à Bill pour s'y faire. Tom lui permit de se retirer un peu pour de nouveau aller plus loin en lui. Après quelques hésitations, il commença à prendre de l'assurance dans ses mouvements ainsi que de la confiance en lui.

Une chose qu'il était sûr de ne pas pouvoir faire c'était d'y aller brusquement. Pour ça, il lui faudrait encore du temps. Il heurta à plusieurs reprises un point sensible chez Tom ce qui fit hurler ce dernier de plaisir. Un plaisir qui dura des dizaines de minutes avant que l'androgyne n'arrive à bout de force et ne se libère dans ce corps bouillant, suivit de près par Tom qui se répandit entre eux deux. Bill fit encore quelques vas et viens avant de sortir complètement du corps de son petit ami et de se laisser tomber sur lui.

Tom en sourit et passa ses bras autour du corps frêle et tremblant de Bill. Il l'embrassa sur la tempe tout en reprenant son souffle. Il n'allait pas le regretter de si tôt de s'être donner à Bill. D'ailleurs, il avait l'intention de le faire plus souvent maintenant, mais bon... Il ne valait mieux pas stresser son p'tit c½ur. Il regarda ce dernier et sourit d'autant plus en le voyant, les yeux clos mais un sourire Béa accroché aux lèvres.

- Mon ange ? Murmura le dreadé. Ne me dis pas que tu as encore l'intention de dormir ?
- Mmh... Comment tu peux tenir le coup toi...
- L'habitude ?
Sourit Tom
- Magnifique -_-' Mais je n'ai pas envie de bouger moi...
- Il va falloir qu'on prenne une douche, et puis... Et ton p'tit dèj' ? Je te l'ai apporté ce matin...
- Oh... Mais je n'ai pas faim moi... Et puis, il va falloir que tu me prêtes de tes vêtements pour rentrer chez moi. Je ne vais pas remettre les miens, j'ai horreur de ça...et je n'en ai pas de rechange ici...
- Faux ! Ton père est allé chez vous et il a ramené des vêtements qui t'appartiennes. Le sac est à l'entrée de ma chambre.


Bill releva la tête en ouvrant les yeux. Il regarda Tom comme le plus étonné du monde avant de regarder vers l'entrée de la chambre et de voir, effectivement, le sac qu'il reconnaissait facilement. Le plus étonnant là dedans, c'est que ce soit son père qui lui a ramené des vêtements. Il soupira avant de se laisser retomber, enfuyant son visage dans l'oreiller, à côté de son copain. Ce dernier passa ses doigts le long de sa colonne vertébrale.

- Il y a quelque chose que je ne t'ai pas encore dit... Annonça Tom mais Bill ne répondit pas. Nos parents sont parfaitement d'accord pour notre relation. Aucun d'eux n'a l'intention de nous séparer. On a le droit de vivre heureux. L'un avec l'autre.


Part. #6


-C'est... C'est vrai ? Demanda Bill en relevant doucement la tête puis la tournant vers Tom.
- Oui, je leur ai parlé ce matin...
- Je... Je ne sais même pas quoi dire...
- Moi je sais... Je t'aime mon p'tit c½ur !
- Mais moi aussi je t'aime ! Plus que tout !


Tom lui sourit et se releva pour l'embrasser chastement sur la tempe avant de s'asseoir. Il le regarda et lui tendit la main. Ils étaient peut être seuls, mais ce n'était pas une raison pour se balader complètement nu dans la maison. Heureusement, il y avait une salle de bain, annexée à la chambre du dreadé. Une fois que l'androgyne prit la main de Tom et qu'il se releva, le blond l'entraîna hors du lit et le colla contre lui. Il posa ses mains dans le bas du dos du brun, à la limite de ses fesses avant de s'emparer de ses lèvres.

Tom finit par le prendre dans ses bras avant d'aller à la salle d'eau. Il poussa sur la porte avec son pied, déjà entrouverte et rentra. Il alla vers son meuble, déblayé et posa délicatement son androgyne tout en continuant de l'embrasser. Ils continuèrent de se caresser. Bill enroula ses jambes autour de Tom et le colla encore plus à lui. Il posa ses mains sur les omoplates du blond alors que celui-ci s'emparait de la peau de son cou, commençant à lui laisser quelques marques rouges, virant un peu au violacé.

Le blond se libera un court instant, juste le temps pour lui d'aller allumer le jet d'eau chaude dans la douche. Il revint près de brun et s'en empara, se dirigeant vers la douche ensuite. Une fois sous le jet d'eau mais toujours en s'embrassant fougueusement, il le laissa reposer ses pieds sur le sol avant de le plaquer, quelque peu violemment contre le mur carrelé. Bill gémit légèrement, son attention ailleurs pour l'instant. Il releva un pied et caressa la jambe du dreadé, remontant jusqu'où il pouvait. Non, il n'en avait pas assez. Et puis, avec Tom, c'était différent...

Il sourit à cette pensée. Tom, qui avait ses mains posées sur les hanches du brun, une remonta l'une d'elle, alors que l'autre soulevait encore plus la jambe que Bill levait déjà. Il se colla à lui, tout en fessant exprès de le faire soupirer de plaisir en cognant contre sa virilité qui était déjà bien durcie. Il ne lui fallu pas plus longtemps avant de pénétrer dans le corps de son petit ami. C'est sûr qu'il avait nettement plus d'assurance que Bill précédemment mais qu'importe. C'était le moment présent qui comptait.

Tom commençait déjà des vas et viens rapide et profond, sachant quoi faire pour faire tourner la tête à Bill. Il alla butiner la peau de son coup, rendu encore plus délicieuse sous l'eau chaude qui les arrosait. La chaleur dans le petit espace était bien pire qu'un sonna. Ce moment était tellement intense, et aucun des deux n'avait l'intention de passer ça sous le silence, surtout quand Tom fessait express de sortir pour pénétrer de nouveau Bill brusquement, fessant hurler celui-ci à s'arracher les cordes vocales.

Ils ne tardèrent pas à se libérer tous les deux. Tom relâcha la jambe de Bill qu'il tenait toujours depuis le début et alla contre lui, sortant le plus lentement possible de son corps avant de faire de nouveau une entrée brutale dans son corps puis se laissa aller contre Bill, empêchant ainsi celui-ci de se laisser aller sous son propre poids. Ils reprenaient tous les deux leur souffle et leur respiration. Avant de se détacher le moins possible pour se savonner et se rincer, bien que l'envie de rester collé l'un à l'autre ne les aurait pas déplu.

Ils finirent par sortir de la douche, ensemble et s'enroulèrent dans une serviette de bain. Tom frictionna le dos de l'androgyne pour le garder au chaud et en même temps l'essuyer avant de faire de même avec lui. Il laissa l'essuies à Bill, où il l'enroula pour ne pas qu'il attrape froid avant qu'il n'aille dans la chambre, juste à côté. Tom s'habilla rapidement à l'aide d'un boxer foncé, un baggy, une paire de baskets et de deux tee-shirts extrêmement larges superposés.

Il s'assit sur son lit, regardant Bill s'affairer à trouver des vêtements corrects tout en éparpillant les siens sur le sol, uniquement vêtu d'un boxer blanc. Tom sourit et le regarda encore un moment avant de se lever et de se placer derrière l'androgyne qui était alors accroupi. Il posa ses mains sur ses épaules.

- Tu as besoin d'un coup de main peut être mon ange ? Demanda Tom. Parce que si tu restes encore longtemps dans cette tenue, sous mes yeux, tu risques très gros. Tu n'as même pas idée de ce qui pourrait t'arriver ! =P
- Ah non ?
Sourit l'androgyne en relevant la tête pour regarder Tom au dessus de lui.
- Bien sûr... Tu n'as pas encore compris qu'en ta présence, c'est très compliqué de savoir me retenir à ne pas te sauter dessus tout les 1o minutes ?
- Oh si... Je pense qu'en 3 ans, j'ai dû le comprendre très rapidement... mais figures toi, que ce n'est pas non plus pour me déplaire...
Dit Bill
- Ca, c'est parfait... mais avant, il faudrait que tu manges quand même... Je n'ai pas envie que tu sois malade où d'avoir ton père sur le dos ! =P
- Mouais... Je sais :)


L'androgyne soupira avant de prendre un jeans et un tee-shirt et de les enfiler, excepté qu'il le fit parfaitement exprès de le faire lentement et sous les yeux de Tom qui celui-ci, de nouveau assis, se releva et alla vers lui pour remonter son jeans et de le refermer en se mordant la lèvre inférieure. La provocation était constante entre eux, c'était incroyable. A croire qu'ils n'en avaient jamais assez, mais alors qu'ils s'embrassaient de nouveau fougueusement et que Tom était allongé sur son lit, Bill assis à califourchon sur son bassin, le gsm du premier sonna.

Tom grommela mais ne bougea pas pour autant. Il plongea même ses mains dans les poches arrière du jeans de son petit ami pour le rapprocher fortement de lui. La sonnerie arrêta après plusieurs fois. Bill était en appui sur ses coudes, ceux-ci au niveau du visage de Tom. Or, celui qui appelait tom n'avait pas l'intention de laisser tomber et ça se remis à sonner. Cette fois, Bill releva la tête, stoppant leur baiser et fessant râler Tom. Il voulu se lever mais le dreadé l'en empêcha.

L'androgyne l'informa, tout en susurrant à son oreille, qu'il allait en profiter pour manger un bout pendant qu'il répondrait. Tom soupira et fini par obtempérer et relâcha l'androgyne qui se releva pour aller chercher le plateau et revenir s'asseoir sur le lit. Tom en profita pour attraper son portable. Il regarda qui avait la malchance de le déranger dans un moment pareil et râla d'autant plus en voyant que c'était l'un de ses amis. A vrai dire, il aurait plus supporté que ce soit sa mère pour avoir la bonne raison de le séparer de son petit ami.

- Ouais ? Lâcha Tom en décrochant.
- Oulà, tu te lèves du pied gauche Donjuan ? Ironisa son ami.
- Si c'est pour me dire ça que tu m'appelles, ce n'est même pas la peine !
- Hey, ne t'énerve pas comme ça. On voulait juste savoir comment ça se passait pour toi. On t'as plus vu d'puis vendredi soir, chez Morgan. Ya de quoi s'poser des questions sur ton état... Ah moins que...tu t'es choppé une meuf en rentrant, que tu te l'aies tapé toute ta journée d'hier et que là, tu comptais récupérer.
- Quoi ?! Mais pas du tout. Je suis juste resté au calme, chez moi. C'est interdit peut être ?!
S'emporta le dreadé qui fit également sursauter le brun. De plus celui avala de travers son jus d'orange et commença à tousser.
- Oho, j'vois ça, t'es pas seul mec... Fallait l'dire tout de suite =P
- Mais merde, fou moi la paix, où j'te jure que demain, j'te fais ta fête !
Continua Tom en demandant à Bill si ça allait.
- Ok, ok. J'te laisse alors. Au fait, tu n'as pas envie de venir au parc avec les autres pour une petite pêche aux nanas ?
- Fais chier !


Tom ne pu s'empêcher de raccrocher et d'envoyer son gsm sur sa table de nuit en soupirant fortement. Il passa une main sur son visage.

- Je n'ai pas l'intention de t'empêcher de sortir, tu sais ? Intervint l'androgyne.
- Mmh... Je le sais bien. Mais ne t'en fais pas. Ils comptent faire ce que j'aurais toujours fait avant, aller à la chasse aux filles. Soupira Tom alors que l'androgyne grimaça.
- Mouais... Après tout...
- Je t'ai promis de toujours rester avec toi maintenant, et j'ai bien l'intention de le faire. De profiter de toi à 1oo%, jusqu'à la fin de ma vie.
- Je sais... mais ce n'est pas pour ça que je voudrais que tu n'ailles plus avec tes amis...
- Ya pas de problème là dedans. De toutes façon, lundi, ils vont quand même être au courant...alors à quoi bon...
- Tu vas aussi leur annoncer ? Enfin, leur dire toute la vérité ?
- Tout de tout, excepté que je garde les meilleurs détails pour moi, bien sûr !
Sourit Tom.
- Imbécile ! Dit gentiment Bill en poussant Tom. Celui-ci se laissa aller et s'allongea, en appui sur ses coudes et souriant à Bill.
- Oh ! Tant que j'y pense ! Fit Tom, toujours allongé. Tu as intérêt que personne ne t'approche lundi, question mec j'veux dire. Parce que je risque d'être extrêmement possessif envers toi et si j'en vois un autre te draguer, je lui refais le portrait.
- Mais non, tu te tiendras correctement. Tu l'as bien fait pendant trois ans. Et puis, je te rappelle, que tu ne t'entends même pas avec les gens que je fréquente habituellement...
Lui rappela Bill
- Tsss, et bien... J'te kidnappe et j'te garde avec moi !
- Tu dis n'importe quoi. Je suis conscient que tu veux que ça change au lycée, mais vas-y progressivement ;)
- Mmh...
- Fait le pour moi alors... Et ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention de faire une quelconque bêtise, ni même de draguer quelqu'un. T'avoir toi me suffit amplement maintenant...

- Tu es sûr ? S'inquiéta Tom.
- Parfaitement ! Le rassura Bill alors qu'il déposa le plateau sur le bureau du dreadé, venant s'agenouiller sur le lit près de ce dernier. Je t'aime Tom, et ça, c'est loin de vouloir disparaître.
- Je t'aime aussi mon ange.


Bill se pencha vers lui et l'embrassa. Tom se laissa retomber complètement contre le matelas. Ce baiser était rempli de tendresse et d'amour. L'androgyne se lova dans les bras de Tom et y resta un moment. Ils se levèrent après un très long moment. Tom prit le plateau pour sortir de la chambre et ils allèrent à la cuisine. Bill regarda Tom se préparer un petit encas tout en étant assis sur le bord de la table puis, se remit depuis alors qu'ils optèrent pour aller regarder un film, au salon.

Ils s'installèrent confortablement, c'est-à-dire, Tom contre le dossier, ayant d'abord fini de manger, et contre l'appui du canapé, quant à Bill, il se mit contre lui. Ils zappèrent sur quelques chaînes avant de finir sur un film qui leur plaisait à tous les deux et de le regarder. Tellement absorber, qu'ils finirent par s'en lasser et tombèrent rapidement endormi, toujours l'un contre l'autre, dans le canapé...


Part. #7


Tom se réveilla. Il bougea légèrement, ne voulant pas réveiller Bill à son tour, mais celui-ci n'était plus là. Il ouvrit les yeux, surpris et regarda autour de lui. La pièce était plongée dans la pénombre, la télévision éteinte et il était recouvert d'une couverture. Il s'assoit et fini par se relever. De la lumière et du bruit provenait de la cuisine. Il s'y dirigea mais ne trouva pas son petit ami, c'était sa mère qui préparait le repas.

- Maman ? Celle-ci se retourna vers lui et lui sourit.
- Mais voilà mon fils qui se réveille enfin. Tu as bien dormi ?
- Euh... Mouais, bof... J'aurais pu avoir meilleur réveil
... Soupira Tom.
- Qu'est ce qui se passe ?... Non, attends... Tu te demandes où est Bill, c'est ça ?
- Euh, oui.
- Tu n'as pas besoin de t'inquiété. Il s'est réveillé il y a une vingtaine de minutes avant toi, et il a demandé à son père s'ils pouvaient discuter. Ils sont dehors...
Le rassura sa mère.
- Oh, d'accord... Alors je préfère attendre...
- Oui, je pense aussi... Puis, ne t'inquiète pas, ils vont revenir entier :)
Sourit sa mère.

Tom lui rendit son sourire et aida sa mère pour le repas. Au moment où il finissait de mettre la table, son petit ami et son futur beau-père rentrèrent dans la cuisine, tout sourire. Là, Tom fut complètement rassuré. Il récupéra Bill qui alla dans ses bras tendus et l'embrassa chastement. Ils ne tardèrent pas à passer à table. Un dîné qui se fit dans une excellente ambiance. Il y avait des années que le parent et le fils n'avaient plus mangé ensemble. La soirée se passa dans les éclats de rire et de bonne humeur. Les débuts d'histoire furent racontés. Ils étaient à présent au salon, les couples enlacés, toujours en train de discuter d'anecdotes du passé.

- Je ne voudrais pas m'imposer encore plus longtemps. Demain je commence à o8 heures. Annonça Damien, le père de l'androgyne. Est-ce que... Enfin, Bill, tu restes ici où tu rentres avec moi ?
- Euh...
L'androgyne regarda Tom puis son père. Je vais rentrer avec toi. Je n'ai pas mes cours ici quand même...
- Il faut te les ramener ?
Proposa son père.
- Non, tu ne trouverais pas ce dont j'ai besoin sur mon bureau. Et puis, je verrais Tom demain au lycée ;)
- J'espère bien !
Intervint Tom en souriant.

Bill lui rendit son sourire et se leva. Il tendit une main à Tom. Celui-ci la prit et se leva. Bill l'entraîna avec lui dans sa chambre en informant à son père qu'il allait arriver. Une fois dans la chambre, il lâcha la main de Tom. Celui-ci eut à peine fermé la porte qu'il se retrouva contre elle, le corps de l'androgyne collé à lui. Il lui sourit, tout en posant ses mains dans le bas de son dos, à la limite de ses fesses. Les lèvres ne tardèrent pas à se rejoindre et se quittèrent peu de temps après alors que leur échange devenait trop intense.

- Stop... murmura Bill. Il faut que je range mes vêtements...
- Et tu me laisses seul !
Fit Tom en prenant une mine de quelqu'un qui bouderait.
- Juste pour la nuit, demain, on se verra au lycée...
- Oui, ben quand même...
Soupira Tom. Tu aurais pu rester ici !
- De toute façon, maintenant que nos parents sont au courant pour nous, on aura plus à se cacher et on pourra rester aussi longtemps ensemble qu'on le souhaite...
- Oui, ça, c'est un bon point.


Tom lui sourit et le lâcha. Bill l'embrassa chastement avant de ranger ses vêtements dans son sac. Une fois ceci fait, ils retournèrent au salon. Bill enfila sa veste, déposant son sac sur le sol. Pendant ce temps, Tom s'aptien de ne pas le reprendre dans ses bras. Une fois près, les deux couples se saluèrent et Bill alla rejoindre son père à sa voiture. Tom les regarda partir avec sa mère avant de rentrer. A croire que ça n'avait jamais été aussi dur de se séparer de Bill. Il regagna sa chambre ensuite. Il ôta ses deux tee-shirts et se laissa tomber sur son lit.

[...]

Le lendemain, au lycée. Tom était à son coin habituel, avec sa bande de potes. Ils parlaient tous d'un sujet quotidien, les filles et leurs atouts. Un sujet qui commençait à éc½urer Tom qui ne participait pas à la conversation. Il était dans ses pensées, attendant la personne qui comptait le plus pour lui, jusqu'à ce qu'une main passe devant ses yeux, le sortant de son Monde.

- Hey oh !? Tom ?! T'es avec nous ? Appela un de ses potes.
- Hein ?! Oui, oui... Soupira le dreadé.
- T'es sûr, tu as l'air ailleurs d'puis ce matin... Constata un autre.
- Ouais... Jusque j'attends quelqu'un...
- Oho ! Et elle est comment ? =P
- On la connait ?
- Rha bordel ! Vous ne pensez qu'avec ce que vous avez entre les jambes ou quoi ?!
S'emporta Tom.
- Ben euh... Non mais là, t'es malade vieux !
- Ok, vous l'aurez voulu ! Ca fait trois ans que je suis en couple secrètement. On ne s'est jamais montré au grand jour mais à partir d'aujourd'hui, ça va changer !
Avoua Tom alors que ses amis le regardaient, complètement ahuris.
- T'es sûr là ? Enfin...de ce que tu dis ?
- Parfaitement !
- Et ben... C'était avec elle que t'étais ce week-end ?
- Vous m'faîtes chier ! Oui, j'étais en sa compagnie hier et puis... Pourquoi ça devrait être 'elle' ?
Demanda Tom.
- Ben... T'es hétéro, j'te rappelle...
- Et bien, il va falloir que vous vous fassiez à l'idée, ce n'est pas elle, mais IL !


Cette fois, personne ne pipa un mot. Tous surpris par cette révélation. Alors comme ça, Tom... était en couple...et avec... un mec O.o Il y avait de quoi surprendre, surtout quand on connait Tom depuis qu'on est au collège et qu'il a toujours été affiché avec une fille à son bras. De plus, quand on sait que la majeure partie des filles de terminal sont passé dans son lit.

Tom soupira et enfuit sa tête dans ses mains. Mais qui lui avait foutu des abrutis pareils pour ami ? >.< Il se laissa aller contre le mur, derrière lui. Il accepta même une cigarette qu'un de la bande lui tendit. Il l'alluma et aspira une grande bouffé alors qu'en relevant la tête, son regard croisa celui qu'il attendait. L'androgyne était là, à l'entrée du lycée, regardant Tom. Bill soupira en levant les yeux au ciel ce qui eu pour effet que Tom se morde la lèvre et 'cache' la cigarette derrière lui, mais l'androgyne l'avait vu.

Ca commençait bien dis donc. Voila que Bill allait déjà l'éviter dès le matin. Tom soupira et fini tout de même sa cigarette en essayant de garder un ½il sur Bill même si celui-ci restait dos à lui. La sonnerie retentie rapidement et ils se dirigèrent tous vers leur classe. Tom n'avait toujours pas quitté Bill des yeux. Ce dernier rigolait avec un de ses amis. Il serait bien allé vers lui, mais vu que les amis de l'androgyne ne supportaient pas Tom et inversement, il préféra ne rien faire et attendre.

[...]

La sonnerie retentie. Elle annonçait la pause de midi. Tom regardait Bill ranger ses affaires. Celui-ci n'avait toujours pas tourné la tête vers lui. Tom soupira, se dépêcha de ranger ses affaires également avant de se précipiter vers la sortie de la classe. Il resta dans le couloir, près de la porte, une lanière de son sac à dos sur l'épaule et il croisa les bras. Il n'attendait plus que son copain. Ce dernier ne tarda pas à passer la porte avec Shane sur ses talons. Bill leva la tête et aperçu Tom mais ne s'arrêta pas.

- Bill ! Appela Tom.

Bill s'arrêta et se retourna vers lui. Il le regarda, puis Shane. Celui-ci fixait Tom bizarrement. Pas vraiment avec un regard protecteur mais surtout de méfiance et de doute. L'androgyne passa une main dans ses cheveux avant de soupirer.

- Bill ? Tu lui parles à lui ? L'agressa complètement Shane.
- Wow. Qu'est ce que ça peut bien te faire ? Demanda Bill.
- Vaudrait mieux que tu fasses attention à tes arrières ! Ironisa Shane. Ce qui eut pour effet pour Tom, de serrer ses poings. Ceux-ci dans les poches de son baggy.
- Shane, ta gueule ! J'ai jamais eu besoin de personne pour me défendre et ne recommences pas à me souler, ok ?!
- Fais comme tu le sens, j't'aurai prévenu !


Shane haussa les épaules et laissa Bill, seul, dans le couloir. Enfin, pas tellement seul vu qu'il y avait Tom. Bill le regarda avant de s'avancer vers lui, s'assurant que Shane était bel et bien partit. Il soupira de nouveau et fixa son petit ami.

- Pourquoi tu m'évites ? Demanda le dreadé.


Part. #8


- Je ne t'évite pas...
- Bill >.<
- Bon...d'accord... Je ne sais pas, c'est ce matin... J'ai eu une drôle d'impression et puis, je n'aurais pas su aller vers toi parce que les mecs qui te servent d'ami... C'est comme pour toi, je ne le supporte pas. Ne crois pas que je n'ai pas essayé. De plus, tu fumais !
Accusa l'androgyne.
- Moui. Mais ça, c'est parce que tu n'arrivais pas et que je ne te voyais pas arriver non plus. Ce n'était pas intentionnel, c'était pour me calmer surtout...
- M'ouais...


Tom fini par lui sourire et à tendre ses bras vers lui. Bill le regarda, d'abord surpris. C'est vrai que faire o3 ans de tendresse en se cachant des yeux de tous et là, du jour au lendemain, tout change, c'est un peu déstabilisant. Finalement, l'androgyne se laissa aller et Tom referma ses bras autour de son petit ami. Celui-ci posa sa tête sur son épaule et en profita pour respirer son odeur.

- J'ai vraiment cru devenir dingue moi ! Lança Tom.
- Je suis sûr que tu surmontais ça parfaitement. Murmura Bill.
- Peut être... Peut être pas. Quoi qu'il en soit, j'ai besoin d'une chose pour finir ma journée en très bon terme !
- Ah oui ?
Sourit Bill
- Parfaitement, j'ai besoin de sentir les lèvres de mon petit ami contre les miennes ! Et même, je voudrais sentir sa langue contre la mienne et...
- Ca va... Fallait le dire plus tôt que tu voulais être embrassé par CE petit ami là !
- Alors ?
S'impatienta Tom.

Bill sourit contre la peau du cou du dreadé et se releva. Il le regarda, fessant encore patienter Tom avant de poser ses lèvres contre les siennes. Un peu un baiser en signe de « bonjour », le premier de la journée. Leurs langues ne tardèrent pas à se rejoindre pour commencer à s'entrelacer. Ce baiser ne dura pas plus longtemps, pour éviter les débordements et surtout, qu'une certaine envie n'apparaisse entre eux. Ils se séparèrent. Tom qui avait ses mains sur les hanches de l'androgyne, les posa sur ses fesses pour le ramener vers lui.

- Je te propose quelque chose... Dit Tom
- Propose donc...
- Quand ailles à la cafète' ensemble, et que je ne te lâche pas. Tu crois que tu sauras capable de me supporter moi et la séparation entre tes amis ?
- Si tu es avec moi, alors pourquoi je n'en serais donc pas capable ?
- Je ne sais pas, c'est une demande...
Fit Tom en haussant les épaules.
- Alors, vas pour ça ! Sourit l'androgyne. Je n'ai pas envie de recommencer comme ce matin. Si tu fais un effort, toi, pour vouloir assumer enfin notre relation, alors je ferais aussi un effort, même si je dois faire face à tous les rumeurs, ragots et potins qui suivront ici...
- Ne t'en fais pas, le premier qui dit quoi que ce soit, j'lui... Enfin bref, j'en fais mon affaire !


Bill lui sourit et tendit sa main à Tom. Celui-ci n'hésita pas à la prendre et ils partirent, ensemble vers la cafétéria du lycée. Ils soufflèrent un coup avant d'entrer dans la salle. Ils gardèrent leurs mains enlacés. Aucun ne s'occupa de ce que se disait à leur sujet autour d'eux. Le principal, c'est qu'il était ensemble. A partir de maintenant, il avait décidé de tout faire ensemble. Ils s'asseyèrent même ensemble en classe et le matin, Tom passait chercher son petit ami chez lui, s'il n'y avait pas déjà passé la nuit. Bien sûr, ils reçurent certaines remarques, bonnes comme mauvaises, mais ils passèrent aux dessus, surtout face aux regards noirs du dreadé.

Finalement, leurs parents décidèrent de se marier le mois qui suivrait. Ils partiraient même en voyage de noce à l'étranger et pendant ce temps, ils laisseraient la nouvelle maison aux deux garçons. Nouvelle car c'était là qu'ils avaient tous les 4 emménagés parce qu'aucune famille ne voulait s'imposer chez l'autre. Et puis, c'était là...le début d'une nouvelle vie pour les deux couples ;)


[F.I.N.]


Désolée pour cette fin, je e voulais plus m'éterniser et rien ne venait d'autre...

# Posté le lundi 12 janvier 2009 02:22

Modifié le mardi 24 mars 2009 15:37

○•○ (#61) Passé, présent, futur, ... ○•○

○•○ (#61) Passé, présent, futur, ... ○•○
Genre:: yaoï, guimauve, ...
Auteur:: © Za & © Jack


Part. #1


- Tu ne penses qu'à toi, tu ne parles que de toi ... regardes-toi en face et tu comprendras ce que les gens ressentent autour de toi ... ne me fais surtout pas le reproche de ne pas être prés de toi, tu sais parfaitement ce que je pense de ton attitude alors ne viens pas me dire que j'ai tors ...
- Tu as tors et sur toute la ligne ... tu n'es jamais là quand j'ai besoin de toi !
- Je ne suis jamais là ? Tu déconnes j'espère ... je pense qu'en seize ans, j'ai été de nombreuses fois souvent présent pour toi comparé à toi ... tout ce que tu sais faire, c'est tirer ton coup à droite et à gauche
- Quel rapport ? Ca reviens au même, c'est moi qui suis en faute comme d'habitude
- Mais oui, c'est toi, Bill ! Merde, regarde autour de toi ... regarde moi ! Pourquoi j'sors plus ? Parce-que t'es pas là ... pourquoi j'dors plus ... parce-que t'es pas là ... pourquoi j'parle presque plus ? Parce-que tu ne m'écoutes pas
- Qu'est-ce que tu racontes ... je t'écoute !
- Ah bon ? Tu m'écoute ... très bien ... j'suis allé où, hier après-midi ?
- ...
- J'ai fais quoi ce matin ?
- ...
- Quand ai-je touché ma guitare pour la dernière fois ?
- ...
- Alors pour te répondre, hier aprèm' j'suis allé chez mon cardiologue pour mes examens de tous les mois, ce matin j'suis allé chez le kiné, pour mon dos, et la dernière fois que j'ai touché ma guitare, c'était il y a un an ... avant que tu ne commences à penser qu'avec ce que tu as entre les jambes !
- Ow ! Tu te calmes un peu là
- Non, j'me calme pas Bill ... soit tu ramènes une poupée gonflable, soit tu ramènes un mec, soit les deux en même temps ... Bill, tu deviens limite une pute, bordel !

"#Sbaaaf#"

- Ne m'insultes plus jamais de pute, c'est clair ? Moi au moins je sais ce que s'est de faire plus « bisous bisous » avec une nana ou mec, compris ?!


Je me réveille en sursaut. Cela fait plus de deux mois que toutes les nuits, je me réveille de cette façon, en plein milieu de la nuit, revivant cette scène. La scène qui a changé complètement ma vie. Je regarde mon réveil, o4 heures 37. Je sais que je ne me rendormirais plus, alors, je vais me lever. J'allume ma lampe de chevet et me dirige vers ma penderie tout en posant une main sur ma joue. J'ai encore l'impression de sentir cette chaleur quand sa main a claqué sur celle-ci. Je me souviens ma tête a pivoté sur le côté si rapidement ... c'était la première fois qu'il levait la main sur moi. Et la dernière, d'ailleurs ... Mes doigts glissent sur ma joue avant que je n'ouvre la porte de ma penderie et prenne quelques uns de mes vêtements pour ensuite partir prendre ma douche.

Finalement, il est tôt et je décide de me faire couler un bain ... pendant que celui-ci se remplit, je vais me faire un café ... j'attends et retourne dans la salle de bain, je pose mon mug sur le rebord et retire mon boxer, avant de me laisser glisser dans l'eau tiède. Je me laisse aller, même si, il est impossible pour moi de me détendre complètement. Depuis deux mois, ma vie est un réel calvaire. Moi qui croyais ne plus à subir de séparation douloureuse, je me suis grandement trompé. En effet, je devais me marier dans moins d'un mois, même pas ... mais comme si je n'avais pas assez souffert avant, il a fallut que ça s'abatte sur nous. Il y a fallu qu'un événement très traumatisant nous arrive pour que 3 ans de vie de couple se brisent ainsi. Elle n'allait pas tarder à donner la vie.

Mais le malheur, c'est jeté sur nous. Bien trop tôt, elle a perdu les os, suites à de faux mouvements du à ses sautes d'humeurs constantes et elle a été transportée à l'hôpital en urgence. Seulement voilà, le petit bout qui allait être notre fils, notre sang, est malheureusement né sans vie. Mort né. Comme m'ont dit les médecins ... mais sans que je ne puisse rien voir arriver, elle a rejeté toute la faute sur moi. Je n'ai rien compris, et du jour au lendemain, elle est partie. J'ai dû envoyer un faire-part d'annulation à chacun des invités, leur expliquant la perte de notre enfant, c'était trop récent. Par la suite, j'ai vendu notre maison et je me suis pris un appartement. Au final, c'est ici que je vis depuis 2 mois. C'est ici que toutes les nuits, dans ce grand lit froid, je fais mes cauchemars. Mais rarement sur la grossesse de Sandrine. Depuis, elle ne veut plus me parler, et j'ai bien du me faire à l'idée qu'elle et moi, c'était terminé, comme pour la toute première fois que ça m'est arrivé.

Ma vie est nulle est inintéressante. Même mes collègues de travail ne savent plus quoi faire pour me remonter le moral. Je prends mon mug entre les doigts et bois une gorgée de ce liquide amer et légèrement sucré. Je n'ai plus goût à rien. Je suis une réelle coquille vide, vide de toutes émotions et de vie. Après lui ... elle ... à qui le tour ? J'ai déjà du mal à remonter la pente à nouveau. Je pense que les relations amoureuses où même toutes relations ne sont pas faite pour moi ... seuls mon chat et mon chien ne m'ont jamais laissé tomber >< Je soupire et pose mon mug sur le bord avant de glisser volontairement et de plonger ma tête dans l'eau. Une chose que j'ai longtemps regretté, c'est d'avoir coupé mes dreads. Mais maintenant, je dois avouer que c'est vraiment plus simple. Plus besoin de soin, rien... Et surtout, moins de pensées pour quelqu'un... Je me lave les mains après avoir fini d'appliquer mon gel et retourne à la cuisine n'oubliant pas mon mug au passage. Complètement près, alors que je ne dois être au bureau, sur mon lieu de travail, que dans 2 bonnes heures. Je soupire ... qu'est-ce que je peux faire ?

[...]

Cette journée? Comment elle s'est déroulée? Pour moi, ce n'est que la routine. Je me suis occupé au matin, fais le ménage et du rangement, ensuite, pour o7 heures, je me suis rendu à mon bureau. Je travaille pour une grande entreprise et je suis assis, derrière un ordinateur la majeure partie du temps. Et cela, c'est tout les jours ouvrables de o8 heures à 18 heures 3o. Une fois chez moi, comptant qu'il faut une bonne heure de route, je me change, enfin, me met plus à l'aise que ma tenue de travail. Ensuite, je mange un bout tout en regardant le journal où il faut bien s'informer. Je fais un détour par la salle de bain pour me débarbouiller avant de regagner mon lit et craignant encore une fois que ma nuit sera courte. Tout ça, est réellement une routine pour moi depuis un petit moment.


Part. #2


- Tu m'as frappé ?!
- Je ...
- Tu as levé la main sur moi ?!
- Tom, je ne voulais pas, je ...
- Tu quoi ? Tu ne t'es pas contrôlé, tu vas me dire ? Tu m'as giflé ... co ... comment t'as pu ?
- Pardon, je ...
- J'te déteste, t'entends ... JE TE DETESTE ... retourne faire c'que tu fais le mieux ...

Le dreadé sort de la chambre en pleurant, avant de courir, en bas, dans les bras de son père. Car oui, Tom est plus le côté papa et Bill, le côté maman ... malgré qu'ils soient divorcés, la mère des deux jumeaux passent souvent les voir ... mais là ... ce sera la dernière fois...


Cette fois, c'est les larmes aux yeux que je me réveille, ainsi que le souffle court. J'essaye de reprendre ma respiration, parce que tout ça est très mauvais pour moi. Depuis que je suis petit, j'ai une tension qui joue au yo-yo et il arrive, par moment, que je fasse une crise de tension. J'ai des médicaments à prendre, mais ça n'a jamais rien fait... J'essais de reprendre mon souffle doucement ... mais surtout calmement ... je ne dois pas penser à ce putain de cauchemar ... Quelques larmes finissent tout de même par s'échapper. On dit que pleurer est humain, pourtant moi, je n'aime pas ça. Je n'ai jamais supporté de pleurer. J'ai toujours voulu tout garder au fond de moi mais en ce moment, au fond de moi, c'est chamboulé, et plus rien ne reste...

Je ferme les yeux et me rallonge. J'allume un fond musical pour m'apaiser. Je siffle et j'entends des pas précipités, puis un chien et un chat, sauter sur le lit. Alors que mon chat se poste sur mon torse, ronronnant à un volume énorme, mon chien se couche contre moi et je pose ma main sur sa tête. Je les caresse tout les deux mais sans le vouloir mes pensées vont vers lui ... encore ! En ce moment, il est tout le temps là. Pourtant, j'avais fait une croix dessus. Je l'avais oublié, avec difficultés certes, mais je n'y pensais plus. Je ne me souciais plus du tout de lui. Mais voilà que ça recommence. Je ne sais même pas ce qu'il est devenu en ce jour. Je ne sais plus rien de lui. En o4 ans, tout à changer. Une très longue période pendant laquelle, je n'ai plus eu besoin de lui. Je me suis débrouillé sans son avis...

Pour le peu qu'il m'apportait de toute façon sur les derniers moments où on n'était encore "unis". Très peu de temps après notre dispute qui a très mal fini, nous sommes allés chez notre mère, en Bavière, dans le Sud de l'Allemagne, et là, en ayant prévenu notre père, je ne suis pas rentré à Hambourg. Il l'a fait seul. J'avais besoin de recul fasse à tout ça et surtout, de l'évincer de ma vie. Mais au final, nous nous sommes effacés ... je n'ai plus eut de nouvelles de lui ... je n'ai même plus de nouvelles de mes parents. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus tous les trois. Je me pose souvent la question, mais jamais je n'aurais de réponse.

Peut-être que papa s'est remarié et que maman aussi ... Bill, je n'en sais rien ... à seize ans, tu penses plus à faire des conneries, que penser à ton avenir. Maintenant que j'y pense, au mariage, il y aurait eu plus d'invité du côté de la famille de Sandrine que la mienne... A qui je ne l'ai même pas annoncé, de toute façon, comment? Seul Andy était au courant. Le seul avec qui j'ai pu garder contact. Je ne lui ai jamais demandé de nouvelles de mes parents ou même de Bill. De son côté, je ne sais pas s'il leur en donne, ou même s'il les voit encore ... Ca fait tellement longtemps que je ne l'ai plus revu non plus. Et puis, pourquoi est-ce que maintenant, je ressens de nouveau ce vide au fond de moi? Le même vide qu'il y a o4 ans. Ce trou immense qui ne veut pas se refermer. Je fini par me rendormir ...

[...]

La journée ne fait que commencer et pourtant j'ai l'impression que ça fait des années que je suis dans ce foutu bureau. Je suis là, occuper de taper un bilan de l'année, plus embêtant qu'autre chose. Je laisse échapper un bâillement tout en m'étendant, bras en arrière. Mon dos craque et je grimace. Je soupire avant de me remettre à écrie, jusqu'à entendre des voix derrière moi, qui m'interpellent. Je me retourne et remarque que deux de mes collègues sont là, à me regarder.

- Oui ?
- Ecoute Tom, depuis que Sandrine et toi avez eut ce problème, tu ne sors plus, tu ne fais plus rien...
- Mmh... Je n'en ai pas besoin, c'est tout...
- Crois-nous, tu en as besoin ...
- Vous savez mieux que moi ce qu'il me faut? O.o
- Mmh par forcément, mais là oui
- ... et?
- Et ce week-end, enfin, samedi soir, tu sors !
- Pour aller où d'abord?
- Tu connais le groupe Tokio Hotel ... tu sais le groupe rock, on en parle beaucoup en ce moment...
- Non, ce n'est vraiment pas ce que j'écoute en ce moment...
- Oui, mais tu connais ? Rassure-nous 0.0
- Ouais...
- Et bien samedi, tu iras voir l'un de leur concert !
- Ah non...
- Ah siii ... t'emmènes mon fils, au passage, il en est fan
- Je déteste ce groupe -_-"
- Tu feras une exception et on t'interdit de dire non ! =D
- ...
- Aller ne fait pas cette tête...
- J'ai intérêt à prendre des aspirines avec moi -_-"
- Euh ... ouais ^^
- Ah ! Et Tom, mon fils a réussi à avoir des places en V.I.P, tu vas donc pouvoir rencontrer le groupe !
- Génial *ironique*
- Soit pas si pessimiste ...
- On verra samedi...
- Rho !


[...]

Voilà, on est samedi et je n'ai pas pu trouver quelque chose d'assez important pour ne pas aller à ce maudit concert. Je suis passé chez mon collègue pour aller chercher son fils et nous voilà devant... O.O c'est quoi tout ce monde là?!

- T'inquiète Tom, eux, ils sont en tribunes
- Mmh... Et...nous? O.o
- Nous? On a des meilleurs place, tout près de la scène et assises! Mais avant, faut qu'on rentre, on a le droit de rencontrer le groupe et je VEUX mon autographe *.*
- Ah ... et de qui tu le veux ?
- De tous, mais... principalement du chanteur =D
- Ah ... d'accord !
- Aller, viens vite !


Il me sourit et prend mon bras, m'entrainant devant l'entrée consacré aux personnes V.I.P. Mais qu'est-ce que je viens foutre là ? On rentre dans un dédalle de couloir et je me laisse guider. Une chose est sûre, j'aurais vraiment préféré être dans mon lit, quitte à refaire mes cauchemars quotidiens. Il prend ma main et me tire pour que j'avance plus vite. Je ne râle pas, après tout, ça doit être une fabuleuse journée pour lui. Je le suis, puis il s'arrête devant un porte close, juste le nom " Tokio Hotel " est écrit avec une étoile en dessous. Il se retourne vers moi et me sourit avant de mordre sa lèvre inférieure. Il lève une main pour frapper mais il est tellement exciter qu'il tremble de partout. Bon ben tant pis, je frappe à sa place d'un air blasé. J'attends quelques minutes et laisse mon regard sur Damien. Il sait plus quoi faire de ses mains ni rien. La porte fini par s'ouvrir et c'est un garçon bien plus âgé que l'âge de Damien qui l'ouvre. Je le regarde puis Damien qui sourit comme un...idiot -_-". Je regarde Damien qui ne bouge pas, je pose ma main sur son crâne et fais relever sa tête vers moi ...

- Ben alors ? Tes piles sont à plat ?
-Euh...ben...nan...
- Ben t'en a un juste devant toi et tu ne dis plus rien
- Mais... euh... Bonjour x)
- Salut ^^
- Damien, j'te laisse avec eux, j't'attendrais ici...
- Non viens !
- T'as pas besoin de moi pour parler? O.O
- Mais non mais viens quand même aller
- Mouais...Bon...
- Hiii merci !!!!
- Ne vous inquiétez pas, on n'a jamais fait de mal à quelqu'un ;)
- Mmh...
- Entrez...


Je soupire et entre même avant Damien, lui est encore bloqué. Je soupire et attrape son bras pour le tirer à l'intérieur. Putain j'espère qu'il ne va pas tomber dans les pommes !

- Installez-vous, j'vais chercher les autres dans l'autre pièce...
- Ok !


Je regarde Damien qui me montre une chaise. Je m'assois et il vient sur mes genoux ...

- Faudrait que tu pense à ouvrir ton bec hein
- Moui, mais j'en peux rien... J'aurais jamais cru le enfin, les, voir en vrai...
- Ben maintenant que tu le peux, tu ne vas pas rester la bouche fermée, si ?
- J'vais essayer... Promis...
- M'ouais ... j'espère ...



Part. #3


Après un petit moment, c'est le bassiste, celui qui nous a ouvert qui revient, tout sourire.

(Georg) - Voilà, seulement, je suis désolé, mais Gus' viendra plus tard, il est occupé avec notre manageur...
(Damien) - D'acc... D'accord...


Ah non hein?! Il ne va quand même pas bégayer maintenant? Enfin, il parle, c'est déjà ça. Georg s'installe en face de nous, sur un des canapés présents avant qu'une deuxième personne, habillé tout de noir, les cheveux en bataille tenue avec une tonne de gel, maquiller et manucuré ne rentre à son tour. Damien se retourne vers moi avec un sourire énorme et les yeux rempli d'étoiles.

(Damien) - *murmure* C'est lui... C'est le chanteur ! *.*
(Tom) - Je l'aurais deviné, ne t'inquiète pas


Je relève les yeux et regarde ce chanteur qui se laisse aller près de Georg, quoi que quasiment sur lui avant que le bassiste ne claque sa main sur la cuisse de l'androgyne, provoquant un cri. J'ai déjà entendu ce cri. Mais ou ? Je ne sais pas ... Il se masse sa cuisse en lassant des regards noirs au musiciens.

(Georg) - *tout fière* Alors, que puis-je faire pour vous ? Enfin, pour ce jeune homme du moins? =D
(Tom) - Alors, avant qu'il ne s'effondre, je préfère le demander moi-même... Il aimerait avoir un autographe de tout le groupe, surtout, ... Du chanteur...
(Georg) - Aha... Allez Bill, bouges tes fesses et attrape un feutre =P


Je me fixe ... Bill ... Celui-ci regarde Damien et lui sourit, ignorant complètement Georg. Il se lève et se dirige vers un sac où il en sort un paquet de feuilles, enfin, de photos et prend un feutre qu'il y avait sur la table basse. Damien se tortille sur mes genoux et j'entends ses petits couinements légèrement hystériques. Ok -_-". Je croise mes bras que je pose sur mon torse.

(Georg) - C'est ... votre ou ton fils ?
(Tom) - Non, pas du tout... C'est le fils d'un de mes collègues... Je suis... Enfin voilà, non, ce n'est pas le mien...


Ca, ça fait mal n'empêche.

(Bill) - Et voilà jeune homme, bon Georg, tu viens signer ?
(Georg) - J'arrive =D...


Il se lève alors que Bill lui donne le tout pour lui signer et vient se rasseoir. Je baisse la tête. Je n'ai pas envie de rester ici... Pourtant, Damien ne voudra jamais rester seul. Je souffle un coup et relève le regard quand une porte claque.

(Gustav) - Putain David me fais chier comme jamais ... oh pardon ... salut !
(Damien) - Bonjour... =)
(Gustav) - Ah c'est donc toi qu'on attendait ... tu t'appelles ?
(Damien) - Moi c'est Damien =) ... Et là, c'est Tom :)
(Gustav) - Enchanté ... alors tu viens d'ou ?


Je regarde Bill qui s'est fixé d'un coup.

(Damien) - Moi j'habite ici, en Bavière =)
(Gustav) - Yeah ! Et t'as quel âge ?
(Damien) - J'ai 12 ans... mais je suis un grand fan de vous trois =D
(Georg) – Aha ! Qui n'est pas fan de nous ?
(Damien) - Tom !
(Georg) - Comment ça?! =) On ne peut pas "ne pas être fan" de nous x)
(Damien) - Ben si ... Tom, il ne connait pas la musique, ni les prénoms !
(Tom) - Damien! -_-" Ce n'est vraiment pas ça... Ce n'est pas ce que j'écoute en ce moment, c'est tout...
(Georg) - Tant que tu n'es pas un anti-th, y'a pas de soucis ^^
(Damien) - Non, il ne vous fera rien x)
(Georg) - *sourit* Sinon, on peut se présenter à lui, il changera peut être d'avis... Il vient voir le concert?
(Damien) - Oui, avec moi ^^
(Gustav) - C'est déjà ça =) Bon, alors, moi c'est Gustav Schäfer
(Georg) - Moi c'est Georg Listing
(Bill) - Ben... moi c'est Bill... Kaulitz...


Je crois que si je pouvais me butter maintenant je le ferais. Je fronce les sourcils, signe que je réfléchis méchant là ... Kaulitz, y'en à pas deux en Allemagne ... je baisse un peu le regard et regarde le grain de beauté sous son menton. Mon Dieu ... Je pose mes main sur les hanche de Damien, le soulève et me lève avant de le reposer sur la chaise. Je m'excuse faiblement avant de sortir de la pièce, je ne peux pas rester là. Putain non ! Non non non non et non. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit LUI !? Je cours jusqu'à l'arrière du bâtiment et sors sur une cour arrière. Je reste contre le mur et me laisse glisser. Pourquoi lui ? Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Ca ne fera que m'enfoncer encore plus. Je sors rapidement une cigarette et l'allume. Même si je sais que c'est mauvais pour mon c½ur, je m'en moque. Il faut que je me calme. Je replie une jambe contre moi, laissant l'autre tendue et au sol. Putain ! Putain ! Putain ! PUTAIN ! Une porte se claque, pas très loin et quelques secondes plus tard, une voix raisonne. Pas n'importe laquelle, sa voix...

- Je... Je ne savais pas que tu allais t'enfuir face à moi...
- ...
- Tom...
- Mmh !
- C'est tout ce que ça te fait de me revoir après o4 ans?
- Que voudrais-tu que ça me fasse ?
- Tom... Je n'ai pas su t'oublier... contrairement à ce que tu m'as dit, ta dernière parole; "Oublies-moi... Effaces-moi de ta vie !". Je n'ai pas pu... Je ne pouvais pas supprimer une partie de moi...
- Tout comme je n'ai pas su oublier ta main s'abattre sur ma joue, ce jour là ... tu sais que j'ai peur de dormir ?
- Je ... pourquoi ?
- Pourquoi ? Parce-que je revois sans cesse notre dernière "discussion"


Il avance vers moi, hésitant et fini par s'agenouiller, mais à une distance de plus ou moins un mètre.

- Je ... pardon
- De quoi? De m'empêcher de dormir depuis deux mois?
- ... Je ne sais pas quoi te dire ... je savais que tu allais mal, je demande sans cesse des nouvelles de toi à Andy...
- Et alors? De toute façon, t'aurais rien pu faire...
- Tu veux vraiment que je m'efface de ta vie ? Tu veux revenir quatre ans en arrière et souffrir encore plus, maintenant que l'on s'est revu ? Parce-que moi, non ... je ... je veux plus ressentir tout ça !
- Tu sais, vivre comme j'ai vécu pendant o4 ans, c'était pareil que les derniers mois que j'ai vécu avec toi... Excepté que là, tu n'étais pas là...


Il baisse les yeux ... mais les relèvent vers moi ...

- Tout ce que tu as ressentis, je l'ai ressentis aussi Tom ... ne crois pas que je t'ai effacé...
- Parce que tu crois que moi, oui?! Tu crois vraiment que j'ai su, facilement, faire sans toi ! Alors que tu étais tout pour moi avant... J'avais besoin de toi, j'ai eu énormément besoin de toi et pourtant, les coups dures qui me sont arrivés dernièrement, t'étais pas là! Et j'ai du y faire face seul !
- ...
- Non ! T'étais pas là...et pourtant, Dieu sait que tu étais la seul personne qui aurait pu m'aider... Mais maintenant, c'est trop tard... En o4 ans, les gens changent... D'ailleurs, je crois que tu as à faire, non?
- Pourquoi tu me rejettes comme ça ?
- T'as des obligations, et j'en ai d'autre... Nos vies sont différentes maintenant... Et tu n'as pas besoin de moi pour te débrouiller...


Il me regarde avant de se relever ...

- T'as jamais rien compris de toute manière !

Et il s'en va. Je lance le plus loin possible devant moi mon mégot et pose un bras sur ma jambe pliée où j'enfuis ma tête. J'aurais vraiment pensé mieux comme retrouvailles. Même si jamais, je n'y avais pensé de toute manière. Je savais qu'un jour, on se serait revu... mais j'étais loin de me douter que ça serait aujourd'hui. Je pose une main près de mon c½ur, il bat tellement vite. J'ai essayé de contenir ma colère, mais ça fait mal et là, j'ai l'impression qu'on m'arrache le c½ur. J'allonge ma seconde jambe et laisse ma tête se poser contre le mur ... faut que je me calme et vite ...

Après quelques minutes à essayer de reprendre mon souffle, je respire déjà un peu mieux. Je décide de me relever, tout en m'appuyant contre le mur. Une fois debout, je passe une main sur mon visage et regarde autour de moi. Je fini par rentrer dans le bâtiment imposant mais j'ai toujours cette sensation étrange au niveau de mon c½ur, toujours comme si on tentait de me l'arracher mais un peu moins forte que tout à l'heure. Je retrouve la loge et frappe, peut-être trop légèrement mais on me permet d'entrer, ce que je fais sans m'attarder.

(Gustav) - Oulà, ça va Tom, t'es super blanc...

Je tourne le visage vers lui, mais finalement ne vois que le plafond et par la suite, des bras me retenir. Mes jambes ne me supportent plus, mes bras se laissent aller ainsi que ma tête. J'entends ce qu'il se passe autour de moi, mais mes yeux ne s'ouvrent plus et mes lèvres ne remuent plus...

(Damien) - Mais... Mais...Tom... é___è
(Bill) – Damien ?! Ses cachets ?
(Damien) - ...
(Bill) – DAMIEN ?! Les cachets de Tom pour son c½ur, où sont-ils ?
(Damien) - Je... Je ne sais pas... é___è *pleurnichant*
(Bill) - Merde... Georg, regardes dans sa veste...
(Georg) - Bill, comment tu sais que...
(Bill) - Ferme là et regarde bordel
(Georg) - Ya rien dans sa veste, Bill...
(Bill) - Damien ... les cachets, il me faut les cachets
(Gustav) - Bill ! Arrêtes de t'énerver sur le petit ! Il t'a répondu qu'il n'en savait rien !? è__é
(Damien) - Son ... son pantalon ... je ... crois


Je sens une main se faufiler pour essayer de rentrer le plus possible dans la poche gauche de mon baggy mais... Rien... Cette main ressort pour aller dans l'autre poche avant de saisir un tube orangé rempli de médicaments de couleur jaune.

(Bill) – Putain, Georg amènes-moi un verre d'eau, s'il te plaît...
(Georg) - ... Voilà...


Je sens ma tête sur soulever un peu puis un verre près de mes lèvres. Un peu d'eau glisse dans ma bouche avant que le cachet glisse à son tour, suivit par une nouvelle cascade d'eau. Je n'ai pas facile à avaler, mais j'ai tout de même réussi alors qu'une main caresse ma joue. Je me sens soulever puis déposer sur le canapé, je présume. Une main me caresse toujours le visage alors que je me sens de plus en plus lourd.

(Bill) - *Murmure* Reposes-toi... Tu en as besoin... Je vais veiller sur toi aussi longtemps que je peux...


Part. #4


J'entends de la musique ... Je cligne plusieurs fois des yeux avant de les laisser entièrement ouverts. Je suis où déjà. Je remarque vite fait que je suis allongé sur un canapé. Je me relève, peut être un peu trop vite...

- Doucement... Il ne faudrait pas que tu refasses un malaise...

Je tourne la tête vers la personne qui me parle ...

- Euh ...
- Je suis David Jost, le manageur des Tokio Hotel
- Oh...
- Ne t'inquiète pas... Ils ne leur restent qu'une chanson... Seulement, tu auras raté le concert...
- Et... Damien?
- Il y assiste... Il est avec un des gardes du corps des garçons...
- Ah ... d'accord ... ce n'est pas grave pour le concert...
- Une chose est sûre, fait attention à toi... Tu as fait peur à plus d'un cet après-midi !
- Désolé.
- Principalement à Bill... Il ne t'a pas quitté avant de monter sur scène...
- ...
- Il va être soulagé que tu te sois réveillé...
- Ah !
- Dis-moi, tu connais Bill ? O.o
- Oui ... il n'a rien dit ?
- Il n'a rien voulu dire...
- D'accord ... je... Vous les connaissez depuis longtemps ?
- Depuis trois ans et demie à peu près...
- Ah d'accord ...
- Pourquoi?
- Non pour savoir ...
- Mmh...


Je me lève doucement pour détendre mes jambes ... Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre assez brusquement, laissant apparaître un Bill, essoufflé par sa course. Il se fixe me voyant debout à l'autre bout de la pièce. Il reprend peu à peu son souffle, ne me quittant pas des yeux.

- Bill ça va ?

Il jette un rapide coup d'½il à David qui lui pose la question et acquiesce d'un signe de tête.

- Je vous laisse, j'ai des trucs à régler

David ramasse quelques papiers sur la table basse et sort de la loge, me laissant seul, avec Bill. Je vais vers la fenêtre et regarde vers l'extérieur, voyant la foule se dissiper. Bill avance lentement vers moi mais ne veut pas être trop près.

- Tu es réveillé depuis longtemps ?
- Quelques minutes...
- Tu as mal quelque part ?
- Non, ça va mieux...
- D'accord ... tu ... voudrais qu'on parle ? Un peu ...
- Hum... On est déjà occupé de parler non?
- ...
- Pourquoi tu n'as rien dit à personne pour nous deux?
- Je voulais d'abord parler avec toi ... savoir ce que tu pensais
- Fais ce que bon te semble...
- Tu ne veux pas me parler ?
- Pour te dire quoi? "Merci"? Merci d'avoir eu le réflexe de penser aux médicaments?
- ... Non ... je ...
- Dans ce cas, oui, merci d'y avoir pensé... Parce que je ne pense pas que je serais encore de ce monde autrement... Quoi que ça n'aurait pas dérangé beaucoup de personne...
- TOM !
- ...
- Je sais que ta vie n'est pas facile mais ... j'aurais aimé en refaire partie...
- ... Tu n'auras pas de temps pour moi, alors ne t'encombre pas...
- Tu veux me railler définitivement ? Car si c'est le cas, dis le moi maintenant que je ne me fasse pas de faux espoirs !
- Je ne veux plus souffrir Bill...
- Je veux plus que tu souffres moi non plus =S
- Ca... Ca fait mal...
- ... Je sais.
- Promet moi que si... Si j'te redonne la possibilité de refaire parti de ma vie... Je... Tu ne me feras pas souffrir deux fois...
- Je te le promets Tom !
- ... Sûr? é___è
- Oui !


Je le regarde un moment, laissant ma tête aller contre le mur. Je le sens se rapprocher tout doucement de moi, puis sa main se poser dans mon dos. Je ferme les yeux, lentement. Bill se rapproche encore plus de moi, pour avoir son torse contre le mien. Ses bras s'enroulent autour de mes épaules, tout doucement, alors que je ne retiens plus mes larmes. Je pose ma tête sur son épaule, mon visage dans son cou que j'inonde de mes perles salées. Ses bras se resserre encore plus autour de moi avant de me berçant tendrement ...

- Je te promets que tout va s'arranger Tom...
- Promis ?
- Oui, je ne referais plus les mêmes erreurs. Je prendrais soin de toi maintenant...


Je souris même s'il ne le voit pas et essuies mes larmes contre son t-shirt trempé ... Sa main caresse mon dos alors que la porte s'ouvre de nouveau; laissant cette fois, apparaître Gustav, Georg et Damien. Ce dernier, content de ne revoir "sur pieds", s'avance rapidement vers moi pour passer ses bras autour ma taille et me serrer à moitié contre lui. A moitié parce que je suis encore contre Bill. Je passe un bras autour de ses épaules ...

(Damien) - Je suis content que tu ailles mieux...
(Tom) - Oui...


Je tourne la tête légèrement pour le voir, tout en restant toujours contre mon double qui s'est laissé aller contre le mur.

(Damien) - Tu fais plus peur maintenant hein ?
(Tom) - Non... Je ne le ferais plus...
(Gustav) - Justement... En vous voyant ainsi, on a plus de doute sur le sujet, vous vous connaissez. Mais en vous voyant aussi proche... Surtout que toi Bill, tu savais pour les médicaments...
(Georg) - Vous... Vous êtes sortit ensemble? =S
(Tom) - On est jumeaux.
(Gustav) - Vous... Jumeaux? O.o
(Georg) - On n'y avait pas pensé tiens...


On rigole ...

(Gustav) - Mais pourquoi... Enfin, ça fait trois ans et demis qu'on te connait, Bill... Mais... On ne savait pas que tu avais...un jumeau...
(Bill) - Longue histoire, je vais dire.
(Tom) - Trop...


On sourit ... Georg et Gustav s'assoient suivi de Damien ...

(Georg) - Alors j'veux comprendre juste un truc ... pourquoi vous ne vous êtes pas reconnu de suite ?
(Tom) - Bill a changé... Il se maquille beaucoup plus, ses cheveux sont plus long, tout en noir... et encore plus maigre qu'avant...
(Bill) - Quant à Tom... Je savais pour sa nouvelle coupe, mais j'avais tellement l'habitude de le voir avec ses dreads extrêmement longues que là, le voir les cheveux courts... c'est autre chose....
(Gustav) - Des dreads ? O.o
(Bill) - Oui, il les avait longues et depuis ses 11 ans...et puis, toujours avec une casquette et un bandeau ainsi que les tee-shirts larges... Par contre, ya bien une chose qu'il n'a pas changé, c'est ses baggys =)
(Tom) – Justement, j'en mets seulement pour être à l'aise, sinon ensuite, ce sont des pantalons normaux.
(Bill) - Mais ça te va bien =)
(Tom) - Merci !
(Georg) - Vous n'avez pas une photo d'avant ... enfin quand t'avais des dreads, Tom ... parce-que Bill, on l'connait ^^
(Tom) - Non... désolé é__è
(Bill) - Mais moi si... Attends...


Il se décolle un instant du mur, me laissant un moment avant d'aller vers un sac, que je suppose le sien pour en sortir un porte feuille. Il l'ouvre et en sort une photo qu'il tend à Georg.

(Georg) - Putain mais Bill, c'est carrément une collection là !
(Bill) - Je... Enfin, c'était un moyen pour moi de l'avoir avec moi...


Je le regarde et lui souris avant d'aller m'assoir aux côté de Georg. Waouh ! Mais ... c'est remplis, je dirais même trois-quatre pour une année ... jusqu'à aujourd'hui.

(Gustav) - Dîtes moi tout les deux... Depuis combien de temps vous ne vous étiez plus vu?
(Bill) - ...
(Tom) - Trop longtemps...


Il me regarde et je lui souris tendrement ... le passé reste le passé, il faut savoir pardonner. Et puis, je crois que maintenant, j'ai vraiment besoin de lui... Surtout pour remonter le gouffre dans lequel je suis... Je me lève et vais moi-même dans ses bras. Il sourit et m'encercle, me gardant contre son torse.

- *Chuchote* J'men veux tellement Tom, de tout ce que j'ai fais...
- *Chuchote* Dans ce cas, évites d'y penser...d'accord?


Il embrasse tendrement ma joue et je pose ma tête sur le haut de son torse, fermant les yeux. Plus d'une heure passe et nous sommes toujours dans cette loge, seulement voilà, il va falloir que j'y aille, Damien s'est, en plus, endormi dans un des fauteuils, la veste de Georg le recouvrant en plus de la mienne. Je me remets droit avant de m'étirer un peu.

(Tom) - Je pense... Enfin non, il faut que je rentre chez moi... mais aussi, que je ramène Damien à ses parents...
(Georg) - Oh oui c'est vrai ...
(Gustav) - Demain, on a un jour "Off"... On est encore en ville... On ne part que demain soir normalement...
(Georg) - Tu pourrais passer non ?
(Tom) - Je... Oui...


Je leur souris et vais vers Damien. Je m'accroupis et lui retire les vestes. Je ne vais pas le réveiller quand même. Georg vient mettre ma veste par dessus, pour ne pas qu'il est froid quand nous serons dehors.

(Gustav) - Attends !...

Il se dirige vers une pièce adjacente alors que je me retourne vers eux. Il revient avec une immense feuille, autrement dit, un grand poster de Tokio Hotel où ils sont réunis tout les trois.

(Gustav) - Je crois que notre petit bonhomme mérite bien mieux qu'une simple photo avec un simple autographe !

Les deux autres approuvent et chacun à leur tour prennent un feutre indélébile noir pour écrire, près de leur "photo" un petit message pour le petit endormi. Je crois que cette journée, il s'en souviendra toujours. Georg fini d'écrire son petit mot et roule la feuille, s'assurant que tout est sec alors que Bill enfile sa veste, prenant ensuite le poster.

(Tom) - Où vas-tu?
(Bill) - Je t'accompagne... Il fait nuit, et puis, si ça rassure David, j'embarque un garde du corps... mais je te laisse pas sortir seul...et puis, il te faudra de l'aide pour le glisser dans ta voiture ;)


Je lui souris et il demande vraiment un garde du corps qui nous "escortent" jusqu'à mon 4x4. Bill me regarde en souriant, oui même avant que lui et moi, on ne se parle plus j'avais toujours dis que je voulais un 4x4 et je l'ai eut. Mon salaire y est passé j'avoue >< Il prend les clefs lui-même dans la poche de mon baggy et ouvre la voiture. Il fait de même avec la portière arrière et j'installe Damien sur la banquette arrière, l'attachant du mieux que je peux. Je ferme la portière et me retourne vers Bill.

- Bon ... merci
- Ya pas de quoi... Oh, n'oublie pas son poster...
- Oh oui merci !


Bill me sourit et enfuit ses mains dans les poche de sa veste. Je me rapproche de lui et vais me coller à son torse. Il m'entoure de ses bras et loge sa tête dans mon cou.

- Je... Enfin, vous êtes à quel hôtel?
- Le Repül
- D'accord... Je vois où...
- J'peux rentrer avec toi ?
- O.o... Tu veux que... Que j'te dépose à l'hôtel?
- Non j'veux voir où ... tu vis...
- Oh... mais...et ton groupe?
- J'leur envoie un message à moins que ... que tu ne veuilles pas é_è
- Non... Non, bien sûr... Pourquoi pas...


Il me serre un peu plus dans ses bras et nous montons en voiture. Je dépose Damien chez lui sans oublier le poster, je salue ses parents et repars vers mon appartement cette fois-ci. Bill raccroche justement son téléphone. Sûrement pour prévenir ses amis qu'il est avec moi.

- Ca ne dérange pas tes amis?
- Bien sûr que non, ils auront la paix pour la nuit ^^
- Ow...d'accord...


Il me sourit et je me concentre sur la route.


Part. #5


Nous arrivons bien vite devant mon immeuble. Y'a personne, donc c'est bon. On sort et j'appelle l'ascenseur, nous montons et on entre dans mon appartement ... Il regarde autour de lui alors que je dépose mes affaires sur le meuble et retire ma veste avant que les deux zouaves n'arrivent en courant. Il me regarde les yeux écarquillés. J'ai toujours dis que je n'aurais jamais d'animaux chez moi. Mais quand j'suis passé devant la boutique, j'ai craqué sur ses deux énergumènes. Je l'invite à rentrer un peu plus, ce qu'il fait et je le suis. Je n'ai pas un appartement de luxe, mais il me convient suffisamment. D'ailleurs, je lui laisserais ma chambre pour la nuit, je dormirais dans le canapé.

- C'est joli ... t'as toujours eu un sens de la déco toi
- Oui, enfin...j'y ai pas trop fait attention...
- C'est joli ... j'peux voir le reste ?
- Oui... Vas-y... Je n'ai rien à cacher...


Il rigole et s'avance vers la cuisine, il la regarde dans chaque recoins ... pour ensuite partir vers le couloir; il regarde la salle de bain, le sellier et ma chambre ...

- C'est si simple que s'en est superbe !
- Je n'ai pas besoin de plus grand... Tout seul, c'est déjà bien...
- Mmh !
- J'te laisse te mettre à l'aise... Je vais me changer... Ensuite, tu pourras avoir la chambre...
- Et toi ?
- J'ai encore un oreiller et quelques couvertures, je dormirais sur le canapé...
- Non je vais dormir sur le canapé ça me dérange pas
- Non, mais ça me changera un peu...
- Alors viens avec moi !
- Mais...je...
- Tom, s'il te plaît
- ... D'accord...


Il me sourit et je lui laisse la salle de bain pendant que je change les draps. Les animaux sont venu dormir avec moi cette nuit, donc bon ... Je fini juste de refaire le lit quand il arrive dans la chambre. Je lui souris prends les draps et vais faire une machine ...

- Bill ... je lance une machine, tu veux que je lave tes fringues ?
- Euh ... oui


Il me les apporte et je mets la machine en route ... On retourne dans la chambre et il s'assoit sur le bord du lit.

- Tu dors du côté droit, je suppose ^^
- Non du gauche !
- Gauche?
- Oui ...
- Comme tu voudras...


Je retire mon tee-shirt, mon baggy avant d'enfiler un bas de survêtement. Je le laisse s'installer côté droit et donc moi du côté gauche. Avant c'était l'inverse mais depuis qu'il est parti, j'ai toujours dormi côté gauche, c'est un peu comme si je dormais sur lui en faite. Il rabat la couverture sur nous deux et étend son bras pour éteindre la lampe. Je me mets sur le ventre et entends des griffes sur le parquet. Je souris et bouge un peu mes jambes avant de sentir du poids au pied du lit ... C'est vrai que depuis que je les ai tout les deux, ils dorment toujours avec moi. Je sens Bill bouger un peu puis il rigole ... Je tourne la tête vers lui.

- S'ils te dérangent, dis-le... Ils ont toujours dormi avec moi...
- Non ce n'est pas ça ... c'est juste que ... ça fais quatre putain d'années qu'on ne sait pas vu et ... on ne parle pas, ni rien...
- Oui... Seulement, je ne sais pas te dire grand chose... D'après ce que j'ai compris...si tu demandais à Andy comment j'allais, tu sais ce que j'ai traversé...
- M'oui ... mais il ne m'a jamais parlé de ce que tu avais ressentis quand ... quand tu es partis chez maman.
- Le vide... Un trou immense, impossible à refermer...
- ...
- J'ai cru que j'arriverais à m'en sortir, mais non...


Il bouge un peu et son torse vient se coller à mon dos ... il me souffle un petit "continu".

- Je pensais que si je m'éloignais le plus possible, j'oublierais tout... Mais je n'ai pas pu... Ensuite, je... Je l'ai rencontrée elle...
- Sandrine ?
- Oui... Elle avait une vraie joie de vivre qu'elle me communiquait tout le temps... Je suis tombé complètement raide dingue d'elle et au bout de deux ans ensemble, on avait décidé d'avoir un bébé...
- ... Mais ?
- Mais... à la fin de son septième mois... C'est là que tout à tourné de travers de nouveau. La grossesse et elle, ça ne fessait pas bon ménage. Elle devenait lunatique, capricieuse et surtout, elle s'énervait pour un rien. Un soir alors qu'elle rentrait à la maison, elle venait d'une de ses amies, elle a commencé à s'énerver sur moi pour je ne sais toujours pas quelle raison et elle a hurlé en plaquant ses mains sur son ventre. Elle perdait les eaux. Nous avons été aux urgences et elle a tout de suite été prise en charge... mais l'accouchement s'est très mal placé, le bébé n'était pas bien placé...et il né...sans vie... Elle venait de mettre notre bébé au monde... mort-né...


Je l'entends retenir son souffle avant qu'il ne me retourne vers lui et qu'il me serre aussi fort qu'il le peut dans ses bras ...

- On... on n'est rentré à la maison, mais elle n'était plus... la même... Elle est devenue comme folle, j'en pouvais plus et je suis parti à mon travail... en rentrant, il fessait vide... Plus aucune de ses affaires n'était là, pas même un mot ni un coup de téléphone depuis... J'ai préféré vendre la maison et je me suis acheté cet appartement à la place.

J'essuie un peu mes larmes, je ne l'avais jamais raconté pas même à Andy, il l'a su tout seul ... ses bras m'encerclent plus fort ...

- Je suis tellement désolé ... j'aurais dû être là prés de toi
- J'ai... Non, je suis complètement maudit...
- Dis pas ça ...
- Pourtant, c'est la vérité... Heureux, puis complètement détruit...
- J'suis là maintenant et j'te promets de plus jamais te lâcher, tu m'as tellement manqué pendant ses années. Si je n'avais pas eu la musique, je serais devenu complètement fou, on aurait dit un drogué sans sa drogue...


[...]

Cela fait maintenant trois semaines que j'ai revu Bill pour la première fois. Il est vrai que le vide que j'avais au fond de moi est maintenant plus ou moins comblé. Pourtant... J'ai toujours une impression de manque. Il est toujours en tournée avec son groupe. Je les ai accompagné les deux premières semaines, alors qu'ils restaient en Allemagne, mais vu que cette semaine, ils sont en France, j'ai préféré rentrer chez moi, même si je ne voulais pas le quitter. Seulement, mes examens mensuels médicaux m'obligeaient à rester ici. Et apparemment, il y a de l'amélioration. J'ai pensé au fait que Bill et moi nous reparlons, mais je ne suis pas vraiment sûr. Il est vrai que je me sens mieux désormais ... plus posé. Disons que je me sens beaucoup moins anxieux, voir moins déprimé. Mon cardiologue m'a justement suggéré de ne plus prendre d'antistress, cela serait bien meilleur pour moi.

Donc, je laisse ma boîte de médicaments dans le placard. Je n'en ai plus l'utilité pour le moment. Et tant mieux. Même mes collègues de travail ont vu le changement. Ils se sont même demandé si c'était d'avoir été à un concert de rock, que je n'ai toujours pas vu, même si je les ai accompagnés, qui m'avait fait autant de bien. S'ils veulent penser ça, je les laisse... Moi je pense que c'est surtout d'avoir retrouvé mon jumeau et d'avoir pu me confier ou me libérer entièrement à lui, mais aussi qu'il m'ait écouté. Puis, lui aussi m'a parlé. Une fois partis de la maison, il n'a vécu que pour la musique. Et uniquement la musique. Plus rien ne l'intéressait, il se vouait qu'à cela ... puis persister à porter ses fruits. Le voilà une grande star de rock avec ses amis. Je suis content pour lui, enfin, eux. Ils ont ce qu'ils voulaient tout les trois. Ils sont demandés partout, une tournée qui était au départ qu'en Allemagne, commence à se répandre en Europe.

Une vie de stars. Je ne pourrais jamais faire ce métier je pense, trop dur, trop complexe, trop actif ... Eux, ils aiment ça, ils l'ont voulu et l'assume. En ville, on commence même à les voir en couverture de certains magasines. Je suis fière de lui, même s'il ne le sait pas. Puis il m'a dit que pendant toutes ses années j'avais été sa source d'inspiration. Ses chansons sont magnifiques. Je n'ai peut être jamais assisté à un concert, mais j'ai tout de même l'album du groupe. Puis, il m'a dit qu'il avait écrit une nouvelle chanson sur nous. Il me la fera écouter qu'une fois cette tournée terminée. Ce qui veut dire que je ne le verrais plus avant une semaine et demie. Et encore, il faut qu'il ait le temps de venir aussi... Parce que si j'ai bien compris Gustav la dernière fois, ils ont du travail. Mais je sais qu'il fera tout pour venir. Puis Damien est le bienvenu aussi.

En parlant de lui, le lendemain qu'on l'a ramené, il m'a téléphoné. Pire qu'un excité au téléphone, il avait remarqué le fameux poster que lui avait donné le groupe. Il était tout fier et content. Je lui ai même passé Bill. Il n'y croyait pas au départ mais il lui parlait beaucoup plus qu'en face-à-face. Ils sont bien restés une heure au téléphone avant de raccrocher. Et puis, maintenant qu'il sait que je suis de nouveau chez moi, après avoir accompagner le groupe pendant deux semaines, il passe la plupart de son temps libre avec moi. Je dirais même, qu'il passe plus de temps avec moi qu'avec ses parents.

J'en souris, il n'est pas encore là, mais je suppose qu'il ne va pas tarder. En entendant, je m'assois sur le canapé, attrapant au passage un des magasines que j'ai acheté ce matin, à l'hôpital. Un spécial 'Tokio Hotel'. Je parcours les premières pages et remarque que Bill gère parfaitement la célébrité. Il est si charismatique sur les photos, sans compter son air sérieux, même s'il se laisse aller sur d'autres photos. Il est né pour être leader même Gustav et Georg le disent. Déjà petit, il aimait tout contrôler, être impliqué dans tout ce qui se préparait autour de lui. Je vois qu'il n'a pas changé à ce niveau. Je regarde sa photo, je suis complètement envouté par son regard. Je pose mon index sur le papier glacé alors que mon portable sonne, me fessant sursauter. Bill...

- Allô ?


Part. #6


...


[A. S.U.I.V.R.E]

Cet O.S. sera le dernier avec Jack.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 02:25

Modifié le mardi 27 janvier 2009 11:35

○•○ (#62) Bien plus qu'un psy ○•○

Genre:: yaoï, guimauve, ...
Auteur:: © Za

« En Allemagne, plus précisément sur l'autoroute reliant Hambourg à Berlin, une voiture roule, comprenant à son bord, une femme, un homme et leur fils, un jeune adolescent de 17ans. Ce dernier leur parle joyeusement de sa dernière sortie avec son meilleur ami, chez qui il avait passé justement sa semaine entière de vacances. Il arrive bientôt à la sortie d'autoroute, les ramenant chez eux quand, tout à coup, une voiture roulant en sens inverse fonce sur eux. Le père essaya de l'éviter, hélas, ne réussissant pas, leur voiture et l'autre, finirent par se percuter violemment, ne laissant que pour seul vivant, le jeune adolescent, avec pour seul souvenir de l'accident : la perte de ses parents et un poignet cassé plus une cicatrice à l'abdomen, du à une hémorragie interne. »


Part. #1

P.O.V. Externe

Un avion se pose dans l'aéroport de Miami. Les passagers descendent tous un à un, heureux, soit de rentrer chez eux, soit de passer les vacances ici, tous sauf un. Ce dernier ne sourit pas et se contente de suivre les autres sans grandes envies. Il se retrouve bientôt dans le hall et soupir tout en regardant après quelqu'un. Une femme s'approche de lui et vient le serrer dans ses bras –N'étant autre que sa tante-, faisant attention à son poignet plâtré, il ne répond pas et se dégage lentement des bras qui l'encercle, pour aller à la réception de ses bagages. La tante pose un regard triste dans son dos et le suis, pour l'aider à prendre toutes ses affaires. Dés que ce fût fait, la tante se nommant Rebecca emmena son neveu à sa voiture, chargeant toutes ses affaires dans le coffre. Tom eut un dernier regard vers l'aéroport avant que la femme ne démarre, vers son nouveau chez-soi.

Elle ne mit pas longtemps pour arriver dans la nouvelle maison qui sera la sienne. Il fixe le paysage avec un regard vide. Il ne connait même pas cette tante mais c'est là qu'on l'envoi, il sait juste qu'elle s'appelle Rebecca Trümper et qu'elle est la s½ur de son père. La petite s½ur. Il ne la connaissait que de nom ou de photo jusque maintenant. Elle est le seul parent qui lui reste où du moins, qui a bien voulu l'avoir chez elle. La famille de son père était américaine depuis toujours or lui, il n'avait jamais mit un pied en Amérique. Non pas que son père était en conflit avec sa famille mais celui-ci était lieutenant dans l'armée et il y a 18 ans, il a été muté dans la base américaine mais en Allemagne car celui-ci, aimant les langues, connaissait l'allemand. Il aimait tant les langues. Et dans l'année, il rencontra une jeune femme, travaillant également à la base. Il en tomba amoureux. Ils finirent par se marier et Tom - de son prénom entier, Tomas - naquit un an plus tard, le 1er septembre 1989.

Le problème qu'il allait y avoir était la communication, pour cause, la famille de Rebecca (ou de son père) ne parlait qu'anglais par contre, Tom ne parlait pas un mot d'anglais. Il avait toujours détesté apprendre les langues étrangères, il ne parlait qu'allemand, ce que les autres ne fessaient pas non plus.

Rebecca se gara dans son allée pour arriver à sa maison. Une très belle maison d'ailleurs. Elle fit le tour et vint ouvrir à Tom pour l'aider avec son bras en moins. Celui-ci sortit, sans une parole ou un regard et alla vers le coffre. Il attendit que sa tante ferme la portière et ouvre le coffre pour prendre l'un de ses sacs. Elle prit le deuxième et sa valise avant de se diriger vers sa porte d'entrée. Elle l'ouvrit et le laissa passé. Tom ne se fit pas prier et entra. Elle lui sourit, doucement et déposa sa valise avant de crier après quelqu'un, un certain Sean. Tom ne se posa pas plus de question et attendit quelques instants avant de voir, débouler dans les escaliers un jeune homme de plus ou moins son âge, grand et brun, le teint bronzé vu le temps qu'il fessait la plupart du temps à Miami.

Il ne mit pas longtemps à deviner qu'il était son cousin. Cousin qui n'avait pas l'air très enchanté de l'avoir chez lui. Rebecca lui fit comprendre de le suivre et l'emmena dans sa nouvelle chambre. Elle était blanche, sûrement parce qu'elle ne connaissait pas assez les goûts de Tom pour la lui faire. Elle déposa sa valise et son sac et lui fit un petit tour. Il avait, heureusement pour lui, sa salle de bain attitrée, annexée à sa chambre. Deux pièces qui lui appartenaient et qu'il quitterait très certainement rarement. Il posa son sac près des autres et Rebecca le laissa s'installer à son aise. L'Allemagne lui manquait déjà tellement, pour ses parents, mais aussi, pour y avoir tout quitté comme, son lycée, son meilleur ami et confident, ses repères mais aussi, sa ville natale !

Une fois sa tante partie, il s'asseya sur son lit en fessant une légère grimace due à sa cicatrice au niveau de l'abdomen encore douloureuse. Il se demandait comment il allait pouvoir s'en sortir, il était complètement perdu, il ne disait déjà plus rien, excepté à une personne, son meilleur ami, Andréas, en Allemagne, à qui il disait toujours tout. Il prit son portable, dans la poche de son baggys et regarda l'écran, c'était une photo, la dernière photo, qu'il avait prit de ses parents alors qu'ils étaient encore vivant. Une boule énorme se forma au niveau de sa gorge mais il refusa de laisser le passage à ses larmes qui avaient déjà bien trop coulée.

Son téléphone vibra et c'était justement Andréas qui l'appelait. Il hésita un moment à décrocher mais le fit, il le porta doucement à son oreille, et c'est en murmurant qu'il lui répondit.

- Allô? Fit Tom
- Tom! Je suis content de t'entendre ! Ca été ton voyage en avion? Et là-bas, c'est comment?
- Mmh... Mouis, j'ai survécu... C'est immense ici, et il y a un soleil très réconfortant. Mais, il est une heure et demie chez toi, tu ne dors pas?
Murmura Tom
- J't'avais promis de t'appeler ! Et puis l'heure, on s'en fiche hein ! J'resterais éveillé rien que pour te remonter le moral, tu le sais bien...
- Oui...
- Alors, et cette famille? Comment est ta tante?
- Euh... Disons que je ne parle pas un mot d'anglais, que je ne le comprends que quelques mots et que pour eux, c'est pareil avec l'allemand...
Soupira Tom
- Aïe, ouais, effectivement, ça ne va pas être facile. Mais je suis sûr que tu t'en sortiras ;)
- Mmh...
Fit tom en baillant
- Oulla, allez, j'te laisse te reposer, t'en as vraiment besoin. J't'adore Tom !
- Moi aussi Andy, et merci pour tout ce que tu fais...
- Ya pas de problème !
Le rassura son meilleur ami. Bye !
- Bye...
Répéta le dreadé.

Tom raccrocha et posa son GSM sur sa nouvelle table de nuit. Il se leva et regarda encore une fois ce qu'il avait autour de lui avant d'aller dans l'un de ses sacs, sortir un cadre avec la photo de lui et ses parents aux dernières vacances. Il passa son index sur sa mère, puis sur son père et alla vers son lit, il retira ses baskets avant de se coucher, serrant le cadre contre lui. Le décalage horaire eut très vite raison de lui et il finit par s'endormir...

[...]

Cela faisait exactement une semaine que Tom vivait à Miami, en Amérique. Il n'avait pas encore une conversation digne de ce nom avec sa tante voir même avec Sean. D'ailleurs, celui-ci n'avait pas vraiment l'air de l'aimer beaucoup. Pourtant, Tom ne sortait jamais de sa chambre. Il était toujours assis sur son lit ou derrière son bureau, non pas à apprendre son anglais, mais plutôt à écrire, dessiner ou encore, à composer de la musique, sans pour autant en jouer, il en avait perdu tout plaisir. Il n'allait pas non plus au lycée, pour ne rien y comprendre, sa tante avait préféré le garder chez elle. Par contre, elle prit une autre décision pour son neveu. Elle avait un ami d'à peut près le même âge qu'elle, elle le connaissait depuis très longtemps et celui-ci était Psychologue. Peut être que lui, il arriverait à faire parler Tom, du moins, à le faire sortir un peu de sa carapace.

Elle lui téléphona rapidement. Bien sûr, son ami n'était pas quelque de méconnu, bien au contraire. Il avait une grande réputation et avait même était - ou l'était toujours - psy pour certaines stars américaines du cinéma. Il vivait dans les alentours de Miami, près de la plage. Il était très demander mais il avait accepté de prendre Tom comme nouveau patient après une discussion avec Rebecca. Elle le remercia plus d'une fois, si quelqu'un pouvait aider Tom, ça ne pouvait être que lui. Elle eut d'ailleurs la possibilité de lui amener son neveu dès le lendemain. Mais d'abord, il fallait faire comprendre à Tom qu'il fallait qu'il sorte un peu et avec elle.


Part. #2

...

# Posté le vendredi 28 août 2009 04:48